02 octobre 2006
Serial noceurs

John et
Jeremy adorent s'inviter aux mariages de parfaits inconnus, profiter de la
table, du bar et des jeunes filles qui sont toujours plus romantiques ces
jours-là. Leurs méthodes sont infaillibles et leur palmarès impressionnant. Lorsqu'ils
apprennent que la fille de William Cleary, un haut fonctionnaire, va se marier,
l'occasion est trop belle. Cette incruste-là sera leur chef-d'oeuvre, l'éclate
totale au milieu du gratin à qui ils vont encore raconter n'importe quoi. Pourtant,
cette fois, les choses dérapent...
Dans la première moitié du film, Owen Wilson et Vince Vaughn nous montre
comment élever le squattage de mariages au rang d'art. Les deux compères sont
hilarants et le scénario les laisse faire le show. Par contre, la seconde
moitié du film est plus plate, le loufoque laisse place à un mélo qui ressemble
à ce que les studios hollywoodiens ont déjà produits pour faire pleurer dans
les chaumières.
Pour les
fans du « Frat pack » et pour les autres, Serial noceurs est un exercice
excellent. Ca n’arrangera pas vos problèmes d’abdos mais au moins, ça fera
travailler vos zygomatiques.
Viandox
Goal

Lorsqu'à
l'âge de dix ans, Santiago Munez passe la frontière mexicaine pour aller vivre
aux Etats-Unis, il n'a qu'un rêve : devenir un grand joueur de foot.
Aujourd'hui repéré par un ancien footballeur, Santiago part pour l'Angleterre,
pays étranger où le foot est une religion et le terrain de Newcastle une
cathédrale. Pour être engagé dans l'un des clubs les plus prestigieux du monde,
il va devoir prouver qu'il a le talent et le cran nécessaire.
Grâce à
Goal on passe un agréable moment à voir
l'ascension de ce chicano même si le football est moins télévisuel et moins
impressionnant que son cousin américain.
Si vous avez passé l’age de 14 ans et que vous en avez finis avec des rêves où
vous devenez une star mondiale du foot, vous pouvez toujours réserver ce film
pour les jours de pluie.
Viandox
Le maitre d'armes

Huo Yuanjia
rêve depuis sa plus tendre enfance de se consacrer aux arts martiaux.
L'opposition de son père, lutteur réputé, ne fera que renforcer sa
détermination : Yuanjia décide d'apprendre les techniques de combat par ses propres
moyens et se lance dans un entraînement intensif avec pour partenaire son ami
Nong Jinsun...
Les années passent, les victoires s'enchaînent, tandis que la vanité et
l'arrogance du lutteur deviennent chaque jour plus insupportables. Lorsqu'un de
ses jeunes apprentis est blessé par le maître Chin, Yuanjia défie ce dernier et
n'hésite pas à le tuer. Cette "victoire" sera fatale aux deux êtres
qu'il chérit le plus au monde : sa mère et sa fille.
Le scénario est complètement balisé. On sait d'avance ce qui va se produire une
demie heure plus tard mais ceux qui vont voir ce genre de films pour le
scénario sont bien peu nombreux. Le réel attrait de ce film se situe plutôt au
niveau des combats. Jet Li malgré ses 40 ans passés en a encore sous sa botte
et il le démontre ici dans des combats furieusement violents. Il est aidé par
des câbles et des chorégraphies réglées comme du papier a musique par Yuen Woo
Ping.
Pour son
dernier film martial, Jet Li donne tout ce qu'il a. Sa prestation est aussi
impressionnante que celle d’ « Il était une fois en Chine » tourné
vingt ans plus tôt. Ce retour de Li au film en costume est une vraie aubaine
pour le spectateur qui en prends plein ses mirettes pendant près de deux heures.
Viandox
03 août 2006
Ali
Des bas
quartiers a la gloire. De l’interdiction de boxer à son second titre de
champion du monde. De Cassius Clay a Mohamed Ali… Voila en quelques mots la
philosophie du film retraçant la vie du plus célèbre boxeur afro américain de
tous les temps.
