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Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

27 mai 2007

Le festin chinois

festin

Petite frappe sympathique, Sun décide de rompre avec la tradition familiale qui le destine à devenir un caïd de la pègre. Voulant émigrer au Canada, il tente de se faire passer pour un grand chef cuisinier, mais échoue lamentablement au concours. Il se retrouve à étudier sous les ordres du propriétaire de l'un des restaurants les plus réputés de Hong-Kong. Lorsque ce dernier se voit lancer un défi par l'un de ses ennemis, Sun met tout en oeuvre pour aider son maître, déclenchant les pires catastrophes...

Le réalisateur Tsui Hark agit comme un cuisinier quand il réalise ses films. Il aime bien mélanger les genres et faire des expérimentations. Si cette recette fonctionne parfaitement pour une partie de sa filmographie (Il était une fois en Chine, Time and Tide, etc…) ici, on est loin de la réussite.

Imaginé comme un croisement entre « La grande bouffe » et « La hyène intrépide », « Le festin chinois »  est un film patchwork ou les ingrédients mal mariés donne envie de sortir de table.

Conçu pour le spectateur hongkongais, « Le festin chinois » laissera le public européen sur sa faim. L’humour bas du front et les maigres scènes de cuisines n’arrivent jamais a rehausser la qualité de ce film.

 

Viandox

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25 mai 2007

L'impasse

impasse

Avant d’être un passionnant film de gangster, « L’impasse » est surtout un drame à hauteur d’homme d’une beauté somptueuse. Un film ou s’entremêle un suspens digne du cinéma de Hitchcock et une dimension tragique, rappelant le travail de Shakespeare. « L’impasse » est un film puissant construit autours du thème de la rédemption impossible. Souvent galvaudé parce qu’elle est aujourd’hui utilisée a toute les sauces, l’appellation «chef d’œuvre» s’impose parfaitement ici.

On y suit Carlito Brigante ancien trafiquant de drogue new-yorkais fraichement sorti de prison qui a décidé de rentrer dans le droit chemin, de reconquérir le cœur de celle qu’il a laissé en rentrant en prison et de monter une affaire de vente de voitures sous le soleil des Bahamas. Seulement quand on est un gangster, on replonge forcement dans le crime.

Avec ce film, De Palma nous démontre toute les facettes de son talent. Tour a tour, il est un excellent technicien imaginant de sublimes plans de caméra, un raconteur d’histoire hors paire et un grand directeur d’acteur. Mais surtout, il fait vibrer le spectateur avec deux tours de force visuels.

Le premier au début du film quand Carlito est acculé dans une salle de bain, un flingue sans munition dans les mains et des mecs prêts à le dessouder de l’autre coté de la porte. Cette scène (utilisée pour l’affiche du film) témoigne de la situation du personnage tout au long du film. Il est seul, il sait qu’il va crever mais il ne sait pas exactement quand. Le second tour de force se déroule pendant la dernière demie heure du film. C’est une course poursuite haletante. Une vraie leçon de cinéma pour tous les adorateurs du 7 eme art.

Viandox

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23 mai 2007

Zodiac

zodiac

1968... San Francisco... Robert Graysmith est dessinateur au sein du San Francisco Chronicle, journal auquel un mystérieux tueur - qui se fait appeler le "Tueur du Zodiaque" - envoie des lettres décrivant ses horribles meurtres... Ces mêmes lettres poussent Graysmith à entreprendre sa propre enquête, afin de tenter de dénicher le serial-killer...

Agé de 45 ans et avec six films à succès à son compteur, David Fincher revient sur l’histoire du Zodiac. Pour ce film, le réalisateur natif de la région de San Francisco s’est débarrassé des tics visuels et du maniérisme qui l’on rendu célèbre. Puisant son inspiration dans des métrages comme « les hommes du président » ou « JFK », il signe ici son œuvre la plus adulte et nous dévoile les coulisses d’une enquête qui s’étire sur plusieurs décennies. C’est une sorte de « Qui est qui ? » ou Jake Gyllenhaal et Mark Ruffalo aurait remplacé Marie-Ange Nardy. Ce jeune dessinateur qui ressemble a monsieur tout le monde et le flic aux allures de Colombo obsédés par les meurtres du Zodiac vont se bruler les ailes a force d’entêtement.

