cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

04 février 2007

the party

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Hrundi V. Bakshi, un acteur indien, est engagé par un studio hollywoodien pour interpréter un soldat indigène dans un remake de Gunga Din. Faisant preuve d'une terrible maladresse, il fait exploser un coûteux décor.
Exaspéré, C.S. Divot, le producteur, demande à ce que le nom de Bakshi soit inscrit sur une liste noire. Mais suite à un quiproquo, le comédien indien se retrouve en fait invité à la soirée annuelle du studio...

The party aurait facilement put être rebaptisé : «  Ce qu’il ne faut pas faire en soirée » tant Peter Sellers enchaîne les bourdes. Un film qui devient drôle a la condition de comprendre l’humour des années soixante et d’apprécier l’accent hindou du sieur Sellers.

viandox

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01 février 2007

The sentinel

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Une tentative d’assassinat sur le président américain par une taupe infiltrée au sein des services secrets, un complot contre un agent de la garde rapprochée du premier homme des états unis, des courses poursuites mollassonnes, des bad guys russes, un script prévisible, de l’action digne d’un épisode de la série « Commander in Chief », une réalisation fainéante. Les défauts de « The sentinel » sont bien plus longs à lister que ses qualités. Mais pourquoi les acteurs sont ils venus s’enliser dans ce bourbier ?  

On peut comprendre les motivations de Michael Douglas qui cumule ici les casquettes d’acteur et de producteur. Sur le papier, ce thriller dans le monde des services secrets aurait put être aussi efficace que « dans la ligne de mire ». Rien de mieux pour se remettre en scelle et d’amasser un joli paquet de billets verts. Sauf que Douglas n’a ni le charisme ni le talent de Clint Eastwood. Sachant qu’il tient le premier rôle du film, c’est encore le spectateur qui va en pâtir. 

En revanche, que viens chercher Kiefer Sutherland ? Lui qui est devenu l’homme le plus puissant de la télévision américaine. Il n’a aucun challenge à relever. Le métier d’agent secret, il le pratique depuis 6 saisons sur petit écran. Son rôle lisse au possible ne lui offre pas la même palette d’émotions que celles de son personnage de Jack Bauer. Et l’action de « The sentinel » se résume en quelques maigres fusillades et une course poursuite en voiture. Rien de comparable à la débauche pyrotechnique de 24.

Quand à la présence du sexe faible, on se demande bien si ce n’est pas simplement pour répondre a des quotas. Kim Basinger et Eva Longoria n’ont aucune plu value. Elle sont laissées de coté pendant tout le métrage et auraient put facilement être remplacées par des animatrices de la roue de la fortune tant elles ne servent a rien.

La seul chose a retenir, ce sont les propos du présidents de USA a la tribune du G8 : « Nous allons ratifier la convention de Kyoto ». Seul moment qui indique au public que « The sentinel » est une comédie écrite par les auteurs de Scary Movie

 

Viandox

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07 janvier 2007

Commando

commando

 

« Commando » ouvre la voix des séries B de luxe taillées sur mesure pour le monsieur muscle autrichien.  Alors que Reagan se à livre une guerre des étoile avec les Russes, sur grand écran Arnold Schwarzenegger se transforme en bras armé d’une Amérique républicaine devenue accroc aux films bourrins.

Dans ce film, Schwarzy incarne John Matrix, ancien soldat des forces spéciales en semi-retraite. Pour meubler le temps, il ramène des troncs d’arbres à la force de ses bras jusque dans son chalet, nourris affectueusement des biches et mange de la glace avec son Alyssa Milano de fille. Sa vie se déroule paisiblement jusqu’au jour où des anciens membres de son unité kidnappent sa fille pour le forcer à tuer un homme politique. La bête de guerre voit alors rouge et pour passer ses nerfs, il va éliminer ses ennemis jusqu’au dernier. Non seulement il va utiliser ses muscles mais également ses vers. Si ça ne sonne pas comme du Verlaine, c’est aussi efficace qu’une rafale d’ AK47.

Bien évidement, ce film est à apprécier pour ce qu’il est, c'est-à-dire un blockbuster gonflé aux stéroïdes ou l’ambition du réalisateur Mark L. Lester et du producteur Joel Silver n’est autre que de vous en mettre plein la vue. Aidé par monolithe bavarois, ils offrent à leurs spectateurs une surenchère d’explosions et de distribution de bourre-pifs ou rien ni personne n’est épargné.  

Le score est sans appel : Matrix 1, le reste du monde ( ou ce qu’il en reste )  0. A  quand  le match  retour  ?


