10 juin 2007

Boulevard de la mort

deathproofcover

 

Fascination/fétichisme des pieds filmé par Quentin: Check

Tranches de vies anodines transformées en dialogues : Check

Plan filmé en contre plongé depuis un coffre de voitures : Check

Références à d’obscures séries B, voir Z : Check

Une bande son sortie tout droit des tubes du grenier : Check

Après vérification, tous les ingrédients du cinéma de QT sont à l’affiche. Mais la sauce ne prends plus aussi bien que lors de ses précédents métrages. La faute est facilement imputable a un film trop bavard ou le cinéaste va jusqu'à s’auto citer. Un comble pour un réalisateur dont la marque de fabrique est de déterrer les idées et les acteurs oubliés du grand public. Mais pour arrêter de noircir le tableau, il faut avouer que la fin du film, est un vrai régale pour qui aiment les courses poursuites effrénées et les cascades de dingues. Dommage qu’on ait à attendre aussi longtemps pour en profiter.

Viandox

Posté par viandoxine à 19:24 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Boulevard de la mort

    La fin mais aussi le début et cette pauvre Rose mc Gowan qui morfle salement contre la vitre...

    Posté par Nio, 19 juin 2007 à 13:41 | | Répondre
  • Dernier cinéaste à susciter autant le débat (depuis que Friedkin ne s’adresse plus qu’à une cour réduite plus autiste que culte-addict et que même ma mère veut voir le dernier Fincher), entre thuriféraires hagards et farouches inquisiteurs (il suffit pour ça de voir l’inhabituelle flambée de commentaires –diversement valables- sur les blogs ad hoc (ici ou là) où on le chroniqua à sa sortie !), Tarantino ne manque pas de faire, avec son Death Proof, couler plus d’encre encore que d’huile de moteur.
    Déterminer le bien fondé de la posture, disserter sur la vanité ou la profondeur de sa junk culture et juger de son espiègle étalage, ergoter sur l’ennui, la gratuité fétichiste (rares ici sont effectivement les séquences à relever de l’érotisme tordu d’un Crash !), hiérarchiser avec ses titres précédents puisque la recette semble à chaque fois sortie du même rayon (acteurs fétiches (ou même leur descendance !), logorrhée cool, citations et pop références en pagaille (que je ne citerais pas à mon tour !), flashes d’ultra-violence ) et crier, selon que l’on est un "30-nerd" de video-club ou un abonné MK2 de bord de canal, à la suprême trahison alter-cinéphile (touche pas à mon Genre !) ou le grand, fumeux et pétaradant n’importe quoi pour bedonnant phallocrate à tuning (soit deux postures embrassant le plus parfait contre-sens).
    Qu’on prenne la chose par le menu référentiel (jusqu’à pondre un Hors Série hors de prix), comme les spécialistes du style, ou qu’on démonte façon Meccano les tics et motifs du père Quentin comme on désosse un moteur, le titre ne semble (suicidairement) fait pour personne - ou au contraire pour une poignée d’auto-élus, persuadés que le film ne s’adresse qu’à eux ?
    Reste cependant intact, orgueilleusement étalé et finalement assez communicatif, cet amour inconsidéré pour les femmes (et leurs pieds), le rythme et le cadre, la référence… le cinéma quoi.
    Pas une paille, tout d’même ! Si ?

    Posté par mariaque, 18 juillet 2007 à 13:13 | | Répondre
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