10 juin 2007
Boulevard de la mort

Fascination/fétichisme
des pieds filmé par Quentin: Check
Tranches de
vies anodines transformées en dialogues : Check
Plan filmé
en contre plongé depuis un coffre de voitures : Check
Références à
d’obscures séries B, voir Z : Check
Une bande
son sortie tout droit des tubes du grenier : Check
Après
vérification, tous les ingrédients du cinéma de QT sont à l’affiche. Mais la
sauce ne prends plus aussi bien que lors de ses précédents métrages. La faute
est facilement imputable a un film trop bavard ou le cinéaste va jusqu'à s’auto
citer. Un comble pour un réalisateur dont la marque de fabrique est de déterrer
les idées et les acteurs oubliés du grand public. Mais pour arrêter de noircir
le tableau, il faut avouer que la fin du film, est un vrai régale pour qui aiment
les courses poursuites effrénées et les cascades de dingues. Dommage qu’on ait à
attendre aussi longtemps pour en profiter.
Viandox
Commentaires
La fin mais aussi le début et cette pauvre Rose mc Gowan qui morfle salement contre la vitre...
Dernier cinéaste à susciter autant le débat (depuis que Friedkin ne s’adresse plus qu’à une cour réduite plus autiste que culte-addict et que même ma mère veut voir le dernier Fincher), entre thuriféraires hagards et farouches inquisiteurs (il suffit pour ça de voir l’inhabituelle flambée de commentaires –diversement valables- sur les blogs ad hoc (ici ou là) où on le chroniqua à sa sortie !), Tarantino ne manque pas de faire, avec son Death Proof, couler plus d’encre encore que d’huile de moteur.
Déterminer le bien fondé de la posture, disserter sur la vanité ou la profondeur de sa junk culture et juger de son espiègle étalage, ergoter sur l’ennui, la gratuité fétichiste (rares ici sont effectivement les séquences à relever de l’érotisme tordu d’un Crash !), hiérarchiser avec ses titres précédents puisque la recette semble à chaque fois sortie du même rayon (acteurs fétiches (ou même leur descendance !), logorrhée cool, citations et pop références en pagaille (que je ne citerais pas à mon tour !), flashes d’ultra-violence ) et crier, selon que l’on est un "30-nerd" de video-club ou un abonné MK2 de bord de canal, à la suprême trahison alter-cinéphile (touche pas à mon Genre !) ou le grand, fumeux et pétaradant n’importe quoi pour bedonnant phallocrate à tuning (soit deux postures embrassant le plus parfait contre-sens).
Qu’on prenne la chose par le menu référentiel (jusqu’à pondre un Hors Série hors de prix), comme les spécialistes du style, ou qu’on démonte façon Meccano les tics et motifs du père Quentin comme on désosse un moteur, le titre ne semble (suicidairement) fait pour personne - ou au contraire pour une poignée d’auto-élus, persuadés que le film ne s’adresse qu’à eux ?
Reste cependant intact, orgueilleusement étalé et finalement assez communicatif, cet amour inconsidéré pour les femmes (et leurs pieds), le rythme et le cadre, la référence… le cinéma quoi.
Pas une paille, tout d’même ! Si ?
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