cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

02 octobre 2006

Goal

goal

 

Lorsqu'à l'âge de dix ans, Santiago Munez passe la frontière mexicaine pour aller vivre aux Etats-Unis, il n'a qu'un rêve : devenir un grand joueur de foot. Aujourd'hui repéré par un ancien footballeur, Santiago part pour l'Angleterre, pays étranger où le foot est une religion et le terrain de Newcastle une cathédrale. Pour être engagé dans l'un des clubs les plus prestigieux du monde, il va devoir prouver qu'il a le talent et le cran nécessaire.

Grâce à Goal  on passe un agréable moment à voir l'ascension de ce chicano même si le football est moins télévisuel et moins impressionnant que son cousin américain.
Si vous avez passé l’age de 14 ans et que vous en avez finis avec des rêves où vous devenez une star mondiale du foot, vous pouvez toujours réserver ce film pour les jours de pluie.

 

Viandox

Posté par viandoxine à 21:55 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ma super ex

ma_super_ex

 

Matt est charmant, jeune architecte, mais assez maladroit avec les femmes. Jenny est réservée, travaille dans une galerie d'art et mène une vie mystérieuse : elle est en fait G-Girl, la super héroïne qui fait régner l'ordre dans la ville.
Mais quand Matt décide de rompre, il apprend à ses dépends qu'on ne quitte pas impunément une super héroïne. La vengeance de G-Girl sera terrible et la vie de Matt va devenir un enfer...

Pour tout ceux qui comme Matt ( Luke Wilson ) n'ont pas lu "Les super héros pour les Nuls", Ivan "SOS Fantômes" Reitman accorde une séance de rattrapage. Il nous donne quelques trucs pour éviter les catastrophes.
Si le premier quart d'heure du film est assez risible, il n'en est pas de même du reste du métrage. Le potentiel comique du film n’est pas exploité à son maximum. Reitman pourtant habitué à faire rire les petits et les grands avec ses comédies loupe le coche.  Son « Super Ex » est bien fade à coté de certains de ses autres films et ce n’est pas la belle Uma Thurman qui puisse y faire quoi que ce soit.

 

Viandox

Posté par viandoxine à 21:41 - vu au cinoche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le maitre d'armes

fearless

 

Huo Yuanjia rêve depuis sa plus tendre enfance de se consacrer aux arts martiaux. L'opposition de son père, lutteur réputé, ne fera que renforcer sa détermination : Yuanjia décide d'apprendre les techniques de combat par ses propres moyens et se lance dans un entraînement intensif avec pour partenaire son ami Nong Jinsun...
Les années passent, les victoires s'enchaînent, tandis que la vanité et l'arrogance du lutteur deviennent chaque jour plus insupportables. Lorsqu'un de ses jeunes apprentis est blessé par le maître Chin, Yuanjia défie ce dernier et n'hésite pas à le tuer. Cette "victoire" sera fatale aux deux êtres qu'il chérit le plus au monde : sa mère et sa fille.

Le scénario est complètement balisé. On sait d'avance ce qui va se produire une demie heure plus tard mais ceux qui vont voir ce genre de films pour le scénario sont bien peu nombreux. Le réel attrait de ce film se situe plutôt au niveau des combats. Jet Li malgré ses 40 ans passés en a encore sous sa botte et il le démontre ici dans des combats furieusement violents. Il est aidé par des câbles et des chorégraphies réglées comme du papier a musique par Yuen Woo Ping.

Pour son dernier film martial, Jet Li donne tout ce qu'il a. Sa prestation est aussi impressionnante que celle d’ « Il était une fois en Chine » tourné vingt ans plus tôt. Ce retour de Li au film en costume est une vraie aubaine pour le spectateur qui en prends plein ses mirettes pendant près de deux heures.

 

Viandox

Posté par viandoxine à 21:09 - dans ma téloche - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A scanner darkly

c_scanner_darkly_poster

 

En 2013 dans une banlieu d'Orange County en Californie, l'interminable et vain combat de l'Amérique contre la drogue se confond désormais avec sa guerre contre le terrorisme.
Le policier Bob Arctor, spécialiste réticent des missions d'infiltration, est contraint de jouer les taupes auprès de ses amis Jim Barris, Ernie Luckman, Donna Hawthorne et Charles Freck.
Lorsqu'il reçoit l'ordre de s'espionner lui-même, Arctor entame une inexorable descente dans l'absurde et la paranoïa, où loyautés et identités deviennent indéchiffrables.

