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Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

03 août 2006

Ali

ali

 

Des bas quartiers a la gloire. De l’interdiction de boxer à son second titre de champion du monde. De Cassius Clay a Mohamed Ali… Voila en quelques mots la philosophie du film retraçant la vie du plus célèbre boxeur afro américain de tous les temps.

 

Personne n’aurait crut qu’un jour le maigrelet Will «  Prince de Bel Air » Smith incarnerait une légende tel que Mohamed Ali. Pourtant il l’a fait. Il a pris 17 kilos de muscles pour endosser le costume de cette légende de la boxe. Il a quitté momentanément la « cool attitude » qui le caractérise dans la majorité de ses rôles pour aborder celui-ci avec plus de sérieux. Il s’est transformé en un être arrogant avec un ego surdimensionné pour coller au plus près du personnage d’Ali. Dans ce rôle qui reste le meilleur à son actif, Smith illumine le film. Cette transformation, on la doit a Michael Mann qui a sut le diriger alors que d’autres réalisateurs l’auraient laissé agir « en roue libre ».

Avec Ali, Mann s’essaye encore à un nouveau genre, celui du biopic tant apprécié par les spectateurs. Surtout quand la discipline est aussi « cinévisuelle » que la boxe.

Question image, c’est comme toujours chez Mann d’une maniaquerie sans faille. Donc rien a redire et du coté du scénario, rien de nouveau puisqu’on connais déjà la fin de l’histoire. Coté musique, Mann matisse son film de soul assez entraînante qui ferait presque lever n’importe qui de son siège pour bouger et coté casting, pour seconder Will Smith, le réalisateur fait appel au génial Jamie Foxx découvert quelques années plus tôt dans « l’enfer du dimanche » de Stone

Mann est un magicien. Comme un prestidigitateur, il met la vie de Mohamed Ali en lumière mais, gomme le négatif du personnage. Il ne fait presque pas allusion aux relations tumultueuses qu’entretient le boxeur avec la gent féminine et, surtout il décide d’arrêter son film au zénith de la carrière d’Ali. Quelque part, il aurait presque raison tant la fin de la carrière du boxeur cadre mal avec le soin que le réalisateur insuffle dans ses films.

 

Les séquences de boxes feraient presque passer « Raging Bull » pour un film amateur. L’interprétation de Will Smith tient de l’opération divine tant l’acteur a réussit a se fondre dans le personnage du légendaire boxer. La bande son sulfureusement soul accompagne parfaitement les images et la réalisation est comme souvent chez Mann un régal. Il n’y a rien à jeter du film, même pas les deux heures trente qui passent à une vitesse éclaire.

 

 

Viandox

Posté par viandoxine à 23:10 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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