06 avril 2006
Dragon Ball
L’émission Club Dorothée était un de mes
rendez-vous télévisuels préféré pendant mon enfance. Vous vous demandez
pourquoi ? Si je vous parle des chevaliers du zodiaque, de Ken le survivant, du
collège fou fou fou, de Jayce et les conquérants ou de Nicky Larson, ça doit
aussi vous rappeler des souvenirs. En tout cas pour moi, c’était l’époque de la
découverte des dessins animés japonais et, plus particulièrement Dragon Ball.
Ces boules de cristal ont un pouvoir magique. Une fois
réunies elles permettent d’invoquer un dragon géant ayant le pouvoir d’exaucer
n’importe quel souhait ou presque. Seulement, San Goku et sa
copine Bulma ne sont pas les seuls à chercher les boules. D’autres
personnes nourrissent de funestes rêves comme régner sur le monde. Ce qui, lors
des rencontres, je vous le laisse imaginer donne lieu a des combats impressionnants.
Les ennemis de Goku sont souvent rompus à des techniques de combat
mortelles mais le jeune homme possède des armes non conventionnelles comme son
bâton magique pour les affronter.
Quand j’ai entendu parler d’une adaptation live de cet
univers, je n’ai pas hésité à me porter acquéreur du DVD. Sitôt rentré dans mes
pénates, je glisse le précieux dans mon lecteur, m’installe
confortablement dans mon canapé et comme dirait Nadia de sa voix
horripilante et nasillarde, c’est parti pour le show. J’espérai simplement que
le réalisateur ne serait pas un tâcheron car, retranscrire en une heure trente
une saga qui a duré près de dix ans sur le petit écran est une entreprise
extrêmement périlleuse. Première désillusion, C’est l’illustre inconnu Joe Chan
qui s’y colle…
Ne
cherchez pas de dimension philosophique dans le film parce que vous n’en
trouvez pas. En revanche ce que vous trouverez, ce sont des similitudes avec Le
roi singe de Jeffrey Lau avec Stephen Chow. Il n’y a
Rien d’étonnant la dedans puisque le manga et le film de Lau
s’appuient tous deux sur le même compte chinois. Dans Le film de Lau, les
combats sont magnifiques et les moments de comédie sont hilarants grâce au
talent Stephen Chow. Par contre si Dragon Ball m’a fait rire c’est surtout à
cause de sa facture kitch et ses effets spéciaux.
Le budget aussi restreint que celui d’un épisode de Bioman et l’ambition
démesurée du réalisateur sont antinomique mais peut importe. Joe Chan qui a
fait ses études de cinéma au sein de la très prestigieuse MAC GYVER SCOOL
OF ART a plein d’idées. Comme son mentor et créateur de l’école, il peut
fabriquer un voilier de 4 mats a partir d’une coque de noix. Pour son film,
Chan utilise des chutes de pellicules usagées, laisse les acteurs en roue libre
et n’utilise pas d’éclairage mais le plus beau dans tout ça reste les effets
spéciaux. Comment recréer l’attaque d’un village par des vaisseaux spatiaux ou
faire apparaître le fidèle nuage magique de Goku ? La solution est simple
: Le monteur du film a gratté la pellicule pour faire apparaître des
formes triangulaires censées représenter les vaisseaux et en a fait de même
pour le nuage.
Maintenant,
la cerise sur le gâteau… Coté action, puisque c’est quand même la base du
manga, c’est mou, flasque et ça va à deux a l’heure. Les acteurs connaissaient
ils les arts martiaux avant le tournage du film ? J’en doute ! Après avoir
nourri les techniciens la production ne devait plus avoir d’argent pour engager
un chorégraphe pour les combats et ça se voit autant que les câbles qui
retiennent les comédiens. Un chorégraphe aurait au moins servi à cacher ces
maudits câbles.
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