Viandox

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Les faucons de la nuit

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En 1981, Le président Reagan et le pape Jean Paul II subissent une tentative d’assassinat. Le terrorisme est au cœur de toutes les préoccupations. Cette même année, Bruce Malmuth réalise « Les faucons de la nuit », un polar urbain de haute volée dans lequel un flic habitué a la rue et un terroriste jouent au chat et a la souris.

Si « les faucons de la nuit » n’a pas retenu l’attention, ce n’est sûrement pas la faute de ses acteurs. Stallone y livre l’une de ses meilleures prestations dans la peau d’un flic qui rappelle étrangement Serpico. Rutger Hauer arrive d’Europe et nous la joue « terroriste le plus terrifiant du cinéma ». Difficile de faire mieux. Surtout que Billy Dee « Lando Calrissian » Williams et Lindsay «  Super Jaimy » Wagner viennent compléter le casting.
On ne peut pas non plus imputer l’échec au scénario de David Shaber. Intelligemment écrit, le script laisse les coudés franche a l’action transformant ce thriller en une traque mortelle, haletante et bigrement efficace a travers New York.
Quand à la réalisation de Malmuth, elle est plus que convenable pour un premier film. Surtout qu’il remplace au pied levé Gary Nelson initialement prévu pour réaliser le film.

Si l’on ne peut répondre a la question, on peut toujours prendre beaucoup de plaisir devant cette petite perle du cinéma d’action a l’efficacité maximum.

 

Viandox

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03 janvier 2007

Doom

doom

Sorti en 1993, Doom est une vraie révolution pour les gamers du monde entier. Hélas, on ne peut pas en dire autant de sa version cinéma. Cette énième transposition de jeux vidéo sur grand écran est encore une fois l’occasion de constater que le monde du vidéo ludique et celui du septième art ne font pas bon ménage.

En 2045 une troupe de soldats d’élite est envoyé sur une base spatiale  pour la nettoyer des monstres en tout genre qui l’habitent. Si le pitch maigrichon rappelle celui du génial Aliens de James Cameron, la comparaison s’arrête la.

D’abord parceque l’ambiance que Bartkowiak peine à mettre en place est sans cesse désamorcé par des dialogues stupides dignes d’un mauvais téléfilm de M6.

Ensuite a cause des acteurs. « The Rock » remplaçant officiel de Schwarzy a Hollywood semble avoir donné ses secrets d’interprétation a tous les acteurs qui l’accompagnent : La mâchoire serré et le sourcil froncé. Même Carl Urban pourtant crédible en cavalier du Rohan dans le retour du roi se fait avoir.

Pour finir, le réalisateur d’origine polonaise nous sert une séquence filmée à la première personne pour imiter le jeu éponyme. Si il essaye par ce biais de se donner une crédibilité auprès de son public, c’est raté. Exactement comme son film.

 

Viandox

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02 janvier 2007

Hard Candy

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En voyant l’affiche du film, on imagine que c’est encore un slasher ou des jeunes américains se font courser puis assassiner par un tueur en série. En croyant cela on est bien loin de la vérité. En fait le film est une version moderne du petit chaperon rouge. Sauf que cette fois ci, la petite fille drapée de pourpre n’est pas en danger. Tire la chevillette, le méchant loup souffrira !

Tout commence par une rencontre sur le net. Elle a 14 ans et lui la trentaine. Hayley pauvre petite chose fragile au visage d’ange et Jeff, photographe plein d’assurance qui drague des mineurs pour les attirer dans sa tanière. Si le réalisateur David Slade se joue de son spectateur. et entame son film comme la traque d’une innocente proie par un pédophile, c’est pour le transformer ensuite en un huis clos angoissant. Bientôt, les couleurs vives et les rires angéliques sont remplacés par des cris de souffrance masculins et des couleurs ternes. La réalisation inventive de Slade, l’utilisation quasi systématique de gros plans et la justesse de la jeune Helen Page sont les éléments qui permettent au réalisateur de garder le spectateur sous haute tension jusqu'à la fin du métrage.

Ceux qui ont vu « Hard Candy », retourneront difficilement sur des sites de rencontres comme Meetic ou Love Lycos de peur de subir le même sort que Jeff.   

 

Viandox  

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26 décembre 2006

Pirates des caraïbes, le secret du coffre maudit

pirates

Jack Sparrow est encore empêtré dans une histoire pas possible. Quelques années plus tôt, il a vendu son âme à l’infâme Davy Jones. Un mort vivant avec une tête de poulpe. Pour la récupérer, il se met en quête du coffre maudit qui renferme le cœur de ce dernier. De leur coté, Will et Elizabeth sont sur le point de se marier quand ils se font arrêter. Pour retrouver la liberté, ils doivent voler à Jack une boussole qu’il ne quitte jamais.

