13 juin 2007
Eastern condors
1976. Les USA ont perdu la guerre du Vietnam. Seulement, il demeurerait, caché quelque part, un stock très important de missiles et de munitions qu’il ne faut en aucun cas que les Viêt-Cong puissent découvrir. Le lieutenant colonel Lam (Lam Ching-ying) se voit confier la mission de réunir un groupe d’hommes composés de prisonniers sino-vietnamiens menés par Tung pour détruire le dépôt. Les hommes sont recrutés en échange de la promesse d’être considérés comme libres une fois la mission accomplie.
Si la cuisine et le kung fu se marient mal, les films de guerre et les arts martiaux s’interfacent quand a eux très bien. La preuve en est avec ce film hongkongais tourné en 1985 par l’acteur réalisateur Sammo Hung. Si le pitch fait tout de suite penser aux « 12 salopards » de Robert Aldrich, le casting réunissant la fine fleur des artistes martiaux de l’époque suggère autre chose… « Eastern Condors » n’est autre qu’un film de kung fu se déroulant dans la jungle avec quelques parenthèses qui rappellent la guerre du Vietnam (comme cette scène ou des enfants Viêt-Cong jouent à la roulette russe avec des prisonniers américains).
Donc oui, ça tatane sévère et chaque combat est un morceau de bravoure a lui tout seul. Un chef d’œuvre pour ceux qui connaissent la filmo de Sammo (hors du flic de Shanghai) et un film à découvrir absolument pour les amateurs de combats de kung-fu frénétiques.
Viandox
10 juin 2007
Boulevard de la mort

Fascination/fétichisme
des pieds filmé par Quentin: Check
Tranches de
vies anodines transformées en dialogues : Check
Plan filmé
en contre plongé depuis un coffre de voitures : Check
Références à
d’obscures séries B, voir Z : Check
Une bande
son sortie tout droit des tubes du grenier : Check
Après
vérification, tous les ingrédients du cinéma de QT sont à l’affiche. Mais la
sauce ne prends plus aussi bien que lors de ses précédents métrages. La faute
est facilement imputable a un film trop bavard ou le cinéaste va jusqu'à s’auto
citer. Un comble pour un réalisateur dont la marque de fabrique est de déterrer
les idées et les acteurs oubliés du grand public. Mais pour arrêter de noircir
le tableau, il faut avouer que la fin du film, est un vrai régale pour qui aiment
les courses poursuites effrénées et les cascades de dingues. Dommage qu’on ait à
attendre aussi longtemps pour en profiter.
Viandox
04 juin 2007
Femme fatale

Un vol de
bijoux audacieux durant le Festival de Cannes, Laure double ses partenaires et
part avec le butin. Revenu à Paris, elle est prend la place de son sosie, jeune
femme au bord du suicide. Dans l'avion qu'il la même à New York, elle rencontre
un diplomate américain. 7 ans plus tard, elle revient à Paris en tant que femme
du nouvel ambassadeur des USA. Problème, un paparazzi fauché la prend en photo
et voit revenir ses anciens complices et son passé trouble.
Avec Femme
Fatale, De Palma concocte un film noir ou il y insert tout ce qu’il aime : Des plans chiadés,
un ambiance Hitchcockienne, un film à
intrigues multiples et la ville qu’il habite et qu’il aime. Bref, il se fait
plaisir en bon technicien qu’il est. Mais voila, au delà du travail millimétré
de cet artisan, le métrage n’est autre qu’une coquille vide d’émotion ou la
complexité du scénario et le pitch finale du film ne font rien pour rallier les
détracteurs du cinéaste.
Viandox
27 mai 2007
Le festin chinois

Petite
frappe sympathique, Sun décide de rompre avec la tradition familiale qui le
destine à devenir un caïd de la pègre. Voulant émigrer au Canada, il tente de
se faire passer pour un grand chef cuisinier, mais échoue lamentablement au
concours. Il se retrouve à étudier sous les ordres du propriétaire de l'un des
restaurants les plus réputés de Hong-Kong. Lorsque ce dernier se voit lancer un
défi par l'un de ses ennemis, Sun met tout en oeuvre pour aider son maître,
déclenchant les pires catastrophes...
Le
réalisateur Tsui Hark agit comme un cuisinier quand il réalise ses films. Il
aime bien mélanger les genres et faire des expérimentations. Si cette recette
fonctionne parfaitement pour une partie de sa filmographie (Il était une fois
en Chine, Time and Tide, etc…) ici, on est loin de la réussite.
Imaginé
comme un croisement entre « La grande bouffe » et « La hyène
intrépide », « Le festin chinois » est un film patchwork ou les ingrédients mal
mariés donne envie de sortir de table.
Conçu pour le
spectateur hongkongais, « Le festin chinois » laissera le public européen
sur sa faim. L’humour bas du front et les maigres scènes de cuisines n’arrivent
jamais a rehausser la qualité de ce film.
Viandox
25 mai 2007
L'impasse

