cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

28 mai 2006

Cry Baby

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Leader d’un gang de rockers dans l’Amérique puritaine redneck, des années 50, Wade « Cry Baby » Walker est fou amoureux de la jeune Alison. Cet amour est impossible car ils ne font pas parti du même monde. Cry Baby est un « marginal » qui fréquente les siens alors que Alison est issue d’une « bonne » famille.

Cette version de Roméo et Juliette réalisé par John Waters est un grand n’importe quoi. Le film est une comédie musicale rock ainsi qu’une galerie de « gueules cassées ». Ce concept est originale mais pèche par ses excès. Les acteurs sont en roues libre et sur jouent tous affreusement et le coté trash du film de Waters est dérangeant.

Bref, ce film est fait pour les midinettes qui souhaitent voir Johnny Depp jouer le bad boy engoncé dans son blouson de cuir noir entonner des chansons qui rappellent celles d’Elvis Presley. Par contre il ne faut pas avoir peur de la vulgarité qui émane de ce fourre-tout.

Viandox.

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13 mai 2006

Frantic

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Le docteur Walker et sa femme Sondra, deux citoyens américains arrivent à Paris pour un congrès médical. Quelques heures après, la femme du médecin disparaît. Walker part à sa recherche et se retrouve au beau milieu d’une affaire qui le dépasse complètement. D’une part, parce qu’il ne connaît pas Paris et d’autre part, parce qu’il ne parle pas la langue de Molière. Pour le guider dans la capitale aux antipodes de l’image de carte postale qu’on lui prête souvent, Walker sera aidé par Michelle, une jeune femme française interprété par la toute jeune Emmanuelle Seigner.

Le travail de Polanski pour son premier film tourné en France est prodigieux. Tout du moins pendant la première heure du métrage. L’ambiance y est électrique, le suspens est haletant et, Harrison Ford dans le rôle du docteur Walker est comme a son habitude impérial. On pourrait presque parler de film hitchcockien tant il y a des similitudes dans la construction du récit. Une scène se déroulant sur les toits de Paris rappelle étrangement la première scène de Vertigo.

Bref, Polanski cisèle ce polar comme un orfèvre mais, le diamant qu’il travaillait se transforme vite en vulgaire pièce de charbon. C’est assez frustrant car l’ambiance mise en place par le réalisateur retombe comme un soufflet et il ne reste qu’au final plus que l’histoire de Walker qui recherche sa femme et un rythme mou pour aller au bout des 2 heures de Frantic.

Viandox

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L'épouvantail

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Palme d'or a Cannes en 1973, ce film relate la dérive a travers les USA de deux paumés. Le premier ( Gene Hackman ) sort de prison et rève de monter un lavomatic avec l'argent qu'il a économisé à St Quentin. L'autre ( Al Pacino ) rentre chez lui après plusieurs années de marine pour retrouver sa femme et son enfant âgé de 5 ans qu'il ne connaît pas.

Les deux protagonistes ayant des caractères diamétralement opposés, ce film transmet un message sur la tolérance et sur l'acceptation de l'autre tel qu'il est.

Si le message que Jerry Schatzberg transmet dans son film est si fluide et si compréhensible, c'est grâce à l'interprétation de ces deux monstres sacrés du cinéma américain que sont AL Pacino et Gene Hackman.

Ce road movie empli de tendresse avec un duo aussi mythique que Laurel et Hardy est à découvrir d'urgence. Oublié de tous, inconnu pour beaucoup, cette deuxième collaboration entre Schatzberg et Pacino après Needle Park est un vrai joyaux.

 

Viandox

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17 avril 2006

Carton rouge

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Danny Meehan, l’ancien capitaine de l’équipe nationale de football d’Angleterre prends 3 ans ferme de prison suite a l’ agression d’un agent de police. Arrivé au pénitencier de Longmarsh, il va former et entraîner une équipe de prisonnier afin d’affronter l’équipe des gardiens.

Surfant sur le succès acquis en jouant la brute épaisse dans les films de Guy Ritchie, Vinnie Jones ancien joueur de Chelsea endosse le rôle de Danny Meehan pour ce film qui rappelle « A nous la victoire ». Pelé et Stallone laissent donc la place a Vinnie Jones, Jason Statham et toute la galerie de gueules fréquemment employés dans les films de Guy Ritchie pour un spectacle pitoyable.
Il faut attendre près d’une demie heure pour voir le premier toucher de balle et, le match opposant les mâtons aux tôlards est filmé si fadement qu’on croirait voir un derby Metz-Strasbourg.

