04 octobre 2006
L'homme qui en savait trop

Un espion
est tué à Marrakech sous les yeux du Dr. Benjamin McKenna, rencontré la veille.
Il lui confie qu'un assassinat se prépare à Londres. McKenna et sa femme se
retrouvent embarqués dans un complot international, obligés de se taire pour
sauver leur fils gardé en otage.
Souvent
copié mais jamais égalé, Alfred Hitchcock s’est offert le luxe à plusieurs
reprises de faire des remakes de ses propres films. « L’homme qui en
savait trop » fait parti de ceux la. Comme souvent chez Hitchcock, le
suspens prend le spectateur à la gorge en début de métrage pour ne jamais le lâcher.
Comme un prédateur féroce, le réalisateur a un tel sens du timing qu’il sait
exactement à quel moment il peut stopper de jouer avec le spectateur avant de
lui asséner le coup de grâce. Dans « l’homme qui en savait trop »,
cela se traduit par l’incapacité du couple McKenna à révéler quoi que ce soit du
complot qui est en train de se monter pour pouvoir récupérer leur fils. Ils
sont obligés de mener l’enquête sans le soutient de personne malgré le danger
qu’ils encourent. Sans avoir d’enfant, on imagine très bien jusqu'à quel point
des parents sont prêt à s’impliquer pour sauver leur progéniture et, le
scénario joue évidement avec cette corde sensible pour déstabiliser le
spectateur et lancer des fausses pistes.
On parle
souvent de « L’homme qui en savait trop » comme d’un film mineur de
la période américaine de Hitchcock alors que c’est un redoutable morceau de
suspens. Certes il n’y a pas la magie que l’on retrouve dans « La mort aux
trousses » ou « Vertigo », mais entouré de ses fidèles collaborateurs
le réalisateur d’origine anglaise fait une démonstration de rigueur
scénaristique et d'efficacité implacable.
Viandox
CB4

CB4 suit l’évolution
d’un groupe de Rap dans les années 90. CB4, nom du groupe est le diminutif de
Cell Block 4 ( cellules du block 4 ). Les 3 membres du groupe essayent de se
donner une crédibilité dans le milieu du gangsta Rap alors qu’ils sont tous
issu de la classe moyenne américaine.
Ce film est
à réserver aux adeptes du rap des années
80-90 parce que pour les autres il n’y a pas grand-chose à voir si ce n’est
Chris Rock qui avait déjà un type de jeu disjoncté dans les années 90. Donc si
vous aimez le rap old School jetez vous sur le film car il y a quelques
morceaux d’anthologie comme la reprise de « Straight outta Compton »
des NWA par le groupe de Chris Rock ou un passage assez comique qui rappelle le
générique de la petite maison de la prairie sur fond de « I need love »
de LL COOL J.
CB4 est
typiquement destinés à une population de nerds nostalgiques du rap old School
de la cote ouest et que pour eux. Si vous n’en êtes pas, inutile de perdre
votre temps, vous ne seriez pas a même de comprendre l’humour.
Viandox
Bad Company

Un agent de la CIA infiltré
chez des vendeurs d’armes est sur le point d’acheter une bombe atomique quand
il est tué. Pour le remplacer dans cette mission périlleuse, les huiles des
services secrets font appel à son frère jumeau.
Voila un
divertissement digne des films diffusés sur TF1 le dimanche soir. Une bonne
dose de courses poursuites en voitures, des rafales d’armes automatiques a
profusion, des explosions et de la bagarre. En somme c’est le menu parfait pour la petite famille qui vit
au rythme du rêve américain et qui se goinfre de pizzas. Rien de mieux pour se changer les idées que de
voir Chris Rock faire ses pitreries habituelles en tandem avec Anthony Hopkins
qui incarne encore une fois la classe typiquement british.
Bad Company est un film distrayant, on ne souffle pas un instant et on rigole certaines fois grace a Chris Rock encore une fois survolté. Mission accomplie.
Viandox
03 octobre 2006
Animal Factory