Personne n’aurait
crut qu’un jour le maigrelet Will « Prince de Bel Air » Smith incarnerait
une légende tel que Mohamed Ali. Pourtant il l’a fait. Il a pris 17 kilos de
muscles pour endosser le costume de cette légende de la boxe. Il a quitté
momentanément la « cool attitude » qui le caractérise dans la
majorité de ses rôles pour aborder celui-ci avec plus de sérieux. Il s’est transformé
en un être arrogant avec un ego surdimensionné pour coller au plus près du
personnage d’Ali. Dans ce rôle qui reste le meilleur à son actif, Smith
illumine le film. Cette transformation, on la doit a Michael Mann qui a sut le
diriger alors que d’autres réalisateurs l’auraient laissé agir « en roue
libre ».
Avec Ali,
Mann s’essaye encore à un nouveau genre, celui du biopic tant apprécié par les
spectateurs. Surtout quand la discipline est aussi « cinévisuelle »
que la boxe.
Question image,
c’est comme toujours chez Mann d’une maniaquerie sans faille. Donc rien a
redire et du coté du scénario, rien de nouveau puisqu’on connais déjà la fin de
l’histoire. Coté musique, Mann matisse son film de soul assez entraînante qui
ferait presque lever n’importe qui de son siège pour bouger et coté casting,
pour seconder Will Smith, le réalisateur fait appel au génial Jamie Foxx
découvert quelques années plus tôt dans « l’enfer du dimanche » de
Stone
Mann est un
magicien. Comme un prestidigitateur, il met la vie de Mohamed Ali en lumière
mais, gomme le négatif du personnage. Il ne fait presque pas allusion aux
relations tumultueuses qu’entretient le boxeur avec la gent féminine et,
surtout il décide d’arrêter son film au zénith de la carrière d’Ali. Quelque
part, il aurait presque raison tant la fin de la carrière du boxeur cadre mal
avec le soin que le réalisateur insuffle dans ses films.
Les séquences
de boxes feraient presque passer « Raging Bull » pour un film amateur.
L’interprétation de Will Smith tient de l’opération divine tant l’acteur a
réussit a se fondre dans le personnage du légendaire boxer. La bande son sulfureusement
soul accompagne parfaitement les images et la réalisation est comme souvent
chez Mann un régal. Il n’y a rien à jeter du film, même pas les deux heures
trente qui passent à une vitesse éclaire.
Viandox
31 juillet 2006
Révélations
Jeffrey Wigand, ancien chercheur dans l’industrie du
tabac et Lowell Bergmann journaliste d’investigation sont sur le point de faire
une révélation sur le tabac aussi explosive que la bombe H : Les
fabricants de tabac rajoutent aux cigarettes des substances pour accroître
l'accoutumance du fumeur. Ces substances seraient aussi efficaces que des drogues
dures pour l’organisme humain. Les deux hommes se battrons jusqu’au bout pour
faire émerger cette vérité hermétique au dépends de leurs vies et de leurs
carrières.
Avec « révélations » Mann s’attaque au
film d’investigation. Au passage il éclabousse les la justice, le monde de la
télévision et surtout l’industrie du tabac. Il se base sur un fait réel pour créer
de toute pièce ce thriller haletant puisque un procès contre Phillip Morris
était encore en cours lors du tournage. Bien évidement, le réalisateur s’entoure
d’excellents acteurs. Il rappelle l’immense Al Pacino avec qui il a déjà travaillé
sur « Heat » pour lui donner le rôle de Lowell Bergmann et lui
adjoint Russel Crow qui est somptueux dans son interprétation de Jeffrey Wigand.
Comme à chaque fois chez Mann, la réalisation est brillante et envolée mais
pour s’exprimer sur ce sujet sensible, il a opté pour la sobriété absolue.
Si vous aimez les films comme « les hommes du
président » ou les récents « Syriana » et « The constant
gardener », vous aimerez «
Révélations ». C’est un film de studio mais pourtant Mann garde une si grande
liberté de mouvements et de pensée qui cela lui permet d’apporter un ton
résolument réaliste a son métrage.
Viandox
30 juillet 2006
Heat
Suite au
braquage d’un fourgon blindé qui tourne mal, 3 convoyeurs sont tués. Vincent Hanna
flic de haut vol fait la chasse à Neil Mc Cauley et à son équipe de braqueurs disciplinée
et prêt à dégainer a tout moment. Les deux hommes se respectent énormément mais
Los Angeles est une ville trop petite pour eux. Il ne doit en rester qu’un.
