28 mai 2006
Cry Baby
Leader d’un gang de rockers dans l’Amérique puritaine
redneck, des années 50, Wade « Cry Baby » Walker est fou amoureux de la jeune
Alison. Cet amour est impossible car ils ne font pas parti du même monde. Cry
Baby est un « marginal » qui fréquente les siens alors que Alison est issue
d’une « bonne » famille.
13 mai 2006
Frantic
Le docteur Walker et sa femme Sondra, deux citoyens
américains arrivent à Paris pour un congrès médical. Quelques heures
après, la femme du médecin disparaît. Walker part à sa recherche et se retrouve
au beau milieu d’une affaire qui le dépasse complètement. D’une part, parce
qu’il ne connaît pas Paris et d’autre part, parce qu’il ne parle pas la langue
de Molière. Pour le guider dans la capitale aux antipodes de l’image de carte
postale qu’on lui prête souvent, Walker sera aidé par Michelle, une jeune femme
française interprété par la toute jeune Emmanuelle Seigner.
Bref, Polanski cisèle ce polar comme un orfèvre mais,
le diamant qu’il travaillait se transforme vite en vulgaire pièce de charbon.
C’est assez frustrant car l’ambiance mise en place par le réalisateur retombe
comme un soufflet et il ne reste qu’au final plus que l’histoire de Walker qui
recherche sa femme et un rythme mou pour aller au bout des 2 heures de Frantic.
Viandox
L'épouvantail
Palme d'or a Cannes en 1973, ce film relate la dérive
a travers les USA de deux paumés. Le premier ( Gene Hackman ) sort de prison et
rève de monter un lavomatic avec l'argent qu'il a économisé à St Quentin.
L'autre ( Al Pacino ) rentre chez lui après plusieurs années de marine pour
retrouver sa femme et son enfant âgé de 5 ans qu'il ne connaît pas.
Les deux protagonistes ayant des caractères
diamétralement opposés, ce film transmet un message sur la tolérance et sur
l'acceptation de l'autre tel qu'il est.
Si le message que Jerry Schatzberg transmet dans son
film est si fluide et si compréhensible, c'est grâce à l'interprétation
de ces deux monstres sacrés du cinéma américain que sont AL Pacino et Gene
Hackman.
Viandox
17 avril 2006
Carton rouge
Danny Meehan, l’ancien capitaine de l’équipe
nationale de football d’Angleterre prends 3 ans ferme de prison suite a l’
agression d’un agent de police. Arrivé au pénitencier de Longmarsh, il va
former et entraîner une équipe de prisonnier afin d’affronter l’équipe des
gardiens.
Il faut attendre près d’une demie heure pour voir le premier toucher de balle
et, le match opposant les mâtons aux tôlards est filmé si fadement qu’on
croirait voir un derby Metz-Strasbourg.
15 avril 2006
Comme un chien enragé.
Brad Jr envisage autre chose que continuer à fumer de
l’herbe et boire des bières dans son future. Il voudrait ressembler à son père
et gagner sa place dans le syndicat du crime dirigé par Brad Sénior. Pour ce
faire, le jeune homme forme avec son demi-frère et ses amis un gang pour
dérober des tracteurs. L’affaire tourne mal et la jeune bande de gangsters se
retrouve derrière les barreaux. Quand Brad Jr est libéré sous caution il se
rend compte que ses amis ont été éliminés pour ne pas nuire aux affaires de
Brad Sénior.
08 avril 2006
Street fighter
« La série des films
de Sonny Chiba : Le street fighter , le retour du street fighter et la sœur du
street fighter […] Sonny Chiba c’est le numéro un de tous les spécialistes en
art martiaux du cinéma de tous les temps »
Quand Quentin Tarantino écrit ce dialogue pour le
scénario de True Romance, il n’y a pas grand monde qui sache vraiment qui est
Sonny Chiba et encore moins le street fighter. C’est une chose réparée a
présent avec la sortie d’un triple dvd aux édition HK a la gloire de ce
castagneur.
Street fighter a été crée par le studio de cinéma
japonais Toei pour concurrencer les films de Bruce Lee. Le héros du film,
Takuma Tsurugi est un mercenaire expert en art martiaux qui se vends au plus
offrant. Dans cette première aventure de la série de 3 films, il est confronté
à triade chinoise présente au Japon qu’il va éradiquer a la seul force de ses
mains.
