06 avril 2006
Enter the phoenix
Découvert en Europe par le grand public grâce à Shaolin
Soccer, Stephen Chow et ses kung-fu comedy font des émules dans les rangs
des cinéastes cantonais. Le dernier a s’engouffrer dans la brèche se nomme
Stephen Fung. Il utilise le terreau du polar pour planter son décor et nous
étonner avec sa réalisation inspirée.
Avec de sérieux acquis dans le domaine des arts martiaux, un
diplôme de graphisme obtenu aux états unis et un producteur répondant au nom de
Jackie Chan, Enter the Phoenix ne pouvait faire que des étincelles.
Si le
scénario paraît simpliste, c’est pour permettre à Fung de s’affranchir du fond
et de se concentrer sur la forme. La réalisation est fluide, inventive et
s’inspire du meilleur du cinéma asiatique et américain. Les amateurs de cinéma
reconnaîtront d’ailleurs quelques références au cinéma de John Woo et à celui
de Tarantino.
Le film n’appartient à aucun style en particulier. Fung
navigue entre la comédie qui cogne en dessous de la ceinture, le wire kung-fu
et le film de triade avec aisance. Les quelques fois ou j’ai regardé ma montre,
c’est à cause de l’humour cantonais que je ne comprends pas. Sinon, les
différents ingrédients du film se marient à merveille.
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