17 décembre 2006
Superman Returns.

Comme le
titre l’indique, Superman reviens. Brian Singer est aux manettes pour jouer l’agent
dépoussiérant et David Goyer est à l’écriture pour redonner du panache au
costume rouge et bleu qui sent la naphtaline.
Malgré un
budget pharaonique et l’arrivé de Singer pour réanimer la franchise le résultat
est une catastrophe. Autant Singer avait réussit le pari de donner de la
crédibilité a l’histoire des X-men, autant pour les aventures de krypton boy,
il s’est complètement perdu.
« Superman returns » est loin du blockbuster décomplexé. Singer
se lance dans l’étude des amourettes de Lois Lane et Clark Kent/Superman. Il
efface tout le coté jouissif du film de super héro. Il abreuve les fans de film
d’action avec une maigre scène de sauvetage d’avion. Il permet a kevin Spacey
de cabotiner comme jamais.
Comparé à
Batman, Le chef de file de DC comics effectue un bien pale retour. Il reste à
prier pour que Singer ne remette pas le couvert une seconde fois.
Viandox
Munich

Tout le
monde connaît désormais les tragiques évènements survenus pendant les jeux
olympiques de Munich en 1972. Spielberg décide d’y apporter un éclairage
nouveau. Tant sur le déroulement de l’assassinat des athlètes israéliens que sur
la traque des responsables palestiniens par le Mossad.
A la
manière d’un journaliste d’investigation Spielberg livre un film (presque) sans
concessions. Pendant 2 heures 40, le métrage se concentre sur les agents du Mossad
qui vont devenir la main vengeresse d’Israël. Ceux qui écument l’Europe pour
éliminer 6 des 11 responsables désignés par leur nation.
Le sous
texte de « Munich » est presque plus intéressant que la traque. Spielberg
l’amène de façon intelligente à travers les yeux de « Avner » responsable
du commando brillamment interprété par Eric Bana. Au début du film, les 4
hommes opèrent froidement la loi du talion pour finalement se rendre compte qu’ils
sont instrumentalisés. Ils vont s’apercevoir qu’ils ont endossé le même costume
que ceux qu’ils poursuivent : Celui du bourreau.
Spielberg
est devenu un marathon man du cinéma (6 films réalisés en 5 ans). Pourtant la
qualité de ses films est toujours constante. Avec « Munich » il nous
offre un livre d’histoire emballé dans du papier cadeau de très bonne qualité.
Viandox
16 décembre 2006
Rob.B.hood

Avec Jacky
Chan on sait souvent a quoi s’attendre. La trame de ses films tient dans un
cocktail aux ingrédients explosifs. Au menu, il y a de l’action, des cascades
et un brin d’humour. Pour « Rob.b.hood », il brouille les pistes.
En 2004, comme
pour dire adieu à son public, « La hyène intrépide » avait rempilé pour un quatrième volet de la
franchise « Police Story ». La rugosité et la noirceur du film étaient
d’un ton nouveau. Pour le reste, les fans du chinois volant retrouvaient la
recette qu’ils apprécient depuis tant d’années. Chan avait donné le meilleur de
lui-même autant physiquement que artistiquement. New Police Story est un chef d’œuvre.
Passé 50
ans, il devient difficile pour Jacky Chan de braver le danger et d’effectuer
autant de cascades que par le passé. Avec un registre aussi « maigre »,
comment se renouveler sans perdre son public ? Il suffit de conquérir un
nouveau public. C’est ce que fait Jacky Chan avec son dernier film. Il se lance
dans la comédie familiale. Le résultat est mou, sans saveur. L’humour a pris la
place de l’action alors qu’auparavant elle n’était la que pour l’accompagner. L’action
se résume à un pauvre quart d’heure de kung fu disséminé dans tout le métrage.
Tant mieux
que « Rob.b.hood » ne sorte pas au cinéma. Il ne reste plus longtemps
a attendre « Rush Hour 3 » et on peut compter sur Bret Ratner pour
retrouver de l’action made in Jacky Chan.
Viandox
10 décembre 2006
Borat

Estampillé « comédie
la plus drôle de l’année », « Borat » est aussi un film avec un
double effet Kiss Cool.
- Le premier effet est
le plus drôle. C’est la découverte de Borat, un personnage issu de l’imagination
de Sacha Baron Cohen, a qui l’on doit déjà
le rappeur Ali G. Borat est un journaliste kazakhe envoyé aux USA pour y
réaliser un reportage sur les habitants de cet immense pays. Pendant une heure
et demie, Borat nous fait mourir de rire avec ses histoires de famille et l’amour
qu’il porte a Pamela Anderson
- Fin
du rire début des larmes. Le second effet est consternant. A la façon d’un
Michael
« Borat »
tape souvent en dessous de la ceinture, fait passer les habitants du Kazakhstan
pour des hommes de cromagnon mais ce film est réservé aux adeptes du quinzième
degré. Ceux qui ne possèdent pas ce sens passeront vraiment à coté du film le
plus drôle du siècle. Dommage pour eux.
Viandox
Toi, Moi et Dupree

