cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

06 avril 2006

Dragon Ball


L’émission Club Dorothée était un de mes rendez-vous télévisuels préféré pendant mon enfance. Vous vous demandez pourquoi ? Si je vous parle des chevaliers du zodiaque, de Ken le survivant, du collège fou fou fou, de Jayce et les conquérants ou de Nicky Larson, ça doit aussi vous rappeler des souvenirs. En tout cas pour moi, c’était l’époque de la découverte des dessins animés japonais et, plus particulièrement Dragon Ball.

J’EN AI REVE, JOE CHAN L’A PRESQUE FAIT

Dragon Ball, c’est l’histoire de San Goku, un jeune garçon au caractère très joyeux a la coupe de cheveux hirsute qui possède une queue de singe ainsi qu’une force incroyable. Il s’élève tout seul depuis la mort de son grand-père dans un coin perdu du monde. Un jour, il rencontre Bulma, une jeune étudiante à la recherche de 7 boules de cristal magiques aussi appelées les Dragon Ball.

Ces boules de cristal ont un pouvoir magique. Une fois réunies elles permettent d’invoquer un dragon géant ayant le pouvoir d’exaucer n’importe quel souhait ou presque. Seulement, San Goku et sa copine Bulma ne sont pas les seuls à chercher les boules. D’autres personnes nourrissent de funestes rêves comme régner sur le monde. Ce qui, lors des rencontres, je vous le laisse imaginer donne lieu a des combats impressionnants. Les ennemis de Goku sont souvent rompus à des techniques de combat mortelles mais le jeune homme possède des armes non conventionnelles comme son bâton magique pour les affronter.

Quand j’ai entendu parler d’une adaptation live de cet univers, je n’ai pas hésité à me porter acquéreur du DVD. Sitôt rentré dans mes pénates, je glisse le précieux dans mon lecteur, m’installe confortablement dans mon canapé et comme dirait Nadia de sa voix horripilante et nasillarde, c’est parti pour le show. J’espérai simplement que le réalisateur ne serait pas un tâcheron car, retranscrire en une heure trente une saga qui a duré près de dix ans sur le petit écran est une entreprise extrêmement périlleuse. Première désillusion, C’est l’illustre inconnu Joe Chan qui s’y colle…

DU BON GROS « Z » QUI TACHE

Pour cette co-production Philippino-Taiwanaise. Le réalisateur a pris quelques libertés par rapport au matériau de base. Les personnages de Krilin et de Petit Cœur sont passés à la trappe. On retrouve donc Goku, Bulma et le charismatique tortue Géniale sillonnant les routes de je-ne-sait-quel-pays pour retrouver les dragon Ball et ressusciter le grand-père de Goku. Le vieil homme a été tué par l’armée du vilain méchant pas très beau Roi Horn. En chemin, les 3 compères rencontrent d’autres combattants comme l’homme cochon pour leur double quête : Retrouver les Dragon Ball et réduire le Roi Horn a l’état de cendre.

Ne cherchez pas de dimension philosophique dans le film parce que vous n’en trouvez pas. En revanche ce que vous trouverez, ce sont des similitudes avec Le roi singe de Jeffrey Lau avec Stephen Chow. Il n’y a Rien d’étonnant la dedans puisque le manga et le film de Lau s’appuient tous deux sur le même compte chinois. Dans Le film de Lau, les combats sont magnifiques et les moments de comédie sont hilarants grâce au talent Stephen Chow. Par contre si Dragon Ball m’a fait rire c’est surtout à cause de sa facture kitch et ses effets spéciaux.

UN BUDGET RIDICULE



Le budget aussi restreint que celui d’un épisode de Bioman et l’ambition démesurée du réalisateur sont antinomique mais peut importe. Joe Chan qui a fait ses études de cinéma au sein de la très prestigieuse MAC GYVER SCOOL OF ART a plein d’idées. Comme son mentor et créateur de l’école, il peut fabriquer un voilier de 4 mats a partir d’une coque de noix. Pour son film, Chan utilise des chutes de pellicules usagées, laisse les acteurs en roue libre et n’utilise pas d’éclairage mais le plus beau dans tout ça reste les effets spéciaux. Comment recréer l’attaque d’un village par des vaisseaux spatiaux ou faire apparaître le fidèle nuage magique de Goku ? La solution est simple : Le monteur du film a gratté la pellicule pour faire apparaître des formes triangulaires censées représenter les vaisseaux et en a fait de même pour le nuage.

Maintenant, la cerise sur le gâteau… Coté action, puisque c’est quand même la base du manga, c’est mou, flasque et ça va à deux a l’heure. Les acteurs connaissaient ils les arts martiaux avant le tournage du film ? J’en doute ! Après avoir nourri les techniciens la production ne devait plus avoir d’argent pour engager un chorégraphe pour les combats et ça se voit autant que les câbles qui retiennent les comédiens. Un chorégraphe aurait au moins servi à cacher ces maudits câbles.

Si Joe Chan n’a rien fait en dehors de ce film, je le comprends parfaitement. En tout cas, il n’ira pas au paradis des bons réalisateurs. Il échouera peut être au paradis du comique involontaire s’il y reste de la place. Il a tout bonnement saccagé le film et écorché le manga dessiné par Akira Toriyama. Fan de la première heure fuyez par contre les autres si vous voulez une bonne tranche de rigolade, Dragon Ball est exactement ce qu’il faut pour soigner la morosité… Si vous n’êtes pas très pointilleux.

Viandox

 

Posté par viandoxine à 21:09 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=122608&pid=1657179

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :