cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

03 mars 2007

Talladega Nights

talladega

 

Le pilote de course Ricky Bobby se démarque toujours du peloton: grâce au soutien de son meilleur ami et coéquipier Cal Naughton, il gagne toutes les courses. Mais quand un pilote français commence à remporter des victoires, Ricky Bobby doit à nouveau faire ses preuves.

L’acteur Will Ferrell retrouve le réalisateur de « la légende de Ron Burgundy »  pour une comédie sur fond de Nascar. Une sorte de « Jour de tonnerre » sans Tom Cruise dans une ambiance ou la rigolade est fortement recommandée. Les acteurs en font des caisses pour nous faire rire et ça marche. Si les portraits des rednecks stupides a souhaits brossés par Will Ferrell et John C Reily sont criant de vérité, le coureur automobile français interprété par Sacha « Borat » Baron Cohen est plus près de pépé le putoi que de la réalité. Certes mais comme c’est pour la bonne cause, on l’excusera facilement.

« Talladega Nights » est plus efficace que de la vitamine C. Un coup d’accélérateur, une vanne ça redonne tout de suite le moral. Reste plus qu’a le proposer comme médicament remboursable par la sécu.

 

Viandox

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Le prestige

prestige

 

Après avoir redonné vie sur grand écran au personnage de Batman, Christopher Nolan s’attaque à la magie. Il narre l’histoire de deux prestidigitateurs rivaux dans le Londres du dix-neuvième siècle. Rivalité qui va pousser les deux protagonistes à se surpasser dans le domaine de la magie comme dans celui du coup tordu. La vendetta qu’ils se livrent ferait passer l’histoire Paris Hilton – Nicole Ritchie pour une simple querelle de cours de récré.

Si l’on a tous vu des milliers de tours de magie, on sait pertinemment qu’il n’y a rien de magique la dedans. Juste de l’ingéniosité et de la persuasion, rien de plus. Alors quand le réalisateur de Memento décide de monter son film comme un tour de passe-passe, on attend avec impatience « le prestige ». Terme qui désigne la dernière partie du tour de passe-passe que l’on pourrait transposer par « twist » dans le langage cinématographique.  

Si l’on sait que Nolan va nous révéler son tour en toute fin de métrage, Son finish est amoindri par trop de révélations au cours de l’intrigue. Certes on passe un agréable moment grâce entre autre a l’interprétation des acteurs mais a la différence d’un bon tour de magie, ici on connaît la formule magique.


Viandox

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22 février 2007

Le dahlia Noir

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Dans les années 40, à Los Angeles, Bucky et Lee, deux inspecteurs, s'attaquent à une affaire de meurtre particulièrement difficile. Une starlette, Elizabeth Short, a été découverte atrocement mutilée. Sa beauté et sa fin tragique deviennent les sujets de conversation de toute la ville.

Après L.A confidential, c’est au tour du Dahlia noir, autre roman de James Elroy de connaître les joies de l’adaptation sur grand écran. Le chef d’orchestre ne pouvait être que Brian De Palma tant les problématiques traitées dans ses film ressemblent a celles des œuvres de Elroy. Il faut dire que le metteur en scène s’en sort plutôt bien. Comme souvent il nous gratifie de plans de caméras superbement travaillés. Des petits joyaux de la réalisation qui se fondent dans le récit. De plus, Il restitue aussi l’ambiance poisseuse qui règne dans les livres de Elroy. Un sacré tour de force. Par contre, c’est au niveau du récit que les choses ne tournent pas aussi rond : Les deux heures imparties au réalisateur semblent trop courtes pour développer l’épaisseur du récit. Dans l’ultime quart d’heure du métrage, De Palma nous livre les clés de son film. Un empressement qui fait tache tant le reste du film est de bonne facture.

 

Viandox

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12 février 2007

les 9 reines

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A Buenos Aires, deux petits arnaqueurs, Juan et Marcos, ont 24 heures pour dérober une planche de timbres rarissimes, "les 9 reines", puis les revendre à un collectionneur vénézuélien pour réussir le coup de leur vie et empocher plusieurs centaines de millions de pesos.