A la vue de la bande annonce il y a quelques mois, je n'avais qu'une seul crainte : Celle que l'effet "coloriage" appliqué sur les acteurs devienne insupportable. Si ce n'est pas le cas, le procédé reste tout de même déroutant pendant les premières minutes du métrage. Ensuite, les personnages interprétés par Woody Harelson et Robert Downey Jr sont si insupportables que pour les apprécier pendant toute la première heure du film il faudrait être aussi drogués qu'ils le sont. Et ce n'est pas le scénario tiré d'une oeuvre de Philip K Dick alambiqué a souhait qui aidera le spectateur à se raccrocher aux branches.

Bref, a part le travail méticuleux des infographistes et la dernière demie heure du film, il n'y a guère de choses intéressantes sur lesquelles se focaliser.

 

Viandox

 

 

Posté par viandoxine à 21:02 - vu au cinoche - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 août 2006

Ali

ali

 

Des bas quartiers a la gloire. De l’interdiction de boxer à son second titre de champion du monde. De Cassius Clay a Mohamed Ali… Voila en quelques mots la philosophie du film retraçant la vie du plus célèbre boxeur afro américain de tous les temps.

 

Personne n’aurait crut qu’un jour le maigrelet Will «  Prince de Bel Air » Smith incarnerait une légende tel que Mohamed Ali. Pourtant il l’a fait. Il a pris 17 kilos de muscles pour endosser le costume de cette légende de la boxe. Il a quitté momentanément la « cool attitude » qui le caractérise dans la majorité de ses rôles pour aborder celui-ci avec plus de sérieux. Il s’est transformé en un être arrogant avec un ego surdimensionné pour coller au plus près du personnage d’Ali. Dans ce rôle qui reste le meilleur à son actif, Smith illumine le film. Cette transformation, on la doit a Michael Mann qui a sut le diriger alors que d’autres réalisateurs l’auraient laissé agir « en roue libre ».

Avec Ali, Mann s’essaye encore à un nouveau genre, celui du biopic tant apprécié par les spectateurs. Surtout quand la discipline est aussi « cinévisuelle » que la boxe.

Question image, c’est comme toujours chez Mann d’une maniaquerie sans faille. Donc rien a redire et du coté du scénario, rien de nouveau puisqu’on connais déjà la fin de l’histoire. Coté musique, Mann matisse son film de soul assez entraînante qui ferait presque lever n’importe qui de son siège pour bouger et coté casting, pour seconder Will Smith, le réalisateur fait appel au génial Jamie Foxx découvert quelques années plus tôt dans « l’enfer du dimanche » de Stone

Mann est un magicien. Comme un prestidigitateur, il met la vie de Mohamed Ali en lumière mais, gomme le négatif du personnage. Il ne fait presque pas allusion aux relations tumultueuses qu’entretient le boxeur avec la gent féminine et, surtout il décide d’arrêter son film au zénith de la carrière d’Ali. Quelque part, il aurait presque raison tant la fin de la carrière du boxeur cadre mal avec le soin que le réalisateur insuffle dans ses films.

 

Les séquences de boxes feraient presque passer « Raging Bull » pour un film amateur. L’interprétation de Will Smith tient de l’opération divine tant l’acteur a réussit a se fondre dans le personnage du légendaire boxer. La bande son sulfureusement soul accompagne parfaitement les images et la réalisation est comme souvent chez Mann un régal. Il n’y a rien à jeter du film, même pas les deux heures trente qui passent à une vitesse éclaire.

 

 

Viandox

Posté par viandoxine à 23:10 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 juillet 2006

Révélations

revelations

 

Jeffrey Wigand, ancien chercheur dans l’industrie du tabac et Lowell Bergmann journaliste d’investigation sont sur le point de faire une révélation sur le tabac aussi explosive que la bombe H : Les fabricants de tabac rajoutent aux cigarettes des substances pour accroître l'accoutumance du fumeur. Ces substances seraient aussi efficaces que des drogues dures pour l’organisme humain. Les deux hommes se battrons jusqu’au bout pour faire émerger cette vérité hermétique au dépends de leurs vies et de leurs carrières.