Avant d’être un passionnant film de gangster, « L’impasse » est surtout un drame à hauteur d’homme d’une beauté somptueuse. Un film ou s’entremêle un suspens digne du cinéma de Hitchcock et une dimension tragique, rappelant le travail de Shakespeare. « L’impasse » est un film puissant construit autours du thème de la rédemption impossible. Souvent galvaudé parce qu’elle est aujourd’hui utilisée a toute les sauces, l’appellation «chef d’œuvre» s’impose parfaitement ici.
On y suit Carlito Brigante ancien trafiquant de drogue new-yorkais fraichement sorti de prison qui a décidé de rentrer dans le droit chemin, de reconquérir le cœur de celle qu’il a laissé en rentrant en prison et de monter une affaire de vente de voitures sous le soleil des Bahamas. Seulement quand on est un gangster, on replonge forcement dans le crime.
Avec ce film, De Palma nous démontre toute les facettes de son talent. Tour a tour, il est un excellent technicien imaginant de sublimes plans de caméra, un raconteur d’histoire hors paire et un grand directeur d’acteur. Mais surtout, il fait vibrer le spectateur avec deux tours de force visuels.
Le premier au début du film quand Carlito est acculé dans une salle de bain, un flingue sans munition dans les mains et des mecs prêts à le dessouder de l’autre coté de la porte. Cette scène (utilisée pour l’affiche du film) témoigne de la situation du personnage tout au long du film. Il est seul, il sait qu’il va crever mais il ne sait pas exactement quand. Le second tour de force se déroule pendant la dernière demie heure du film. C’est une course poursuite haletante. Une vraie leçon de cinéma pour tous les adorateurs du 7 eme art.
Viandox
23 mai 2007
Zodiac

1968... San Francisco... Robert Graysmith est dessinateur au sein du San Francisco Chronicle, journal auquel un mystérieux tueur - qui se fait appeler le "Tueur du Zodiaque" - envoie des lettres décrivant ses horribles meurtres... Ces mêmes lettres poussent Graysmith à entreprendre sa propre enquête, afin de tenter de dénicher le serial-killer...
Agé de 45 ans et avec six films à succès à son compteur, David Fincher revient sur l’histoire du Zodiac. Pour ce film, le réalisateur natif de la région de San Francisco s’est débarrassé des tics visuels et du maniérisme qui l’on rendu célèbre. Puisant son inspiration dans des métrages comme « les hommes du président » ou « JFK », il signe ici son œuvre la plus adulte et nous dévoile les coulisses d’une enquête qui s’étire sur plusieurs décennies. C’est une sorte de « Qui est qui ? » ou Jake Gyllenhaal et Mark Ruffalo aurait remplacé Marie-Ange Nardy. Ce jeune dessinateur qui ressemble a monsieur tout le monde et le flic aux allures de Colombo obsédés par les meurtres du Zodiac vont se bruler les ailes a force d’entêtement.
Si la première partie du métrage et sa double enquête menée par la police et la presse arrivent à tenir le spectateur en haleine, c’est grâce aux talents de raconteurs de Fincher. Malgré le grand nombre de personnages et de pistes, le spectateur n’est jamais perdu. Par contre, dans la seconde partie du récit, celle ou le dessinateur (incarné par Gyllenhaal) mène l’enquête, le temps devient long et son enquête vaine et inintéressante.
Fincher n’est pas le premier réalisateur à trébucher pour cause de « film de la maturité ». Tarantino avec « Jacky Brown » et Michael Bay avec « The island » ont essayé de sortir de la case dans laquelle ils étaient enfermés. Mais a force de vouloir plaire à tout le monde, et de calibrer des films pour le festival de Cannes, on se casse la gueule. Et puis de toute façon, un film mature, ça ne peut pas être du Fincher...
Viandox
11 mai 2007
sunshine