Comme d’habitude dans ce genre de productions, le
héros est amené a se battre contre des vilains qui sont ridicule tant leur jeu
est stéréotypé. Sonny Chiba qui n’a pas la grâce de Bruce Lee, utilise toute
son énergie pour insuffler aux combats une violence extrême qui fera d’ailleurs
la marque de fabrique de cette série.
Si la série n’a pas connu le succès, c’est avant tout
parce qu’elle s’est fait éclipser par les prestations de Bruce Lee dans ses
différents films. En revanche, c’est un réel plaisir de découvrir ce film qui
réunit tous les ingrédients pour composer une bonne soirée avec des combats de
bonne facture.
06 avril 2006
Seoul Raiders
Suite au succès au box office de Tokyo
raiders en l’an 2000, un producteur malin a décidé de reprendre le concept du
film en exportant l’action et les comédiens dans la ville de Séoul. C’est donc
tout naturellement que l’on retrouve Tony Leung dans la peau d’un James Bond
chinois entouré comme il se doit de jolies assistantes.
Coté gent
féminine, c’est Shu Qi qui assure le minimum avec un rôle assez proche de celui
qu’elle interprétait déjà dans le transporteur. En gros, sa présence n’a pas
d’autre intérêt que de montrer son joli minois et d’assurer le quota féminin du
film.
Et pour
finir, on a droit a une destination exotique puisque le film se déroule à
Séoul. Ca fait des vacances gratuites pour les acteurs mais sincèrement, le
film se serait déroulé dans un autre pays, on y aurait vu que du feu car le peu
de plans de la capitale coréenne ne mettent pas en valeur cette jolie ville.
Viandox
Initial D
Après l’énorme succès populaire de la trilogie Infernal
Affairs, le tandem Alan Mak et Andrew Lau revient derrière la caméra
pour transposer le manga Initial D sur grand écran. Ils délaissent pour un
temps l’univers du polar pour se consacrer à un film sur la course automobile.
Pour Andrew Lau, ce n’est pas une première puisqu’il a déjà réalisé en 1999 un
film dans la même veine répondant au nom de Legend of speed.
Donc quand on parle de film sur les courses automobile,
j’imagine un univers qui fait la part belle aux véhicules tunnés, a la vitesse,
au rap et aux jeunes femmes dénudées. J’imagine un film qui serait comme un
clip de rap d’une heure trente. Heureusement, le scénario est écrit assez
intelligemment pour ne pas tomber dans les travers qui font de Fast and Furious
de Rob Cohen un film gonflé a la testostérone complètement dénué de sens.
A l’instar
de l’image qu’il renvoie dans ses clips, Jay joue ici un jeune homme timide et
introverti. C’est un rôle qui lui va comme un gant. Le reste du casting est lui
aussi impeccable a l’image du vétéran Anthony Wong ou de Jordan Chan.
Le premier interprète Bunta père de Takumi, ancien coureur
automobile tombé dans l’alcoolisme depuis la mort de sa femme. Et, le second
est Kyouichi Sudou meilleur amis et accessoirement side kick comique
de Takumi.
Enter the phoenix
Découvert en Europe par le grand public grâce à Shaolin
Soccer, Stephen Chow et ses kung-fu comedy font des émules dans les rangs
des cinéastes cantonais. Le dernier a s’engouffrer dans la brèche se nomme
Stephen Fung. Il utilise le terreau du polar pour planter son décor et nous
étonner avec sa réalisation inspirée.
Avec de sérieux acquis dans le domaine des arts martiaux, un
diplôme de graphisme obtenu aux états unis et un producteur répondant au nom de
Jackie Chan, Enter the Phoenix ne pouvait faire que des étincelles.
Si le
scénario paraît simpliste, c’est pour permettre à Fung de s’affranchir du fond
et de se concentrer sur la forme. La réalisation est fluide, inventive et
s’inspire du meilleur du cinéma asiatique et américain. Les amateurs de cinéma
reconnaîtront d’ailleurs quelques références au cinéma de John Woo et à celui
de Tarantino.