Quand on voit le travail du réalisateur , on comprends tout de suite pourquoi c’est son unique film. Il n’y a rien a prendre dans ce film. Fuyez !!!!

Viandox  

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15 avril 2006

Comme un chien enragé.

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Brad Jr envisage autre chose que continuer à fumer de l’herbe et boire des bières dans son future. Il voudrait ressembler à son père et gagner sa place dans le syndicat du crime dirigé par Brad Sénior. Pour ce faire, le jeune homme forme avec son demi-frère et ses amis un gang pour dérober des tracteurs. L’affaire tourne mal et la jeune bande de gangsters se retrouve derrière les barreaux. Quand Brad Jr est libéré sous caution il se rend compte que ses amis ont été éliminés pour ne pas nuire aux affaires de Brad Sénior.

Attention, chef d’œuvre inside. Ce film tiré d’un fait réel n’a pas eut le succès qu’il mérite. Le face a face Chistopher Walken / Sean Penn dans les roles de Brad Senior et de Brad Junior est intense et leur interprétation tellement juste que rien que pour ce moment de cinéma, on peut ériger Comme un chien enragé au rang de film culte.

Viandox 

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08 avril 2006

Street fighter

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« La série des films de Sonny Chiba : Le street fighter , le retour du street fighter et la sœur du street fighter […] Sonny Chiba c’est le numéro un de tous les spécialistes en art martiaux du cinéma de tous les temps »

Quand Quentin Tarantino écrit ce dialogue pour le scénario de True Romance, il n’y a pas grand monde qui sache vraiment qui est Sonny Chiba et encore moins le street fighter. C’est une chose réparée a présent avec la sortie d’un triple dvd aux édition HK a la gloire de ce castagneur.

Street fighter a été crée par le studio de cinéma japonais Toei pour concurrencer les films de Bruce Lee. Le héros du film, Takuma Tsurugi est un mercenaire expert en art martiaux qui se vends au plus offrant. Dans cette première aventure de la série de 3 films, il est confronté à triade chinoise présente au Japon qu’il va éradiquer a la seul force de ses mains.

Comme d’habitude dans ce genre de productions, le héros est amené a se battre contre des vilains qui sont ridicule tant leur jeu est stéréotypé. Sonny Chiba qui n’a pas la grâce de Bruce Lee, utilise toute son énergie pour insuffler aux combats une violence extrême qui fera d’ailleurs la marque de fabrique de cette série.

Si la série n’a pas connu le succès, c’est avant tout parce qu’elle s’est fait éclipser par les prestations de Bruce Lee dans ses différents films. En revanche, c’est un réel plaisir de découvrir ce film qui réunit tous les ingrédients pour composer une bonne soirée avec des combats de bonne facture.

Viandox

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06 avril 2006

Seoul Raiders

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Suite au succès au box office de Tokyo raiders en l’an 2000, un producteur malin a décidé de reprendre le concept du film en exportant l’action et les comédiens dans la ville de Séoul. C’est donc tout naturellement que l’on retrouve Tony Leung dans la peau d’un James Bond chinois entouré comme il se doit de jolies assistantes.

Prenez des acteurs en vogue en Chine comme Tony Leung, Shu Qi et Richie Ren, un réalisateur de films a fort potentiels commerciaux comme Jingle Ma, des combats de kung fu, des jolie actrices coréennes et Séoul comme toile de fond. Mettez-le tout dans un shaker, secouez le tout et servez frais. Vous obtenez un Ocean’s Twelve chinois. Cette série B décontractée n’a pas d’autre ambition que celle de divertir les spectateurs. Et coté divertissement, on est servi. Les combats réglés avec brio par Ailen ponctuent le film et quand il faut tataner, tout le monde met la main a la pâte…Tony Leung le premier.

Coté gent féminine, c’est Shu Qi qui assure le minimum avec un rôle assez proche de celui qu’elle interprétait déjà dans le transporteur. En gros, sa présence n’a pas d’autre intérêt que de montrer son joli minois et d’assurer le quota féminin du film.