Avec « révélations » Mann s’attaque au film d’investigation. Au passage il éclabousse les la justice, le monde de la télévision et surtout l’industrie du tabac. Il se base sur un fait réel pour créer de toute pièce ce thriller haletant puisque un procès contre Phillip Morris était encore en cours lors du tournage. Bien évidement, le réalisateur s’entoure d’excellents acteurs. Il rappelle l’immense Al Pacino avec qui il a déjà travaillé sur « Heat » pour lui donner le rôle de Lowell Bergmann et lui adjoint Russel Crow qui est somptueux dans son interprétation de Jeffrey Wigand. Comme à chaque fois chez Mann, la réalisation est brillante et envolée mais pour s’exprimer sur ce sujet sensible, il a opté pour la sobriété absolue.

Si vous aimez les films comme « les hommes du président » ou les récents « Syriana » et « The constant gardener », vous aimerez  « Révélations ». C’est un film de studio mais pourtant Mann garde une si grande liberté de mouvements et de pensée qui cela lui permet d’apporter un ton résolument réaliste a son métrage.

 

Viandox

Posté par viandoxine à 22:47 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juillet 2006

Heat

heat

 

Suite au braquage d’un fourgon blindé qui tourne mal, 3 convoyeurs sont tués. Vincent Hanna flic de haut vol fait la chasse à Neil Mc Cauley et à son équipe de braqueurs disciplinée et prêt à dégainer a tout moment. Les deux hommes se respectent énormément mais Los Angeles est une ville trop petite pour eux. Il ne doit en rester qu’un.

 

J’en ai rêvé, Michael Mann l’a fait. S’ils se croisent dans le second volet du parrain, c’est Mann qui fait se rencontrer Al Pacino et Robert De Niro. En enrôlant deux monstres sacrés du cinéma américain encore en activité, Mann frappe très fort. Même si la présence des deux hommes crève littéralement l’écran, ils ne sont pas les seuls facteurs de réussite du film. Depuis le succès « Du dernier des mohicans », Mann s’est embourgeoisé. Il voit plus grand, plus chère, il rêve et par la même occasion nous fait aussi rêver. Heat n’a plus grand chose à avoir avec « L.A Takedown », la version télé réalisée par Mann quelques années plus tôt. Si le scénario reste le même,  pour la version ciné les acteurs sont remplacés et le budget décuplé. L’exemple le plus flagrant de cette explosion de budget est la scène de poursuite filmée  dans le quartier des affaires de Los Angeles. La scène ressemble a de la guérilla urbaine. Des milliers de munitions sont utilisées, d’énormes moyens sont mis en œuvre pour les effets pyrotechniques mais le plus impressionnant c’est ce fameux quartier d’affaires fermé pendant plusieurs jours car Mann n’avait l’autorisation que d’y tourner les dimanches matins.

 

Mann met les petits plats dans les grands avec Heat. C’est un polar nerveux ou l’action est spectaculaire. Le scénario intelligent évite le manichéisme et nous ramène dans notre enfance quand on rêvait en 16/9 eme en jouant aux gendarmes et aux voleurs. Le charme agit d’autant plus qu’ici le gendarme s’appelle Pacino et que le voleur se nomme De Niro.

 

Viandox

Posté par viandoxine à 22:49 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le dernier des mohicans

dernier_mohicans

 

Au milieu du 18eme siècle, alors que les anglais combattent les français pour s’établir sur le sol américain, trois chasseurs mohicans traversent les Amériques pour protéger une jeune aristocrate anglaise pourchassée par des guerriers de la tribu des hurons

Chaque grand réalisateur a son film épique. Pour Kubrick c’était Barry Lindon, pour Spielberg c’était la liste de Schindler, pour Ridley Scott c’était Gladiator, etc.… Chez Michael Mann le chef d’œuvre s’appelle « Le dernier des mohicans ».
Ce film à une place a part dans la filmographie de Mann puisque jusqu'à présent, malgré la qualité intrinsèque de ses métrages, il n’a jamais réussit a frôler la perfection comme c’était le cas avec Le dernier des Mohicans.
A partir de ce film Mann est reconnu par le grand public. Le dernier des mohicans reste à ce jour le plus gros carton de Mann au box office.
Comme souvent Mann s’appuie sur un roman et fait appel a un casting solide avec Daniel Day Lewis et Madeleine Stowe en chefs de file. Mann nous gratifie du coté de l’image de plans sublimes de la nature. Lui qui est habitué à filmer le béton la nuit, ici il magnifie les paysages rocheux et nous en met plein les yeux. Coté musique, Mann engage Trevor Jones. Sa musique est en osmose complète avec les images et contribue à donner au film son statut mythique.