C’est ainsi que les 3 personnages principaux du premier volet de « Pirates des caraïbes » vont se retrouver et vivre une nouvelle aventure trépidante. De la bagarre générale dans un bar de pirates à un combat à l’épée entre trois personnes en passant par une attaque d’un monstre sous marin appelé le Kraken, le scénario n’épargne rien au spectateur. Gore Verbinski a mis les petits plats dans les grands. Son film est un divertissement décomplexé pour toute la famille. Sa recette est simple mais efficace : Un déluge d’effet spéciaux et un Johnny Depp plus cabotin que jamais. Des éléments qui nous font patienter jusqu’au troisième et ultime volet de la saga.

Viandox

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17 décembre 2006

Superman Returns.

superman

Comme le titre l’indique, Superman reviens. Brian Singer est aux manettes pour jouer l’agent dépoussiérant et David Goyer est à l’écriture pour redonner du panache au costume rouge et bleu qui sent la naphtaline.

Malgré un budget pharaonique et l’arrivé de Singer pour réanimer la franchise le résultat est une catastrophe. Autant Singer avait réussit le pari de donner de la crédibilité a l’histoire des X-men, autant pour les aventures de krypton boy, il s’est complètement perdu.

« Superman returns » est loin du blockbuster décomplexé. Singer se lance dans l’étude des amourettes de Lois Lane et Clark Kent/Superman. Il efface tout le coté jouissif du film de super héro. Il abreuve les fans de film d’action avec une maigre scène de sauvetage d’avion. Il permet a kevin Spacey de cabotiner comme jamais.

Comparé à Batman, Le chef de file de DC comics effectue un bien pale retour. Il reste à prier pour que Singer ne remette pas le couvert une seconde fois.

 

Viandox

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Munich

munich

Tout le monde connaît désormais les tragiques évènements survenus pendant les jeux olympiques de Munich en 1972. Spielberg décide d’y apporter un éclairage nouveau. Tant sur le déroulement de l’assassinat des athlètes israéliens que sur la traque des responsables palestiniens par le Mossad.

A la manière d’un journaliste d’investigation Spielberg livre un film (presque) sans concessions. Pendant 2 heures 40, le métrage se concentre sur les agents du Mossad qui vont devenir la main vengeresse d’Israël. Ceux qui écument l’Europe pour éliminer 6 des 11 responsables désignés par leur nation.

Le sous texte de « Munich » est presque plus intéressant que la traque. Spielberg l’amène de façon intelligente à travers les yeux de « Avner » responsable du commando brillamment interprété par Eric Bana. Au début du film, les 4 hommes opèrent froidement la loi du talion pour finalement se rendre compte qu’ils sont instrumentalisés. Ils vont s’apercevoir qu’ils ont endossé le même costume que ceux qu’ils poursuivent : Celui du bourreau.

Spielberg est devenu un marathon man du cinéma (6 films réalisés en 5 ans). Pourtant la qualité de ses films est toujours constante. Avec « Munich » il nous offre un livre d’histoire emballé dans du papier cadeau de très bonne qualité.

 

Viandox

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16 décembre 2006

Rob.B.hood

rob

 

Avec Jacky Chan on sait souvent a quoi s’attendre. La trame de ses films tient dans un cocktail aux ingrédients explosifs. Au menu, il y a de l’action, des cascades et un brin d’humour. Pour « Rob.b.hood », il brouille les pistes.

En 2004, comme pour dire adieu à son public, « La hyène intrépide »  avait rempilé pour un quatrième volet de la franchise « Police Story ». La rugosité et la noirceur du film étaient d’un ton nouveau. Pour le reste, les fans du chinois volant retrouvaient la recette qu’ils apprécient depuis tant d’années. Chan avait donné le meilleur de lui-même autant physiquement que artistiquement. New Police Story  est un chef d’œuvre.

Passé 50 ans, il devient difficile pour Jacky Chan de braver le danger et d’effectuer autant de cascades que par le passé. Avec un registre aussi « maigre », comment se renouveler sans perdre son public ? Il suffit de conquérir un nouveau public. C’est ce que fait Jacky Chan avec son dernier film. Il se lance dans la comédie familiale. Le résultat est mou, sans saveur. L’humour a pris la place de l’action alors qu’auparavant elle n’était la que pour l’accompagner. L’action se résume à un pauvre quart d’heure de kung fu disséminé dans tout le métrage.

Tant mieux que « Rob.b.hood » ne sorte pas au cinéma. Il ne reste plus longtemps a attendre « Rush Hour 3 » et on peut compter sur Bret Ratner pour retrouver de l’action made in Jacky Chan.

 

Viandox

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