Et pour finir, on a droit a une destination exotique puisque le film se déroule à Séoul. Ca fait des vacances gratuites pour les acteurs mais sincèrement, le film se serait déroulé dans un autre pays, on y aurait vu que du feu car le peu de plans de la capitale coréenne ne mettent pas en valeur cette jolie ville.

Tony cabotine, les acteurs sont doublés pour les séquences de kung fu, les rôles des assistantes coréennes de Tony sont inutiles mais peu importe, le film de Jingle Ma est honnêtement réalisé et on ne s’ennuie pas un instant. Voilà encore un film qui fait bon ménage avec la soirée pizza pour le plus grand malheur de ma diététicienne.



Viandox

 

 

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Initial D

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Après l’énorme succès populaire de la trilogie Infernal Affairs, le tandem Alan Mak et Andrew Lau revient derrière la caméra pour transposer le manga Initial D sur grand écran. Ils délaissent pour un temps l’univers du polar pour se consacrer à un film sur la course automobile. Pour Andrew Lau, ce n’est pas une première puisqu’il a déjà réalisé en 1999 un film dans la même veine répondant au nom de Legend of speed.

Initial D est un manga japonais sur les courses automobile de rue qui est devenu ultra populaire en Chine et, c’est donc tout à fait logique qu’il ait été adapté au cinéma. N’ayant jamais vu d’épisodes de l’animé, il me sera difficile de le comparer au film et, de toute façon ce n’est pas mon but.

Donc quand on parle de film sur les courses automobile, j’imagine un univers qui fait la part belle aux véhicules tunnés, a la vitesse, au rap et aux jeunes femmes dénudées. J’imagine un film qui serait comme un clip de rap d’une heure trente. Heureusement, le scénario est écrit assez intelligemment pour ne pas tomber dans les travers qui font de Fast and Furious de Rob Cohen un film gonflé a la testostérone complètement dénué de sens.

Ce n’est pas un héros sans peur et sans reproche que le film nous présente. C’est un jeune homme de 18 ans aux antipodes du bad guy bodybuildé qui se pose en défenseur de la veuve et de l’orphelin. Takumi Fujiwara est un antihéros ou plutôt un héros qui ne s’est pas encore découvert. C’est Jay Chow qui a la lourde tache d’incarner Takumi. Si on connaît l’éphèbe d’origine taiwanaise, c’est surtout pour sa voix qui fait craquer les midinettes asiatiques. Coté cinéma, le chanteur doit encore faire ses preuves puisque c'est ici son premier role. 

A l’instar de l’image qu’il renvoie dans ses clips, Jay joue ici un jeune homme timide et introverti. C’est un rôle qui lui va comme un gant. Le reste du casting est lui aussi impeccable a l’image du vétéran Anthony Wong ou de Jordan Chan. Le premier interprète Bunta père de Takumi, ancien coureur automobile tombé dans l’alcoolisme depuis la mort de sa femme. Et, le second est Kyouichi Sudou meilleur amis et accessoirement side kick comique de Takumi.

Le film se déroule presque exclusivement sur le mont Hakina au Japon. Ses virages tortueux, ses chicanes meurtrière et ses lignes droites font de ce spot un terrain idéal pour organiser des courses clandestines. Ici pas d’arrêt au stand pour le ravitaillement et pas de changement de pneus. Il n’y a de la place que pour la vitesse et les montées d’adrénaline provoquées par les accélérations des monstres bouffeurs de bitume. Takumi lui, empreinte cette route pour effectuer des livraisons quotidiennes de tofu pour son père. Pressé de rentrer chez lui, il dévale cette route qu’il connaît comme sa poche puisqu’il la pratique depuis l’age de 13 ans. C’est presque en somnolant qu’il conduit la vieille tofu mobile de son père. Un soir alors qu’il regagne ses pénates, il bat un des compétiteurs et, a partir de ce moment la, il devient une vraie légende du mont Hakina a tel point que des coureurs automobiles professionnels viennent de tous les coins du Japon pour le défier.

