cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

04 octobre 2006

CB4

cb4

 

CB4 suit l’évolution d’un groupe de Rap dans les années 90. CB4, nom du groupe est le diminutif de Cell Block 4 ( cellules du block 4 ). Les 3 membres du groupe essayent de se donner une crédibilité dans le milieu du gangsta Rap alors qu’ils sont tous issu de la classe moyenne américaine.

Ce film est à réserver  aux adeptes du rap des années 80-90 parce que pour les autres il n’y a pas grand-chose à voir si ce n’est Chris Rock qui avait déjà un type de jeu disjoncté dans les années 90. Donc si vous aimez le rap old School jetez vous sur le film car il y a quelques morceaux d’anthologie comme la reprise de « Straight outta Compton » des NWA par le groupe de Chris Rock ou un passage assez comique qui rappelle le générique de la petite maison de la prairie sur fond de « I need love » de LL COOL J.  

CB4 est typiquement destinés à une population de nerds nostalgiques du rap old School de la cote ouest et que pour eux. Si vous n’en êtes pas, inutile de perdre votre temps, vous ne seriez pas a même de comprendre l’humour.

  

Viandox

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Bad Company

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Un agent de la CIA infiltré chez des vendeurs d’armes est sur le point d’acheter une bombe atomique quand il est tué. Pour le remplacer dans cette mission périlleuse, les huiles des services secrets font appel à son frère jumeau.

Voila un divertissement digne des films diffusés sur TF1 le dimanche soir. Une bonne dose de courses poursuites en voitures, des rafales d’armes automatiques a profusion, des explosions et de la bagarre. En somme c’est  le menu parfait pour la petite famille qui vit au rythme du rêve américain et qui se goinfre de pizzas.  Rien de mieux pour se changer les idées que de voir Chris Rock faire ses pitreries habituelles en tandem avec Anthony Hopkins qui incarne encore une fois la classe typiquement british.

Bad Company est un film distrayant, on ne souffle pas un instant et on rigole certaines fois grace a Chris Rock encore une fois survolté. Mission accomplie.

Viandox

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03 octobre 2006

Animal Factory

animal_factory

 

La vie d’Edward Bunker se résume en une partie de Monopoly ou toutes les cartes chances portent la mention : « Allez tout droit en prison sans passer par la case départ. ». C’est à l’aube de ses 17 printemps que le jeune Ed est emprisonné pour la première fois et cela durera près de 20 ans. De ses multiples séjours dans les pénitenciers de Californie, Bunker en tirera plusieurs romans semi autobiographiques dont « La bête contre le mur » qui sera adapté par Steve Bucemi pour son premier long métrage sous le titre d’Animal Factory.

Le film est assez fidèle au livre qui raconte l’incarcération de Ron Decker jeune homme bourgeois de 21 ans « tombé » pour vente de drogue. Ron se trouve rapidement un protecteur en la personne de Earl Copen, un dur qui connaît la taule comme personne. Entre les deux hommes il n’existe que des rapports amicaux et, leur complicité est telle qu’ils envisagent même de se faire la belle tous les deux. 

Bucemi s’entoure d’une galerie d’acteurs confirmés pour cette plongée dans l’univers carcéral. C’est un vrai régale de voir Willem Defoe endosser le rôle de Earl Copen tant il est a contre emploi tout comme l’est Mikey Rourke en homosexuel qui rêve de finir ses jours a Paris.

Le réalisateur n’a pas eut à faire énormément de recherches sur l’univers carcéral. Le roman de Bunker était suffisamment bien écrit pour que le film reflète exactement ce qui se passe derrière les murs de cette prison. C’est tellement réaliste que cela ne donne pas envie de se retrouver parmi ces « animaux ».


Viandox

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Mélodie en sous sol

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Après 5 ans de prison, Charles veut se retirer des affaires. Mais avant cela, il prépare le dernier coup pour une retraite paisible au soleil. Avec l’aide du jeune Francis, il va tenter le casse le plus audacieux de sa carrière en braquant les coffres du casino de Cannes. 