J’en ai rêvé,
Michael Mann l’a fait. S’ils se croisent dans le second volet du parrain, c’est
Mann qui fait se rencontrer Al Pacino et Robert De Niro. En enrôlant deux
monstres sacrés du cinéma américain encore en activité, Mann frappe très fort. Même
si la présence des deux hommes crève littéralement l’écran, ils ne sont pas les
seuls facteurs de réussite du film. Depuis le succès « Du dernier des
mohicans », Mann s’est embourgeoisé. Il voit plus grand, plus chère, il rêve
et par la même occasion nous fait aussi rêver. Heat n’a plus grand chose à
avoir avec « L.A Takedown », la version télé réalisée par Mann
quelques années plus tôt. Si le scénario reste le même, pour la version ciné les acteurs sont remplacés
et le budget décuplé. L’exemple le plus flagrant de cette explosion de budget
est la scène de poursuite filmée dans le
quartier des affaires de Los Angeles. La scène ressemble a de la guérilla
urbaine. Des milliers de munitions sont utilisées, d’énormes moyens sont mis en
œuvre pour les effets pyrotechniques mais le plus impressionnant c’est ce
fameux quartier d’affaires fermé pendant plusieurs jours car Mann n’avait l’autorisation
que d’y tourner les dimanches matins.
Mann met les
petits plats dans les grands avec Heat. C’est un polar nerveux ou l’action est
spectaculaire. Le scénario intelligent évite le manichéisme et nous ramène dans
notre enfance quand on rêvait en 16/9 eme en jouant aux gendarmes et aux voleurs. Le charme agit d’autant
plus qu’ici le gendarme s’appelle Pacino et que le voleur se nomme De Niro.
Viandox
Le dernier des mohicans
Au milieu
du 18eme siècle, alors que les anglais combattent les français pour s’établir
sur le sol américain, trois chasseurs mohicans traversent les Amériques pour
protéger une jeune aristocrate anglaise pourchassée par des guerriers de la
tribu des hurons
Chaque grand réalisateur a son film épique. Pour Kubrick c’était Barry Lindon,
pour Spielberg c’était la liste de Schindler, pour Ridley Scott c’était
Gladiator, etc.… Chez Michael Mann le chef d’œuvre s’appelle « Le dernier des
mohicans ».
Ce film à une place a part dans la filmographie de Mann puisque jusqu'à
présent, malgré la qualité intrinsèque de ses métrages, il n’a jamais réussit a
frôler la perfection comme c’était le cas avec Le dernier des Mohicans.
A partir de ce film Mann est reconnu par le grand public. Le dernier des
mohicans reste à ce jour le plus gros carton de Mann au box office.
Comme souvent Mann s’appuie sur un roman et fait appel a un casting solide avec
Daniel Day Lewis et Madeleine Stowe en chefs de file. Mann nous gratifie du coté
de l’image de plans sublimes de la nature. Lui qui est habitué à filmer le
béton la nuit, ici il magnifie les paysages rocheux et nous en met plein les
yeux. Coté musique, Mann engage Trevor Jones. Sa musique est en osmose complète
avec les images et contribue à donner au film son statut mythique.
Le dernier des mohicans est le chef d’œuvre de Mann. Il quitte temporairement
la ville et rejoint la nature pour nous compter cet épisode de l’histoire des
amériques. Tout est parfait dans ce film qui mêle avec brio le spectaculaire et
le roman historique.
Viandox
Manhunter / Le sixième sens
Will Graham
un ancien profiler du FBI retiré depuis 3 ans est appelé en renfort pour
coincer un serial Killer qui se fait appeler « Dragon Rouge ». Il a déjà décimé
deux familles et avant qu’il ne recommence son macabre rituel, le FBI doit a
tout prix l’arrêter. Pour l’aider dans sa lourde tache, Graham fait appel a un
serial killer qu’il a lui-même mis derrière les barreaux : Le docteur Hannibal
Lecter
Si c’est grâce à l’interprétation magistrale de Anthony Hopkins que l’on se
rappelle d’ Hannibal Lecter, c’est sous les traits de Brian Cox que le docteur
voit le jour au cinéma. En effet, pour son troisième film Michael Mann adapte a
l’écran le roman de Thomas Harris : Dragon Rouge.