Le concept de base laisse rêveur : Takumi au volant de son antique Toyota Trueno AE86 affrontant des pilotes dont les voitures sont plus rapides et plus moderne. L’arme fatale de Takumi étant une voiture qu’il connaît aussi bien que la route parcourant le mont Hakina. Malheureusement, si le film peut séduire les adolescentes chinoise grâce aux charmes de Jay Chow, les fans de courses automobiles resterons sur leur faim. Pour filmer les bolides, Alan Mak et Andrew Lau sont aussi mal inspirés qu’un Gérard Pirès aux commandes du film Taxi. Alors que les courses devraient être aussi fulgurantes qu’un tour de Formule 1 de Burn Out sur Playstation, elles sont molles et mal filmées. A aucun moment on ne sent la tension entre les pilotes.

Viandox

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Enter the phoenix

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Découvert en Europe par le grand public grâce à Shaolin Soccer, Stephen Chow et ses kung-fu comedy font des émules dans les rangs des cinéastes cantonais. Le dernier a s’engouffrer dans la brèche se nomme Stephen Fung. Il utilise le terreau du polar pour planter son décor et nous étonner avec sa réalisation inspirée.

QUI EST STEPHEN FUNG ?

Stephen est un jeune homme de 31 ans a qui tout sourit. Il cumule les activités comme d’autres cumulent les mandats. Tours a tours mannequin, chanteur, acteur et réalisateur, il explose en tant qu’acteur au cinéma en 1999 dans Gen X Cops au coté de Nicolas Tse. Depuis il ne quitte plus les plateaux de cinéma en enchaînant jusqu'à 6 films par an. C’est donc tout naturellement qu’en 2004, Stephen se tourne vers la réalisation.

Avec de sérieux acquis dans le domaine des arts martiaux, un diplôme de graphisme obtenu aux états unis et un producteur répondant au nom de Jackie Chan, Enter the Phoenix ne pouvait faire que des étincelles.

PROMESSES TENUES

L’histoire que raconte le film de Stephen Fung est assez simple : Après la mort du parrain d’une triade, un homme qui se fait passer pour son fils est ramené de Thaïlande pour reprendre l’entreprise familiale. L’imposteur remplace en fait le vrai fils du parrain parce qu’il est gay. Les ennuis arrivent quand le chef d’une triade rivale décide d’éliminer le nouveau venu.

Si le scénario paraît simpliste, c’est pour permettre à Fung de s’affranchir du fond et de se concentrer sur la forme. La réalisation est fluide, inventive et s’inspire du meilleur du cinéma asiatique et américain. Les amateurs de cinéma reconnaîtront d’ailleurs quelques références au cinéma de John Woo et à celui de Tarantino.

Le film n’appartient à aucun style en particulier. Fung navigue entre la comédie qui cogne en dessous de la ceinture, le wire kung-fu et le film de triade avec aisance. Les quelques fois ou j’ai regardé ma montre, c’est à cause de l’humour cantonais que je ne comprends pas. Sinon, les différents ingrédients du film se marient à merveille.

Pour un premier film, le travail abattu est certes considérable. Mais Stephen Fung aurait peut être dut se contenter de réaliser le film au lieu de vouloir multiplier les casquettes. Avec L’armada de bons acteurs présents dans le film, il n’avait pas besoin de se mettre lui-même en scène. Cela aurait vraiment permis d’éviter les flottements au niveau du rythme du métrage. M’enfin, il faut voir ce film comme un exercice de style concluant. Une passerelle vers le monde des réalisateurs doués.

Viandox

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Dragon Ball


L’émission Club Dorothée était un de mes rendez-vous télévisuels préféré pendant mon enfance. Vous vous demandez pourquoi ? Si je vous parle des chevaliers du zodiaque, de Ken le survivant, du collège fou fou fou, de Jayce et les conquérants ou de Nicky Larson, ça doit aussi vous rappeler des souvenirs. En tout cas pour moi, c’était l’époque de la découverte des dessins animés japonais et, plus particulièrement Dragon Ball.

J’EN AI REVE, JOE CHAN L’A PRESQUE FAIT

Dragon Ball, c’est l’histoire de San Goku, un jeune garçon au caractère très joyeux a la coupe de cheveux hirsute qui possède une queue de singe ainsi qu’une force incroyable. Il s’élève tout seul depuis la mort de son grand-père dans un coin perdu du monde. Un jour, il rencontre Bulma, une jeune étudiante à la recherche de 7 boules de cristal magiques aussi appelées les Dragon Ball.