Si on connaît l’Argentine pour son football, son tango et sa viande, on sait très peu de choses à propos de son industrie cinématographique. La soixantaine de films produits par ans au pays du «pipe del oro» ne permettent pas de juger la qualité. Pour que ces films arrivent sur nos écrans, il leur faut un petit miracle. Pour « les 9 reines » le miracle se nomme Jacques Audiard. En tant que président du jury du festival de cognac, il remet à Fabian Bielinsky le grand prix pour son film.

Finalement « les neuf reines » vaut bien le succès rencontré. C’est un film aussi malin que « les associés » ou « Usual Suspect ». Toute la puissance du métrage repose sur son dénouement final. Cruel mais tellement bien trouvé ! Malheureusement, il est difficile de regarder une nouvelle fois ce film. Une fois la fin dévoilée, il n’offre plus rien de très alléchant.

Viandox

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A scene at the sea

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Lors de son passage habituel le long des plages, l'éboueur Shigeru, sourd et muet, retrouve parmi les ordures une planche de surf abîmée. De retour chez lui, il la répare avec les moyens du bord et descend à la mer pour l'essayer. Sous le regard émerveillé de Takako, également sourde et muette, il défie les vagues pour la première fois, mais peu doué, il va au fur et à mesure se consacrer entièrement à sa nouvelle passion.

Avec cette troisième réalisation, Takeshi Kitano s’éloigne de l’étiquette de réalisateur violent qu’on lui a collé. Il quitte l’univers des yakusa pour se concentrer sur cette histoire d’amour entre un homme et la mer. Dès le plan d’ouverture, le spectateur est prévenu. Il aura droit à un film contemplatif avec la mer en toile de fond. Un film ou les paroles sont quasiment absente. Comme si Kitano souhaitait nous faire partager la surdité de son personnage principale. Ce sera également un film ou la caméra sera fixe et ne bougera que de temps en temps. Oui mais tout doucement. De toute façon, le metteur en scène prend son temps pour nous conter ce poème. Une fable poétique sur ce triangle amoureux composé de Shigeru, de Takako et de la mer ou tout les protagonistes arrivent à se comprendre.

A scene at the sea est un moment magique. Un film aux antipodes du traitement qu’aurait apporté un réalisateur américain. A Hollywood, le personnage de Shigeru serait sûrement devenu milliardaire alors qu’il était entré de façon illégale sur le sol américain. Bref, Kitano nous gatte avec ce film qui sert de brouillon au magnifique Dolls.

viandox

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10 février 2007

Les diaboliques

diaboliques

 

Concernant les diaboliques, je vais respecter le voeu du réalisateur qu'il expose a la toute fin du film : "Ne soyez pas diaboliques ! Ne détruisez pas l'intérêt que pourraient prendre vos amis à ce film. Ne leur racontez pas ce que vous avez vu. Merci pour eux."

Allez si… quand même un peu… rapprochez vous que je vous raconte… Dans un pensionnat de garçons, dirigé de façon despotique par Michel Delasalle, Christina, sa jeune femme, s'associe avec Nicole, sa maîtresse pour mettre fin aux jours de ce tyran. Les deux complices droguent Michel, le noient dans une baignoire puis jettent le corps au fond de la piscine du pensionnat. Le lendemain, le corps a disparu.

Quel classique du suspense. Clouzot a réalisé un film noir impeccable, à l'ambiance mystérieuse et oppressante, sombre et désespérée, qui contient déjà les éléments clés des futurs thrillers contemporains. Les acteurs sont parfaits, la tension est savamment entretenue jusqu'au dénouement final, bref, un film vraiment très abouti et ..."diabolique"

 

viandox

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08 février 2007

Tetsuo

tetsuo

Testuo est un télescopage entre « les temps moderne » de Chaplin et l’univers Cyberpunk. Ici ce n’est plus un homme qui est aliéné par une chaîne de montage mais littéralement un « salary man » japonais qui se transforme en robot. Ce film est une critique de la robotisation a outrance pratiquée a travers le monde et surtout au Japon.

