22 février 2007
index du blog
Chers
lecteurs,
Désormais, vous
trouverez dans la rubrique « A propos du blog cinéfan » (en haut a
droite) un index complet des critiques rédigées depuis la création du blog.
viandox
Le dahlia Noir

Dans les
années 40, à Los Angeles, Bucky et Lee, deux inspecteurs, s'attaquent à une
affaire de meurtre particulièrement difficile. Une starlette, Elizabeth Short,
a été découverte atrocement mutilée. Sa beauté et sa fin tragique deviennent
les sujets de conversation de toute la ville.
Après L.A
confidential, c’est au tour du Dahlia noir, autre roman de James Elroy de connaître
les joies de l’adaptation sur grand écran. Le chef d’orchestre ne pouvait être
que Brian De Palma tant les problématiques traitées dans ses film ressemblent a
celles des œuvres de Elroy. Il faut dire que le metteur en scène s’en sort plutôt
bien. Comme souvent il nous gratifie de plans de caméras superbement travaillés.
Des petits joyaux de la réalisation qui se fondent dans le récit. De plus, Il
restitue aussi l’ambiance poisseuse qui règne dans les livres de Elroy. Un
sacré tour de force. Par contre, c’est au niveau du récit que les choses ne
tournent pas aussi rond : Les deux heures imparties au réalisateur
semblent trop courtes pour développer l’épaisseur du récit. Dans l’ultime quart
d’heure du métrage, De Palma nous livre les clés de son film. Un empressement
qui fait tache tant le reste du film est de bonne facture.
Viandox
12 février 2007
les 9 reines

A Buenos Aires, deux petits arnaqueurs, Juan et Marcos, ont 24 heures pour dérober une planche de timbres rarissimes, "les 9 reines", puis les revendre à un collectionneur vénézuélien pour réussir le coup de leur vie et empocher plusieurs centaines de millions de pesos.
Si on connaît l’Argentine pour son football, son tango et sa viande, on sait très peu de choses à propos de son industrie cinématographique. La soixantaine de films produits par ans au pays du «pipe del oro» ne permettent pas de juger la qualité. Pour que ces films arrivent sur nos écrans, il leur faut un petit miracle. Pour « les 9 reines » le miracle se nomme Jacques Audiard. En tant que président du jury du festival de cognac, il remet à Fabian Bielinsky le grand prix pour son film.
Finalement « les neuf reines » vaut bien le succès rencontré. C’est un film aussi malin que « les associés » ou « Usual Suspect ». Toute la puissance du métrage repose sur son dénouement final. Cruel mais tellement bien trouvé ! Malheureusement, il est difficile de regarder une nouvelle fois ce film. Une fois la fin dévoilée, il n’offre plus rien de très alléchant.
Viandox
A scene at the sea

Lors de son passage habituel le long des plages, l'éboueur Shigeru, sourd et muet, retrouve parmi les ordures une planche de surf abîmée. De retour chez lui, il la répare avec les moyens du bord et descend à la mer pour l'essayer. Sous le regard émerveillé de Takako, également sourde et muette, il défie les vagues pour la première fois, mais peu doué, il va au fur et à mesure se consacrer entièrement à sa nouvelle passion.
Avec cette troisième réalisation, Takeshi Kitano s’éloigne de l’étiquette de réalisateur violent qu’on lui a collé. Il quitte l’univers des yakusa pour se concentrer sur cette histoire d’amour entre un homme et la mer. Dès le plan d’ouverture, le spectateur est prévenu. Il aura droit à un film contemplatif avec la mer en toile de fond. Un film ou les paroles sont quasiment absente. Comme si Kitano souhaitait nous faire partager la surdité de son personnage principale. Ce sera également un film ou la caméra sera fixe et ne bougera que de temps en temps. Oui mais tout doucement. De toute façon, le metteur en scène prend son temps pour nous conter ce poème. Une fable poétique sur ce triangle amoureux composé de Shigeru, de Takako et de la mer ou tout les protagonistes arrivent à se comprendre.
A scene at the sea est un moment magique. Un film aux antipodes du traitement qu’aurait apporté un réalisateur américain. A Hollywood, le personnage de Shigeru serait sûrement devenu milliardaire alors qu’il était entré de façon illégale sur le sol américain. Bref, Kitano nous gatte avec ce film qui sert de brouillon au magnifique Dolls.
viandox
10 février 2007
Les diaboliques

Concernant
les diaboliques, je vais respecter le voeu du réalisateur qu'il expose a la
toute fin du film : "Ne soyez pas diaboliques ! Ne détruisez pas l'intérêt
que pourraient prendre vos amis à ce film. Ne leur racontez pas ce que vous
avez vu. Merci pour eux."
Allez si…
quand même un peu… rapprochez vous que je vous raconte… Dans un pensionnat de
garçons, dirigé de façon despotique par Michel Delasalle, Christina, sa jeune
femme, s'associe avec Nicole, sa maîtresse pour mettre fin aux jours de ce
tyran. Les deux complices droguent Michel, le noient dans une baignoire puis
jettent le corps au fond de la piscine du pensionnat. Le lendemain, le corps a
disparu.
Quel
classique du suspense. Clouzot a réalisé un film noir impeccable, à l'ambiance
mystérieuse et oppressante, sombre et désespérée, qui contient déjà les
éléments clés des futurs thrillers contemporains. Les acteurs sont parfaits, la
tension est savamment entretenue jusqu'au dénouement final, bref, un film
vraiment très abouti et ..."diabolique"
viandox
08 février 2007
Tetsuo