Ces boules de cristal ont un pouvoir magique. Une fois réunies elles permettent d’invoquer un dragon géant ayant le pouvoir d’exaucer n’importe quel souhait ou presque. Seulement, San Goku et sa copine Bulma ne sont pas les seuls à chercher les boules. D’autres personnes nourrissent de funestes rêves comme régner sur le monde. Ce qui, lors des rencontres, je vous le laisse imaginer donne lieu a des combats impressionnants. Les ennemis de Goku sont souvent rompus à des techniques de combat mortelles mais le jeune homme possède des armes non conventionnelles comme son bâton magique pour les affronter.

Quand j’ai entendu parler d’une adaptation live de cet univers, je n’ai pas hésité à me porter acquéreur du DVD. Sitôt rentré dans mes pénates, je glisse le précieux dans mon lecteur, m’installe confortablement dans mon canapé et comme dirait Nadia de sa voix horripilante et nasillarde, c’est parti pour le show. J’espérai simplement que le réalisateur ne serait pas un tâcheron car, retranscrire en une heure trente une saga qui a duré près de dix ans sur le petit écran est une entreprise extrêmement périlleuse. Première désillusion, C’est l’illustre inconnu Joe Chan qui s’y colle…

DU BON GROS « Z » QUI TACHE

Pour cette co-production Philippino-Taiwanaise. Le réalisateur a pris quelques libertés par rapport au matériau de base. Les personnages de Krilin et de Petit Cœur sont passés à la trappe. On retrouve donc Goku, Bulma et le charismatique tortue Géniale sillonnant les routes de je-ne-sait-quel-pays pour retrouver les dragon Ball et ressusciter le grand-père de Goku. Le vieil homme a été tué par l’armée du vilain méchant pas très beau Roi Horn. En chemin, les 3 compères rencontrent d’autres combattants comme l’homme cochon pour leur double quête : Retrouver les Dragon Ball et réduire le Roi Horn a l’état de cendre.

Ne cherchez pas de dimension philosophique dans le film parce que vous n’en trouvez pas. En revanche ce que vous trouverez, ce sont des similitudes avec Le roi singe de Jeffrey Lau avec Stephen Chow. Il n’y a Rien d’étonnant la dedans puisque le manga et le film de Lau s’appuient tous deux sur le même compte chinois. Dans Le film de Lau, les combats sont magnifiques et les moments de comédie sont hilarants grâce au talent Stephen Chow. Par contre si Dragon Ball m’a fait rire c’est surtout à cause de sa facture kitch et ses effets spéciaux.

UN BUDGET RIDICULE



Le budget aussi restreint que celui d’un épisode de Bioman et l’ambition démesurée du réalisateur sont antinomique mais peut importe. Joe Chan qui a fait ses études de cinéma au sein de la très prestigieuse MAC GYVER SCOOL OF ART a plein d’idées. Comme son mentor et créateur de l’école, il peut fabriquer un voilier de 4 mats a partir d’une coque de noix. Pour son film, Chan utilise des chutes de pellicules usagées, laisse les acteurs en roue libre et n’utilise pas d’éclairage mais le plus beau dans tout ça reste les effets spéciaux. Comment recréer l’attaque d’un village par des vaisseaux spatiaux ou faire apparaître le fidèle nuage magique de Goku ? La solution est simple : Le monteur du film a gratté la pellicule pour faire apparaître des formes triangulaires censées représenter les vaisseaux et en a fait de même pour le nuage.

Maintenant, la cerise sur le gâteau… Coté action, puisque c’est quand même la base du manga, c’est mou, flasque et ça va à deux a l’heure. Les acteurs connaissaient ils les arts martiaux avant le tournage du film ? J’en doute ! Après avoir nourri les techniciens la production ne devait plus avoir d’argent pour engager un chorégraphe pour les combats et ça se voit autant que les câbles qui retiennent les comédiens. Un chorégraphe aurait au moins servi à cacher ces maudits câbles.

Si Joe Chan n’a rien fait en dehors de ce film, je le comprends parfaitement. En tout cas, il n’ira pas au paradis des bons réalisateurs. Il échouera peut être au paradis du comique involontaire s’il y reste de la place. Il a tout bonnement saccagé le film et écorché le manga dessiné par Akira Toriyama. Fan de la première heure fuyez par contre les autres si vous voulez une bonne tranche de rigolade, Dragon Ball est exactement ce qu’il faut pour soigner la morosité… Si vous n’êtes pas très pointilleux.

Viandox

 

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