Mélodie en sous sol est le océan’s eleven français. Les deux films étant tournés à 30 ans d’intervalle, la technologie n’est pas la même mais l’esprit reste identique. Il suffit juste de remplacer la couleur par le noir et blanc et le Belagio par le casino d’été de Cannes. Pour les tètes d’affiche de son film, Henry Verneuil a choisit Jean Gabin pour incarner Charles et, pour lui donner la réplique il fait appel au jeune mais déjà expérimenté Alain Delon. Et pour ne vraiment pas louper le coche, Verneuil fait appel à Audiard pour donner une saveur supplémentaire aux dialogues. Tous ces ingrédients réunis donnent un polar noir efficace de la grande époque du cinéma français avec une fin assez surprenante. 

Viandox

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02 octobre 2006

Présentateur vedette : la légende de Ron Burgundy

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Dans les années 70, Ron Burgundy est présentateur vedette à la télévision locale de San Diego. Quand le féminisme entre à la rédaction sous la forme de la présentatrice ambitieuse Veronica Corningstone, Ron se montre tolérant tant que cette dernière reste à sa place. Mais quand celle-ci se campe derrière le bureau des actualités, une véritable guerre se déclenche entre les deux journalistes...

Ce film tiré de faits réels est une comédie complètement loufoque qui tape souvent en dessous de la ceinture et il faut avouer que ça fait bien rire. On y retrouve avec délectation Will Ferrell qui incarne le présentateur vedette du film accompagné de sa bande de potes venus en nombre pour des cameos hilarants.
( Ben Stiller, Steve Carell, Luke Wilson, Vince Vaughn et Jack Black ).

Viandox

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My own private Idaho

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"Gone to soon" ou "Too young to die" sont deux chansons qui pourraient retracer le parcours fulgurant de River Phoenix. Au même titre que Jeff Buckley ou James Dean, River Phoenix est mort trop tôt. C'est à 23 ans qu’il fut foudroyé par une overdose alors qu'il avait du talent à profusion.

Le film qui gravera sa présence a jamais dans l'histoire est le chef d'oeuvre de Gus Van Sant. C’est un road movie qui mène Scott ( Keanu Reeves ) et Mike ( River Phoenix ) deux jeunes hommes prostitués des états unis jusqu'a Rome. Pendant cette fuite en avant, on découvrre les doutes, les peurs et le déseuvrement de ces deux jeunes éphèbes.
Les acteurs principaux sont d'une justesse accablante. River Phoenix a peine âgé de 20 ans y est resplendissant dans son rôle de prostitué narcoleptique. La réalisation de Van Sant est très classique mais le travail sur la lumière des deux chefs opérateur John C Campbell et Eric Alan Edwards est magnifique.

Gus van Sant se passionne souvent pour les laissés-pour-compte. Ici il atteint la perfection qu'il aura essayé en vain de recrée avec Gerry il y a quelques années. Malgré d'excellent films comme Will Hunting ou à la recherche de Forester, il faut croire que le réalisateur n'aura été touché par la grâce qu'une seule fois... ou peut être pas, le futur nous le dira.  

Viandox

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Violent cop

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Azuma, flic taciturne et violent se lance dans une vendetta contre un clan de yakuzas après la mort d'un de ses collègues. Son esprit solitaire et ses méthodes border-line lui vaudront d'être limogé de la police mais cela ne l'arrêtera pas pour autant dans sa guerre contre la mafia.

Prévu comme acteur principal sur ce film, Takeshi Kitano remplace au pied levé Fukasaku ( le réalisateur de Battle Royale ). C'est son premier film mais pourtant, il trace déjà les grandes lignes de son cinéma. Des plans simples, souvent en caméra fixe, de longs moments de silence et une violence crue.
Si la réalisation et la lumière ne sont pas le point fort de Violent cop, Kitano l'acteur crève l'écran, dans son rôle de flic que l'on pourrait facilement comparer à Dirty Harry qui préfère la bonne vieille méthode du "je cogne et ensuite je cause".

