26 mars 2006
De battre mon coeur s'est arreté
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Déjà dans le premier plan, Jacques Audiard nous montre une nouvelle facette de son talent. C'est un dialogue entre Tom (Romain Duris) et un de ses associé. Au lieu de tourner en champ/contre-champ, ici Audiard joue la carte du mouvement. La caméra n'arrête pas de bouger et de suivre chacun des interlocuteurs dans un plan séquence réglé comme du papier a musique. Jacques Audiard n'est pas un grand technicien, on le connaît surtout pour ses scénarios et sa direction d'acteurs. Mais ici, la caméra d'Audiard saura se faire nerveuse sans pour autant nous donner la nausée. Au niveau de la lumière, le travail est aussi intéressant. Ce n'est pas une "belle" lumière comme chez Jeunet mais une lumière qui joue souvent des ombres chinoises rappelant les comics de Franck Miller dans sa période Sin City. Je vous mentirais si je vous disais que je connais les oeuvres qui ont servi a Audiard pour faire ce remake ( Mélodie pour un tueur de James Tobak qui est lui même un remake de ne tirez pas sur le pianiste ) donc, je ne vous parlerai que du scénario co-écrit par Tonino Benacquista et Jacques Audiard : Tom est un vendeur de biens immobiliers qui n'hésite pas a se salir les mains pour louer ses appartements. En parallèle a cette activité journalière, Tom a repris le piano qu'il n'avait pas retouché depuis 10 ans. Tom sera aidé dans cette redécouverte du piano par une jeune professeur de piano chinoise. Ne parlant pas la même langue c'est par le langage musicale qu'ils vont communiquer.
Je n'aurais jamais cru pouvoir écrire cela un jour, pourtant il faut l'avouer,
Romain Duris livre une interprétation juste comme rarement il l'a fait. Niels
Arestrup qui joue le père de Tom est attachant sinon touchant et Emanuelle
Devos malgré son tout petit rôle est aussi doué que dans "Sur mes
lèvres". C'est ici qu'on se rends compte du génie de Jacques Audiard
concernant la direction d'acteurs. Même Aure Atika qui n'est pas connu pour
être une grande actrice joue juste. Si Jacques Audiard utilise un sujet déjà exploité Par le
réalisateur James Tobak, le résultat est époustouflant de maîtrise. Audiard a
ciselé le sujet de Tobak pour le transformer en véritable joyaux. Viandox | ||
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