Le film n’appartient à aucun style en particulier. Fung
navigue entre la comédie qui cogne en dessous de la ceinture, le wire kung-fu
et le film de triade avec aisance. Les quelques fois ou j’ai regardé ma montre,
c’est à cause de l’humour cantonais que je ne comprends pas. Sinon, les
différents ingrédients du film se marient à merveille.
Dragon Ball
L’émission Club Dorothée était un de mes
rendez-vous télévisuels préféré pendant mon enfance. Vous vous demandez
pourquoi ? Si je vous parle des chevaliers du zodiaque, de Ken le survivant, du
collège fou fou fou, de Jayce et les conquérants ou de Nicky Larson, ça doit
aussi vous rappeler des souvenirs. En tout cas pour moi, c’était l’époque de la
découverte des dessins animés japonais et, plus particulièrement Dragon Ball.
Ces boules de cristal ont un pouvoir magique. Une fois
réunies elles permettent d’invoquer un dragon géant ayant le pouvoir d’exaucer
n’importe quel souhait ou presque. Seulement, San Goku et sa
copine Bulma ne sont pas les seuls à chercher les boules. D’autres
personnes nourrissent de funestes rêves comme régner sur le monde. Ce qui, lors
des rencontres, je vous le laisse imaginer donne lieu a des combats impressionnants.
Les ennemis de Goku sont souvent rompus à des techniques de combat
mortelles mais le jeune homme possède des armes non conventionnelles comme son
bâton magique pour les affronter.
Quand j’ai entendu parler d’une adaptation live de cet
univers, je n’ai pas hésité à me porter acquéreur du DVD. Sitôt rentré dans mes
pénates, je glisse le précieux dans mon lecteur, m’installe
confortablement dans mon canapé et comme dirait Nadia de sa voix
horripilante et nasillarde, c’est parti pour le show. J’espérai simplement que
le réalisateur ne serait pas un tâcheron car, retranscrire en une heure trente
une saga qui a duré près de dix ans sur le petit écran est une entreprise
extrêmement périlleuse. Première désillusion, C’est l’illustre inconnu Joe Chan
qui s’y colle…
Ne
cherchez pas de dimension philosophique dans le film parce que vous n’en
trouvez pas. En revanche ce que vous trouverez, ce sont des similitudes avec Le
roi singe de Jeffrey Lau avec Stephen Chow. Il n’y a
Rien d’étonnant la dedans puisque le manga et le film de Lau
s’appuient tous deux sur le même compte chinois. Dans Le film de Lau, les
combats sont magnifiques et les moments de comédie sont hilarants grâce au
talent Stephen Chow. Par contre si Dragon Ball m’a fait rire c’est surtout à
cause de sa facture kitch et ses effets spéciaux.
Le budget aussi restreint que celui d’un épisode de Bioman et l’ambition
démesurée du réalisateur sont antinomique mais peut importe. Joe Chan qui a
fait ses études de cinéma au sein de la très prestigieuse MAC GYVER SCOOL
OF ART a plein d’idées. Comme son mentor et créateur de l’école, il peut
fabriquer un voilier de 4 mats a partir d’une coque de noix. Pour son film,
Chan utilise des chutes de pellicules usagées, laisse les acteurs en roue libre
et n’utilise pas d’éclairage mais le plus beau dans tout ça reste les effets
spéciaux. Comment recréer l’attaque d’un village par des vaisseaux spatiaux ou
faire apparaître le fidèle nuage magique de Goku ? La solution est simple
: Le monteur du film a gratté la pellicule pour faire apparaître des
formes triangulaires censées représenter les vaisseaux et en a fait de même
pour le nuage.
Maintenant,
la cerise sur le gâteau… Coté action, puisque c’est quand même la base du
manga, c’est mou, flasque et ça va à deux a l’heure. Les acteurs connaissaient
ils les arts martiaux avant le tournage du film ? J’en doute ! Après avoir
nourri les techniciens la production ne devait plus avoir d’argent pour engager
un chorégraphe pour les combats et ça se voit autant que les câbles qui
retiennent les comédiens. Un chorégraphe aurait au moins servi à cacher ces
maudits câbles.