Violent cop fait office de tapis rouge pour Kitano qui n'en aura pas finis de réaliser des films violents. Il se mettra souvent en scène dans des rôles de Yakuzas ( Sonatine, Hanna-Bi ) jusqu'a son dernier film Takeshi's ou il s'amuse a déstructurer toute sa filmo.

 

Viandox

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Furyo

furyo

 

A Java en 1942, les japonais ont crée un camp de prisonniers ou s'entassent des militaires anglais, australiens, néo-zélandais et hollandais. Le chef du camp, le capitaine Yonoi est un exemple parfait de la tradition du " bushido", et fait regner une discipline de fer.


Furyo est un film exceptionnel sur les camps de prisonniers et les rapports entre les bourreaux et leurs victimes. Il est impressionnant de voir le respect qu'entretient le capitaine japonais Yonoi envers le major Jack Celliers magistralement interprété par David Bowie. Le jeu des deux acteurs est criant de justesse tout autant que celui de Takeshi Kitano dans le rôle du sergent Hana.
Ce film montre l'aveuglement dont font preuve les soldats qui sont persuadés de faire du bien au nom de leur pays en instillant la violence et la tyrannie au sein de leur camp. C'est dans l'ultime scène du film que l'on comprend les propos du réalisateur qui tend à nous expliquer que les deux civilisations que sont l'orient et l'occident  peuvent cohabiter et se comprendre malgré leurs différences.


Brillant est l’adjectif qui sied le mieux au ce film tout comme à la musique du compositeur Ryuichi Sakamoto. Les deux œuvres sont en symbiose parfaite et le résultat relève de l'excelence.

 

Viandox

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Papillon

papillon

 

Henri "Papillon" Charrière, un malfrat de petite envergure, est jugé à tort pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Celui-ci est condamné à vie dans une prison d'une colonie française : le bagne de Cayenne. Mais Papillon n'a qu'une seule idée en tête : s'évader.
Malheureusement, ses régulières tentatives sont toujours restées sans réussite. Devant son acharnement, les dirigeants l'envoient sur Devil's Island, une prison dans la prison, dont jamais personne n'a réussi à s'échapper. Une épreuve terrible pour Papillon, qui découvre l'enfer de l'environnement carcéral...

C'est vrai qu’avec Papillon, on a droit à une sacrée performance d'acteurs de la part de Steeve Mc Queen et de Dustin Hoffman. On n’a d’yeux que pour eux tant leur interprétation est brillante dans ce film qui dépeint les atroces conditions carcérales des bagnards à Cayenne. Malgré l’époustouflante émotion transmise par ces deux monstres du cinéma, on a vite fait de s’ennuyer. Les autres acteurs sont presque relégués au rang de figuration tant l’intrigue leur laisse peu de place et le film est définitivement trop long pour laisser le spectateur en haleine.

 

Viandox

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Les parasites

parasites

 

C'est décidé. Le soir du réveillon organisé par Brigitte, Oulage la séduira et l'embrassera enfin. Il a tout prévu. C'est le moment ou jamais, car Brigitte a organisé une soirée costumée dans la maison de ses parents. Il a tout prévu... sauf la présence a la fête d'une bande de parasites particulièrement tenaces: une ex-petite amie alsacienne qui s'accroche, un brigadier de police maniaco-dépressif, un drogué en manque, une ravissante Cubaine en quête de papiers et bien d'autres encore qui vont tout faire pour empêcher son entreprise de séduction.


C'est la grande foire du rire ce film, c'est du n'importe quoi en barre. La galerie de personnages qui jouent les uns moins bien que les autres, un scénario inexistant, Elie Semoune dans un rôle où il déploie tout son sens comique. Je ne sais pas ce qui me fait rire a chaque fois que je visionne ce film mais que ce que c'est bon de rire non stop pendant une heure et demie.


Les parasites est a ranger au coté de Zoolander tant les deux films utilisent le même registre d'humour nonsensique. Un chef d’œuvre d’humour absurde a ne pas conseiller. Sauf a ceux qui veulent rire a ne plus pouvoir en respirer.

 

Viandox

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