Dupree est
le parfait stéréotype de l’adulescent. Il n’est jamais a court d’idée pour
faire une connerie, aime la bière, les chips et enchaîne les petits boulots. C’est
le meilleur pote dont tous les mecs rêvent. Mais quand il débarque chez vous au
lendemain de votre mariage avec sa tête d’élan empaillée sous le bras; que les
quelques nuits d’hospitalité prévues se transforment en looooongue semaines;
qu’il transforme votre home sweet home en champ de bataille, il devient votre pire ennemie.
Les frères
Russo nous avaient régalés avec leur galerie de pieds nickelés de
« Bienvenue à Collinwood ». Cette fois-ci ils ont lâchés les seconds
couteaux hollywoodiens pour transformer Owen Wilson en maître de cérémonie. Lui
qui est plutôt habitué à jouer le faire-valoir introverti et timide de Ben Stiller,
se révèle ici complètement capable de tenir « Toi, Moi et Dupree »
sur ses frêles épaules. Il en efface complètement les prestations des autres
acteurs (Kate Hudson et Matt Dillon) qui passeraient presque pour des figurants
tant leur utilité est réduite a néant.
« Toi
moi et Duprée » est une comédie sympathique dans la même veine que les
films des frères Farelli. Sans prétention aucune si ce n’est celle de faire
travailler les zygomatiques des spectateurs, le film rempli haut la main sa
mission.
Viandox
Hostel

L’histoire
de ses trois types qui se payent un « sex trip » a travers l’Europe
et se retrouvent prisonniers par des apprentis bouchers dans des geôles Slovaques est une vrai réussite en terme de
plan marketing. Eli Roth et QT on réussit à faire croire au monde entier que
« Hostel » était un monument de sadisme et de cruauté. Mais ils ont
carrément exagéré
Hostel oscille
entre le film d’ados boutonneux genre American Pie et le mauvais film
d’horreur. Eli Roth racole sec. Pendant la première demie heure de son métrage, il fait passer les femmes
européennes pour des vraies salopes qui
couchent avec le premier type pourvu qu’il ait un accent américain. Il nous
abreuve d’images de jeunes femmes sculpturales souvent nues pour palier
l’absence de sang.
La première
demie heure passée, on entre timidement dans le film d’horreur. Quelques gouttes de sang et quelques membres
coupés représentent le maigre menu de ce film d’horreur si peu original.
Comparé au récent « La colline a des yeux » d’Alexandre Aja, « Hostel »
fait bien pale figure.
Ne vous y
trompez pas, ce n’est pas parce que Quentin Tarantino a associé son nom a
« Hostel » que le film soit de bonne qualité. Bien au contraire le
résultat est plus que moyen. Un film sans intérêts si ce n’est la plastique de
la belle Barbara Nedeljakova.
Viandox
05 novembre 2006
Casablanca driver

A l’image
de son personnage principal, ce film est idiot, incompréhensible et pour couronner
le tout, absolument pas drôle. Le constat est pathétique. Pourtant l’idée de
Maurice Barthélémy de revisiter le documentaire « When we were king »
a la sauce Robin des bois avait du charme. Il y avait vraiment matière à détourner
les codes du monde de la boxe et ses clichés pour faire de « Casablanca
Driver » un monument du rire. Au lieu de cela Barthélémy se tire une balle
dans le pied et réalise l’un des plus mauvais film de l’histoire du cinéma.
Pour me remonter le moral, rien de mieux que le visionnage de Bienvenue à Collinwood car au moins quand Sam Rockwell interprète le boxeur le plus maladroit que la terre ait portée, il le fait avec génie.
Viandox
Ne le dis a personne

Pour son
second long métrage en tant que réalisateur, Guillaume Canet donne un accent
américain à sa carrière en adaptant le thriller éponyme de Harlan Coben. A la
vue du film on comprend aisément pourquoi l’auteur a donné son accord au petit frenchie alors que
des grosses pointures hollywoodiennes étaient aussi sur les rangs de l’adaptation
de son roman.
« Ne
le dis a personne » commence comme une love story sirupeuse mais le film bascule
rapidement dans le registre du thriller sec et implacable. Tout comme Alexandre
Beck le personnage principal interprété par François Cluzet, le spectateur est
happé vers le fond par cette course poursuite ou Beck est persuadé que sa femme
assassinée huit ans plus tôt est toujours vivante.
La
réalisation de Canet pourtant assez sobre est aussi efficace qu’un tsunami thaïlandais.
En se mettant en scène dans un tout petit rôle pour se concentrer sur sa tache
de réalisateur, il préfère laisser faire la fine fleure des acteurs français. De
Jean Rochefort à André Dussollier en passant par Nathalie Baye, ils apportent
un ton étonnement juste a ce thriller. La mention spéciale revient à Gilles Lellouche
qui brille dans son rôle de lascar attendrissant.
Il faut
saluer cette prouesse car le film de Canet est non seulement un thriller
diablement efficace mais également l’ouverture d’une brèche dans le panorama
audiovisuel français ou les films de ce genre sont bien trop peu nombreux. Espérons
que le Dahlia noir, autre adaptation de roman qui sort bientôt sur nos écrans
soit d’aussi bonne facture.
Viandox
15 octobre 2006
Bite it !
Il s’appel Mozinor
et son truc c’est les détournements de films. Ici il détourne le clip de « Beat
it » de Michael Jackson et c’est à mourir de rire.
Viandox
14 octobre 2006
L'age de Glace 2

A l’ouest
rien de nouveau si ce n’est que le statut de Scrat l’écureuil passe de simple
figurant du premier épisode a celui de vedette du grand écran. Sinon pour le
reste, on retrouve nos trio improbable ( Le mammouth le tigre et le paresseux )
dans une aventure ou ils vont devoir sauver le monde.
Les
péripéties de cette joyeuse bande qui s’est agrandie arrivent à faire décrocher
un léger sourire aux adultes alors que pour les plus petits, l’enjeux est
multiple. Non seulement ils rient a gorge déployé mais en plus ils vont pouvoir
expliquer à leur maîtresse que c’est a cause de la cupidité d’un écureuil que
les animaux préhistoriques ont disparu.
Viandox