La vie d’Edward
Bunker se résume en une partie de Monopoly ou toutes les cartes chances portent
la mention : « Allez tout droit en prison sans passer par la case
départ. ». C’est à l’aube de ses 17 printemps que le jeune Ed est emprisonné
pour la première fois et cela durera près de 20 ans. De ses multiples séjours
dans les pénitenciers de Californie, Bunker en tirera plusieurs romans semi autobiographiques
dont « La bête contre le mur » qui sera adapté par Steve Bucemi pour
son premier long métrage sous le titre d’Animal Factory.
Le film est
assez fidèle au livre qui raconte l’incarcération de Ron Decker jeune homme
bourgeois de 21 ans « tombé » pour vente de drogue. Ron se trouve
rapidement un protecteur en la personne de Earl Copen, un dur qui connaît la
taule comme personne. Entre les deux hommes il n’existe que des rapports
amicaux et, leur complicité est telle qu’ils envisagent même de se faire la
belle tous les deux.
Bucemi s’entoure
d’une galerie d’acteurs confirmés pour cette plongée dans l’univers carcéral. C’est
un vrai régale de voir Willem Defoe endosser le rôle de Earl Copen tant il est
a contre emploi tout comme l’est Mikey Rourke en homosexuel qui rêve de finir
ses jours a Paris.
Le
réalisateur n’a pas eut à faire énormément de recherches sur l’univers
carcéral. Le roman de Bunker était suffisamment bien écrit pour que le film
reflète exactement ce qui se passe derrière les murs de cette prison. C’est tellement
réaliste que cela ne donne pas envie de se retrouver parmi ces « animaux ».
Viandox
Mélodie en sous sol

Après 5 ans
de prison, Charles veut se retirer des affaires. Mais avant cela, il prépare le
dernier coup pour une retraite paisible au soleil. Avec l’aide du jeune
Francis, il va tenter le casse le plus audacieux de sa carrière en braquant les
coffres du casino de Cannes.
Mélodie en
sous sol est le océan’s eleven français. Les deux films étant tournés à 30 ans
d’intervalle, la technologie n’est pas la même mais l’esprit reste identique. Il
suffit juste de remplacer la couleur par le noir et blanc et le Belagio par le
casino d’été de Cannes. Pour les tètes d’affiche de son film, Henry Verneuil a
choisit Jean Gabin pour incarner Charles et, pour lui donner la réplique il
fait appel au jeune mais déjà expérimenté Alain Delon. Et pour ne vraiment pas
louper le coche, Verneuil fait appel à Audiard pour donner une saveur supplémentaire
aux dialogues. Tous ces ingrédients réunis donnent un polar noir efficace de la
grande époque du cinéma français avec une fin assez surprenante.
Viandox
02 octobre 2006
Présentateur vedette : la légende de Ron Burgundy

Dans les années 70, Ron Burgundy est présentateur vedette à la télévision locale de San Diego. Quand le féminisme entre à la rédaction sous la forme de la présentatrice ambitieuse Veronica Corningstone, Ron se montre tolérant tant que cette dernière reste à sa place. Mais quand celle-ci se campe derrière le bureau des actualités, une véritable guerre se déclenche entre les deux journalistes...
Ce film tiré de faits réels est une comédie complètement loufoque qui tape souvent en dessous de la ceinture et il faut avouer que ça fait bien rire. On y retrouve avec délectation Will Ferrell qui incarne le présentateur vedette du film accompagné de sa bande de potes venus en nombre pour des cameos hilarants. ( Ben Stiller, Steve Carell, Luke Wilson, Vince Vaughn et Jack Black ).
Viandox
My own private Idaho

"Gone
to soon" ou "Too young to die" sont deux chansons qui pourraient
retracer le parcours fulgurant de River Phoenix. Au même titre que Jeff Buckley
ou James Dean, River Phoenix est mort trop tôt. C'est à 23 ans qu’il fut foudroyé
par une overdose alors qu'il avait du talent à profusion.
Le film qui
gravera sa présence a jamais dans l'histoire est le chef d'oeuvre de Gus Van
Sant. C’est un road movie qui mène Scott ( Keanu Reeves ) et Mike ( River
Phoenix ) deux jeunes hommes prostitués des états unis jusqu'a Rome. Pendant
cette fuite en avant, on découvrre les doutes, les peurs et le déseuvrement de
ces deux jeunes éphèbes.
Les acteurs principaux sont d'une justesse accablante. River Phoenix a peine âgé
de 20 ans y est resplendissant dans son rôle de prostitué narcoleptique. La
réalisation de Van Sant est très classique mais le travail sur la lumière des
deux chefs opérateur John C Campbell et Eric Alan Edwards est magnifique.
Gus van Sant se passionne souvent pour les laissés-pour-compte. Ici il atteint
la perfection qu'il aura essayé en vain de recrée avec Gerry il y a quelques
années. Malgré d'excellent films comme Will Hunting ou à la recherche de
Forester, il faut croire que le réalisateur n'aura été touché par la grâce
qu'une seule fois... ou peut être pas, le futur nous le dira.
Viandox
Violent cop