Si la première partie du métrage et sa double enquête menée par la police et la presse arrivent à tenir le spectateur en haleine, c’est grâce aux talents de raconteurs de Fincher. Malgré le grand nombre de personnages et de pistes, le spectateur n’est jamais perdu. Par contre, dans la seconde partie du récit, celle ou le dessinateur (incarné par Gyllenhaal) mène l’enquête, le temps devient long et son enquête vaine et inintéressante.

Fincher n’est pas le premier réalisateur à trébucher pour cause de « film de la maturité ». Tarantino avec « Jacky Brown » et Michael Bay avec « The island » ont essayé de sortir de la case dans laquelle ils étaient enfermés. Mais a force de vouloir plaire à tout le monde, et de calibrer des films pour le festival de Cannes, on se casse la gueule. Et puis de toute façon, un film mature, ça ne peut pas être du Fincher...

Viandox

Posté par viandoxine à 11:44 - vu au cinoche - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mai 2007

sunshine

sunshinega8

Pour son dernier film, Danny Boyle propulse ses acteurs dans l’espace et leur confie une lourde tache: sauver l’humanité ! Le soleil se meurt et pour le raviver, rien de mieux qu’un bon vieux massage cardiaque à coup de charge nucléaire.

Si le pitch de « Sunshine » rappelle celui de « Armageddon », les deux films n’ont pourtant pas grand-chose en commun. Ici pas d’astéroïde de la taille du Texas à faire péter ni de tètes brulées en guise d’équipage. Non ! Danny Boyle prends le temps de raconter son histoire et de poser le décor de ce film construit en 3 actes :

La première partie du métrage est quasi parfait. Elle sert à décrire les personnages et les enjeux. Les membres du vaisseau Icarus 2 sont attachants malgré leurs travers et les enjeux ne semblent pas si insurmontables.

Suite à un accident qui semble mineur, le second acte fait basculer le récit dans un « huit petits nègres » dans l’espace. Boyle installe un climat de paranoïa latent qui suscite chez le spectateur d'intenses bouffées de claustrophobie.

Dans le dernier tiers, le réalisateur anglo-saxon dynamite le récit qu’il a auparavant construit avec concision et méthode. « Sunshine » se transforme alors en un film de SF bien barré ou un alien prend en chasse les membres de l’équipage. Un trip pour épileptique dont le metteur en scène aurait put se passer.

Si on excepte la dernière partie du métrage plus proche du slasher que de la SF, « Sunshine » se révèle être un excellent spectacle. Boyle a réussit avec ce film à redonner ses lettres de noblesses au film se déroulant dans l’espace.

viandox

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10 mai 2007

spiderman 3

spidey

 

Le super héros le plus geek de la planète revient tisser sa toile une troisième fois sur grand écran. Et cette fois ci, il aura fort à faire ! Il devra non seulement reconquérir le cœur de Mary Jane mais également affronter deux nouveaux ennemis : L’homme de sable et Venom.
Dommage qu’il ne soit pas payé pour son boulot de super héro sinon, il aurait pleinement profité des heures supplémentaires.


Comme promis, ce nouvel épisode de la franchise de l’homme araignée en mets plein la vue. Nantis d’un budget de 358 millions de dollars, le réalisateur Sam Raimi ne jure plus que par le « tout numérique ». Les combats de Spidey en sont électrisants.

Dès qu’il est dans les airs, il virevolte comme une tornade, se bat avec vélocité et acharnement jusqu'à nous en filer le vertige. Bref, les raclés numériques qu’il flanque a ses ennemis relèguent les effets spéciaux de Spiderman 2 au rang de travail d’amateur.

Mais dès que Spiderman pose le pied par terre pour redevenir Peter Parker, c’est la catastrophe. Le film tombe irrémédiablement dans une love story mièvre et sans intérêt entre Peter et Mary Jane. Depuis 5 ans, ses deux là se tournent autours sans jamais consommer. Cette romance adolescente est chiante au possible. On aurait préféré voir un film a la durée plus ramassée. Ou alors un plus grand nombre de combats pour éviter ce coté mélodramatique digne d’une série AB production.


A la sortie de la salle, on se demande si les infographistes arriveront à se surpasser pour les prochains épisodes de la franchise et si Peter et Mary Jane coucheront enfin ensemble…

 

viandox

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07 mai 2007

le dossier : Michael Mann

mann

 

Chers lecteurs, découvrez le dossier consacré à Michael Mann sur le blog cinéfan. Pour y accéder rendez vous dans la rubrique « A propos du blog cinéfan / Le dossier : Michael Mann ou cliquez ici.

 

Viandox

Posté par viandoxine à 11:49 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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