La version de Mann est bien évidemment sans commune mesure avec l’adaptation
que Brett Ratner fera du roman dans les années 90. Ici tout sonne juste à
commencer par l’interprétation monumentale de William Petersen (Grissom des
experts Las Vegas) dans son rôle de profiler complètement en phase avec les
angoisses et les désirs du Dragon Rouge.
Concernant l’image, Mann nous gratifie de superbes plans comme à son habitude
mais ce en quoi le réalisateur excelle dans Manhunter c’est cette ambiance
glauque a vous glacer les veines. Il lui suffit de demander au comédien qui
incarne le dragon rouge d’enfiler un bas sur la tète pour donner au spectateur
la chair de poule.
Le seul point négatif que je noterai, serai l’utilisation de filtres verts et
bleus utilisés par Mann. Ces artifices tirent carrément le film vers les années
80 alors qu’il aurait très bien put rester intemporel.
Ce thriller psychologique est aussi puissant que le silence des agneaux de
Jonathan Demme et éclipse complètement le remake de Brett Ratner. Le travail
fournis par Mann est encore une fois impressionnant de justesse. Manhunter est
un thriller de haute volée qui a ravira les fans du docteur Lecter et les
amateurs de films a suspens.
Viandox
Le solitaire
Après 11
ans de prison, Franck rêve d'une vie meilleur. D'une vie où il n'aurait plus a
percer des coffres-forts pour vivre. Avec sa nouvelle femme, il voudrait se
retirer des affaires. Il accepte pour cela un coup qui va le mettre à l'abri financièrement
définitivement. Hélas, coincé entre la mafia locale et des flics pourris, les
plans de Franck ne vont pas se dérouler aussi facilement qu'il le souhaitait.
Pour son premier film sorti au cinéma, Mann dévoile déjà ses intentions pour
les prochains films. Il tourne pratiquement tous les plans du
"solitaire" de nuit pour prévenir qu'il aime filmer les villes de
nuit et qu'il recommencera l'expérience. Il nous raconte l'histoire d'un type (interprété
par James CAAN) qui essaye de se sociabiliser mais qui est rattrapé par ses
démons comme la majorité des héros de ses autres films. Il impose un rythme
assez lent au spectateur et se concentre sur la psychologie des personnages plutôt
que sur l'action.
Le solitaire qui rappelle le Samouraï de Melville a été boudé par la critique
et surtout par les spectateurs alors que Mann prends un soin presque
chirurgical à poser la première pierre de l'énorme édifice qu'il entends bien
construire a fil des ans. Mann accouche d'un polar nocturne efficace qui est
très plaisant à regarder
Viandox
29 mai 2006
Midnight run
Le buddy
movie (« film de copains » en anglais) est un genre de film qui consiste à
placer dans l'intrigue principale deux héros très différents (souvent, des
policiers, l'un Noir, l'autre Blanc) qui se doivent de travailler ensemble, ce
qui provoque entre eux des problèmes de communication mais ils finiront par
s'entendre et s'apprécier.
Wikipédia
Jack Walsh
un ancien flic reconverti en chasseur de prime accepte une mission périlleuse.
Il est chargé de ramener Jonathan Mardukas a Los Angeles. Walsh et son prisonnier
vont donc traverser les USA avec a leurs trousses le FBI conduit par le pugnace
agent Alonzo Mosely, la mafia et Marvin Dorfler un chasseur de prime idiot
engagé par le patron de Walsh.
Coincé dans
la filmographie assez dense de Robert de Niro, Midnight run est une vrai perle
d’humour et d’action. Un film ou le rythme ne faiblit jamais et ou chacun des
dialogues entre Walsh et le « Duc » donne lieu a un fou rire tant le script est
bien écrit. Ce film n’est certes pas un chef d’œuvre comme le couple
Scorsese/De Niro a sut en accoucher mais le réalisateur Martin Brest livre ici
un travail honnête qui a malheureusement été oublié par le grand public.
Si vous
aimez les seconds couteaux, foncez !!! Ils sont en nombre élevé dans ce film et
leurs interprétations respectives sont fabuleuses a l’image de Dennis Farina,
Yaphet Kotto et Joe Pantaliano pour ne citer que les plus célèbres.
Viandox