Azuma, flic
taciturne et violent se lance dans une vendetta contre un clan de yakuzas après
la mort d'un de ses collègues. Son esprit solitaire et ses méthodes border-line
lui vaudront d'être limogé de la police mais cela ne l'arrêtera pas pour autant
dans sa guerre contre la mafia.
Prévu comme acteur principal sur ce film, Takeshi Kitano remplace au pied levé
Fukasaku ( le réalisateur de Battle Royale ). C'est son premier film mais
pourtant, il trace déjà les grandes lignes de son cinéma. Des plans simples,
souvent en caméra fixe, de longs moments de silence et une violence crue.
Si la réalisation et la lumière ne sont pas le point fort de Violent cop, Kitano
l'acteur crève l'écran, dans son rôle de flic que l'on pourrait facilement
comparer à Dirty Harry qui préfère la bonne vieille méthode du "je cogne
et ensuite je cause".
Violent cop fait office de tapis rouge pour Kitano qui n'en aura pas finis de
réaliser des films violents. Il se mettra souvent en scène dans des rôles de Yakuzas
( Sonatine, Hanna-Bi ) jusqu'a son dernier film Takeshi's ou il s'amuse a
déstructurer toute sa filmo.
Viandox
Furyo

A Java en
1942, les japonais ont crée un camp de prisonniers ou s'entassent des
militaires anglais, australiens, néo-zélandais et hollandais. Le chef du camp,
le capitaine Yonoi est un exemple parfait de la tradition du "
bushido", et fait regner une discipline de fer.
Furyo est un film exceptionnel sur les camps de prisonniers et les rapports
entre les bourreaux et leurs victimes. Il est impressionnant de voir le respect
qu'entretient le capitaine japonais Yonoi envers le major Jack Celliers
magistralement interprété par David Bowie. Le jeu des deux acteurs est criant de
justesse tout autant que celui de Takeshi Kitano dans le rôle du sergent Hana.
Ce film montre l'aveuglement dont font preuve les soldats qui sont persuadés de
faire du bien au nom de leur pays en instillant la violence et la tyrannie au
sein de leur camp. C'est dans l'ultime scène du film que l'on comprend les
propos du réalisateur qui tend à nous expliquer que les deux civilisations que
sont l'orient et l'occident peuvent
cohabiter et se comprendre malgré leurs différences.
Brillant est l’adjectif qui sied le mieux au ce film tout comme à la musique du
compositeur Ryuichi Sakamoto. Les deux œuvres sont en symbiose parfaite et le résultat relève de l'excelence.
Viandox
Papillon

Henri
"Papillon" Charrière, un malfrat de petite envergure, est jugé à tort
pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Celui-ci est condamné à vie dans une
prison d'une colonie française : le bagne de Cayenne. Mais Papillon n'a qu'une
seule idée en tête : s'évader.
Malheureusement, ses régulières tentatives sont toujours restées sans réussite.
Devant son acharnement, les dirigeants l'envoient sur Devil's Island, une
prison dans la prison, dont jamais personne n'a réussi à s'échapper. Une
épreuve terrible pour Papillon, qui découvre l'enfer de l'environnement
carcéral...
C'est vrai qu’avec Papillon, on a droit à une sacrée performance d'acteurs de
la part de Steeve Mc Queen et de Dustin Hoffman. On n’a d’yeux que pour eux
tant leur interprétation est brillante dans ce film qui dépeint les atroces conditions
carcérales des bagnards à Cayenne. Malgré l’époustouflante émotion transmise
par ces deux monstres du cinéma, on a vite fait de s’ennuyer. Les autres
acteurs sont presque relégués au rang de figuration tant l’intrigue leur laisse
peu de place et le film est définitivement trop long pour laisser le spectateur
en haleine.
Viandox