Le dernier des mohicans est le chef d’œuvre de Mann. Il quitte temporairement la ville et rejoint la nature pour nous compter cet épisode de l’histoire des amériques. Tout est parfait dans ce film qui mêle avec brio le spectaculaire et le roman historique.

 

 

Viandox

Posté par viandoxine à 15:28 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Manhunter / Le sixième sens

manhunter

 

Will Graham un ancien profiler du FBI retiré depuis 3 ans est appelé en renfort pour coincer un serial Killer qui se fait appeler « Dragon Rouge ». Il a déjà décimé deux familles et avant qu’il ne recommence son macabre rituel, le FBI doit a tout prix l’arrêter. Pour l’aider dans sa lourde tache, Graham fait appel a un serial killer qu’il a lui-même mis derrière les barreaux : Le docteur Hannibal Lecter

Si c’est grâce à l’interprétation magistrale de Anthony Hopkins que l’on se rappelle d’ Hannibal Lecter, c’est sous les traits de Brian Cox que le docteur voit le jour au cinéma. En effet, pour son troisième film Michael Mann adapte a l’écran le roman de Thomas Harris : Dragon Rouge.
La version de Mann est bien évidemment sans commune mesure avec l’adaptation que Brett Ratner fera du roman dans les années 90. Ici tout sonne juste à commencer par l’interprétation monumentale de William Petersen (Grissom des experts Las Vegas) dans son rôle de profiler complètement en phase avec les angoisses et les désirs du Dragon Rouge.
Concernant l’image, Mann nous gratifie de superbes plans comme à son habitude mais ce en quoi le réalisateur excelle dans Manhunter c’est cette ambiance glauque a vous glacer les veines. Il lui suffit de demander au comédien qui incarne le dragon rouge d’enfiler un bas sur la tète pour donner au spectateur la chair de poule.
Le seul point négatif que je noterai, serai l’utilisation de filtres verts et bleus utilisés par Mann. Ces artifices tirent carrément le film vers les années 80 alors qu’il aurait très bien put rester intemporel.

Ce thriller psychologique est aussi puissant que le silence des agneaux de Jonathan Demme et éclipse complètement le remake de Brett Ratner. Le travail fournis par Mann est encore une fois impressionnant de justesse. Manhunter est un thriller de haute volée qui a ravira les fans du docteur Lecter et les amateurs de films a suspens.

 

Viandox

Posté par viandoxine à 13:59 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le solitaire

solitaire

 

Après 11 ans de prison, Franck rêve d'une vie meilleur. D'une vie où il n'aurait plus a percer des coffres-forts pour vivre. Avec sa nouvelle femme, il voudrait se retirer des affaires. Il accepte pour cela un coup qui va le mettre à l'abri financièrement définitivement. Hélas, coincé entre la mafia locale et des flics pourris, les plans de Franck ne vont pas se dérouler aussi facilement qu'il le souhaitait.

Pour son premier film sorti au cinéma, Mann dévoile déjà ses intentions pour les prochains films. Il tourne pratiquement tous les plans du "solitaire" de nuit pour prévenir qu'il aime filmer les villes de nuit et qu'il recommencera l'expérience. Il nous raconte l'histoire d'un type (interprété par James CAAN) qui essaye de se sociabiliser mais qui est rattrapé par ses démons comme la majorité des héros de ses autres films. Il impose un rythme assez lent au spectateur et se concentre sur la psychologie des personnages plutôt que sur l'action.

Le solitaire qui rappelle le Samouraï de Melville a été boudé par la critique et surtout par les spectateurs alors que Mann prends un soin presque chirurgical à poser la première pierre de l'énorme édifice qu'il entends bien construire a fil des ans. Mann accouche d'un polar nocturne efficace qui est très plaisant à regarder

 

 

Viandox

Posté par viandoxine à 13:55 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Page précédente  3  4  5  6  7  8  9  10  11   Page suivante »