Si la simplicité du propos est compréhensible par tous, en revanche le style visuel de cet ovni n’est pas à la portée de tous : La narration chaotique et la caméra furieuse qui rappellent les œuvres de Cronenberg et de Lynch, la bande son faite de techno métallique, l’image taillée dans un noir & blanc granuleux, les sérieux penchants sadomaso du réalisateur et surtout une scene de sexe a faire tourner de l’oeil. Tous ses éléments concorde à faire de Tetsuo un amas de bruit et d’images criardes qui desservent plus le propos du réalisateur qu’autre chose. A la finale, on aimerait bien que le réalisateur soit lui-même remplacé par une machine.

Viandox

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05 février 2007

super Nacho

super_nacho

Élevé dans un orphelinat religieux mexicain, Nacho est cantonné à la cuisine. Dans cette institution décrépite, il sert aux enfants et aux moines un potage verdâtre agrémenté de quelques chips de maïs. Face au ras le bol général, Nacho va devenir catcheur pour financer des repas décent à tous ses convives.

Arrivé de nulle part avec « Napoléon dynamite », son premier film encore inédit en France, Jared hess nous faisait découvrir son goût prononcé pour le burlesque. Avec « Super Nacho » il remet le couvert accompagné cette fois ci de l’agitateur de zygomatique Jack Black. On rit aux éclats pendant une heure et demie grâce aux frasques du génialissime Black. On est plié en deux devant des combats improbables l’opposant à des méxicanos aux gueules burinés.

Malgré cela, ce spectacle convenu est si loin du charme du premier métrage de Hess. En se faisant financer par un grand studio, le jeune réalisateur est complètement effacé et laisse son interprète joufflue mener la barque. Ce qui n’est pas déplaisant mais on attendait tellement mieux du jeune prodige mormon.

Viandox

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Crank

crank

A son réveil, le tueur a gage Chev Chelios trouve une k7 vidéo lui expliquant qu’il ne lui reste plus qu’une heure a vivre. Pendant son sommeil, on lui a injecté un poison synthétique chinois. La seule solution qu’il trouve pour survivre est de garder son taux d’adrénaline au plus haut.

« Neveldine » et « Taylor » sont deux réalisateurs roublards. Si ces deux noms sont inconnus en France c’est parce que l’onde de choc de leur « Crank » n’a pas encore atteint nos salles obscures. Avec ce premier film ils réinventent le blockbuster politiquement et socialement incorrecte. L’idée de base est simpliste mais le résultat est bigrement efficace. Les deux réalisateurs ont fait de Los Angeles un terrain de jeux géant pour un Jason Statham au meilleur de sa forme. Il n’y a qu’à voir comme il est a l’aise dans cette version live du jeu vidéo GTA.

De la violence gratuite, une réalisation inventive et survoltée, un acteur principal qui s’amuse comme un enfant, voici un cocktail explosif qu’il ne faudra pas rater sur grand écran.

Viandox

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04 février 2007

Das Boot

Das_Boot

Das Boot relate la vie de quelques sous-mariniers allemands pendant la seconde guerre mondiale. Le film de Wolfgang Petersen commence avec ses mots : sur les 40 000 sous mariniers allemands, 30 000 ne sont jamais revenus. Ca fait déjà peur dans le dos. Ce huis clos angoissant  n’est pas un chef d'oeuvre mais un excellent film qui souffre de quelques longueurs : Pas facile de tenir en haleine le spectateur pendant 5 heures surtout quand on doit changer le dvd en cours de route.

Cependant, le film qui se passe la majorité du temps dans le sous marin file bien la pétoche : Tout est fait pour restituer l’ambiance suffocante des coursives et des pièces exigues. Les combats sont impressionnant : quand le sous marin qui se fait pilonner a plusieurs reprises par des destroyers britanniques on se demande bien comment l’équipage teuton va s'en sortir vivant.

Bien au dessus des films de sous marins récents (U 571, K19, USS Alabama) pour son réalisme et ses effets spéciaux particulièrement efficaces pour l'époque, ce film même si il est longuet est impeccable. Une parfaite carte de visite pour rentrer a Hollywood.

 

Viandox

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