Testuo est un télescopage entre « les temps moderne » de Chaplin et l’univers Cyberpunk. Ici ce n’est plus un homme qui est aliéné par une chaîne de montage mais littéralement un « salary man » japonais qui se transforme en robot. Ce film est une critique de la robotisation a outrance pratiquée a travers le monde et surtout au Japon.
Si la simplicité du propos est compréhensible par tous, en revanche le style visuel de cet ovni n’est pas à la portée de tous : La narration chaotique et la caméra furieuse qui rappellent les œuvres de Cronenberg et de Lynch, la bande son faite de techno métallique, l’image taillée dans un noir & blanc granuleux, les sérieux penchants sadomaso du réalisateur et surtout une scene de sexe a faire tourner de l’oeil. Tous ses éléments concorde à faire de Tetsuo un amas de bruit et d’images criardes qui desservent plus le propos du réalisateur qu’autre chose. A la finale, on aimerait bien que le réalisateur soit lui-même remplacé par une machine.
Viandox
05 février 2007
super Nacho

Élevé dans un orphelinat religieux mexicain, Nacho est cantonné à la cuisine. Dans cette institution décrépite, il sert aux enfants et aux moines un potage verdâtre agrémenté de quelques chips de maïs. Face au ras le bol général, Nacho va devenir catcheur pour financer des repas décent à tous ses convives.
Arrivé de nulle part avec « Napoléon dynamite », son premier film encore inédit en France, Jared hess nous faisait découvrir son goût prononcé pour le burlesque. Avec « Super Nacho » il remet le couvert accompagné cette fois ci de l’agitateur de zygomatique Jack Black. On rit aux éclats pendant une heure et demie grâce aux frasques du génialissime Black. On est plié en deux devant des combats improbables l’opposant à des méxicanos aux gueules burinés.
Malgré cela, ce spectacle convenu est si loin du charme du premier métrage de Hess. En se faisant financer par un grand studio, le jeune réalisateur est complètement effacé et laisse son interprète joufflue mener la barque. Ce qui n’est pas déplaisant mais on attendait tellement mieux du jeune prodige mormon.
Viandox
Crank

A son réveil, le tueur a gage Chev Chelios trouve une k7 vidéo lui expliquant qu’il ne lui reste plus qu’une heure a vivre. Pendant son sommeil, on lui a injecté un poison synthétique chinois. La seule solution qu’il trouve pour survivre est de garder son taux d’adrénaline au plus haut.
« Neveldine » et « Taylor » sont deux réalisateurs roublards. Si ces deux noms sont inconnus en France c’est parce que l’onde de choc de leur « Crank » n’a pas encore atteint nos salles obscures. Avec ce premier film ils réinventent le blockbuster politiquement et socialement incorrecte. L’idée de base est simpliste mais le résultat est bigrement efficace. Les deux réalisateurs ont fait de Los Angeles un terrain de jeux géant pour un Jason Statham au meilleur de sa forme. Il n’y a qu’à voir comme il est a l’aise dans cette version live du jeu vidéo GTA.
De la violence gratuite, une réalisation inventive et survoltée, un acteur principal qui s’amuse comme un enfant, voici un cocktail explosif qu’il ne faudra pas rater sur grand écran.
Viandox
04 février 2007
Das Boot

Das Boot
relate la vie de quelques sous-mariniers allemands pendant la seconde guerre
mondiale. Le film de Wolfgang Petersen commence avec ses mots : sur les 40 000
sous mariniers allemands, 30 000 ne sont jamais revenus. Ca fait déjà peur dans
le dos. Ce huis clos angoissant n’est pas
un chef d'oeuvre mais un excellent film qui souffre de quelques longueurs : Pas
facile de tenir en haleine le spectateur pendant 5 heures surtout quand on doit
changer le dvd en cours de route.
Cependant, le film qui se passe la majorité du temps dans le sous marin file
bien la pétoche : Tout est fait pour restituer l’ambiance suffocante des
coursives et des pièces exigues. Les combats sont impressionnant : quand le
sous marin qui se fait pilonner a plusieurs reprises par des destroyers britanniques
on se demande bien comment l’équipage teuton va s'en sortir vivant.
Bien au dessus des films de sous marins récents (U 571, K19, USS Alabama) pour
son réalisme et ses effets spéciaux particulièrement efficaces pour l'époque,
ce film même si il est longuet est impeccable. Une parfaite carte de visite
pour rentrer a Hollywood.
Viandox
the party

Hrundi V.
Bakshi, un acteur indien, est engagé par un studio hollywoodien pour
interpréter un soldat indigène dans un remake de Gunga Din. Faisant preuve
d'une terrible maladresse, il fait exploser un coûteux décor.
Exaspéré, C.S. Divot, le producteur, demande à ce que le nom de Bakshi soit
inscrit sur une liste noire. Mais suite à un quiproquo, le comédien indien se
retrouve en fait invité à la soirée annuelle du studio...
The party aurait facilement put être rebaptisé : « Ce qu’il ne faut pas faire en soirée » tant Peter Sellers enchaîne les bourdes. Un film qui devient drôle a la condition de comprendre l’humour des années soixante et d’apprécier l’accent hindou du sieur Sellers.
viandox