Pour son dernier film, Danny Boyle propulse ses acteurs dans l’espace et leur confie une lourde tache: sauver l’humanité ! Le soleil se meurt et pour le raviver, rien de mieux qu’un bon vieux massage cardiaque à coup de charge nucléaire. Si le pitch de « Sunshine » rappelle celui de « Armageddon », les deux films n’ont pourtant pas grand-chose en commun. Ici pas d’astéroïde de la taille du Texas à faire péter ni de tètes brulées en guise d’équipage. Non ! Danny Boyle prends le temps de raconter son histoire et de poser le décor de ce film construit en 3 actes : La première partie du métrage est quasi parfait. Elle sert à décrire les personnages et les enjeux. Les membres du vaisseau Icarus 2 sont attachants malgré leurs travers et les enjeux ne semblent pas si insurmontables. Suite à un accident qui semble mineur, le second acte fait basculer le récit dans un « huit petits nègres » dans l’espace. Boyle installe un climat de paranoïa latent qui suscite chez le spectateur d'intenses bouffées de claustrophobie. Dans le dernier tiers, le réalisateur anglo-saxon dynamite le récit qu’il a auparavant construit avec concision et méthode. « Sunshine » se transforme alors en un film de SF bien barré ou un alien prend en chasse les membres de l’équipage. Un trip pour épileptique dont le metteur en scène aurait put se passer. Si on excepte la dernière partie du métrage plus proche du slasher que de la SF, « Sunshine » se révèle être un excellent spectacle. Boyle a réussit avec ce film à redonner ses lettres de noblesses au film se déroulant dans l’espace. viandox
10 mai 2007
spiderman 3

Le super
héros le plus geek de la planète revient tisser sa toile une troisième fois sur
grand écran. Et cette fois ci, il aura fort à faire ! Il devra non seulement
reconquérir le cœur de Mary Jane mais également affronter deux nouveaux ennemis
: L’homme de sable et Venom.
Dommage qu’il ne soit pas payé pour son boulot de super héro sinon, il aurait
pleinement profité des heures supplémentaires.
Comme promis, ce nouvel épisode de la franchise de l’homme araignée en mets
plein la vue. Nantis d’un budget de 358 millions de dollars, le réalisateur Sam
Raimi ne jure plus que par le « tout numérique ». Les combats de Spidey en sont
électrisants.
Dès qu’il est dans les airs, il virevolte comme une tornade, se bat avec
vélocité et acharnement jusqu'à nous en filer le vertige. Bref, les raclés
numériques qu’il flanque a ses ennemis relèguent les effets spéciaux de
Spiderman 2 au rang de travail d’amateur.
Mais dès que Spiderman pose le pied par terre pour redevenir Peter Parker,
c’est la catastrophe. Le film tombe irrémédiablement dans une love story mièvre
et sans intérêt entre Peter et Mary Jane. Depuis 5 ans, ses deux là se tournent
autours sans jamais consommer. Cette romance adolescente est chiante au
possible. On aurait préféré voir un film a la durée plus ramassée. Ou alors un
plus grand nombre de combats pour éviter ce coté mélodramatique digne d’une
série AB production.
A la sortie de la salle, on se demande si les infographistes arriveront à se
surpasser pour les prochains épisodes de la franchise et si Peter et Mary Jane
coucheront enfin ensemble…
viandox
07 mai 2007
le dossier : Michael Mann

Chers lecteurs, découvrez le dossier consacré à Michael Mann sur le blog
cinéfan. Pour y accéder rendez vous dans la rubrique « A propos du blog
cinéfan / Le dossier :
Michael Mann ou cliquez ici.
Viandox
27 avril 2007
Les infiltrés

Histoires parallèles dans le monde du crime : un capitaine de police tente de mettre à jour l'identité d'un inspecteur ripoux travaillant pour un baron de la drogue au sein de son service, alors que le criminel essaye de découvrir qui est l'informateur dissimulé parmi ses hommes...
L’oscar reçu par Martin Scorsese en février dernier est il un lot de consolation ? C’est ce que l’on peut se demander a la vue de son dernier film. Si la carrière du réalisateur italo-américain est construite sur des œuvres puissantes tel que « taxi drivers » ou les « affranchis », « les infiltrés » ne mérite certainement pas une statuette dorée. Il est vrai que comme toujours chez Scorsese, l’image est léchée et la réalisation bien troussée mais c’est tout. Le remake américain de « Infernal affairs » n’apporte rien de plus que la version originale hongkongaise, au contraire, le récit est alourdit par des rajouts inutiles (le personnage centrale de la psy et sa relation avec Di Caprio et Damon, etc..).
« Les infiltrés » n’est pas un mauvais film, c’est tout au plus un film mineur dans la carrière de Scorsese et du temps perdu pour ceux qui ont découvert « infernal affairs » il y a quelques années.
Viandox

