cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

19 juillet 2007

raisons d'état

etat

Pour Edward Wilson, l'honneur et la discrétion sont des valeurs primordiales. Ce sont ces qualités qui poussent la CIA, l'agence gouvernementale qui vient d'être créée, à le recruter. Mais Wilson se montre de plus en plus suspicieux...

Avec « Raisons d’état », Robert De Niro nous fait oublier la mauvaise tournure que prenait sa carrière d’acteur. Ici, il nous emmène dans les coulisses de la création de la CIA. Une organisation qui partage une multitude de codes avec la mafia, qu’il commence à bien connaître.

Ce film est construit sur un scénario d’une intelligence rare et sur une réalisation certes académique mais efficace. Ces atouts permettent au métrage de 2 heures 45 de captiver le public de bout en bout.

Ce film passionnant qui retrace presque 30 ans de géopolitique et de magouilles américaines nous mène de la 2nde guerre mondiale jusqu'à la vieille de la création de la CIA dans les années 60.

Pour son second long métrage en tant que réalisateur, De Niro s’est entouré d’un casting solide d’acteurs et Matt Damon son acteur principal est fabuleusement bien choisi pour incarner ce ponte de la CIA. Il est également plaisant de retrouver Jo Pesci même si ce n’est que l’instant d’une scène.

Même Si l’on n’apprend pas autant de secrets que dans le « JFK » de Stone, Raisons d’état reste un film de haute volée qui doit faire grincer des dents au pentagone.

 

Viandox

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17 juillet 2007

Tenacious D and the pick of desteny

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JB et KG ont une ambition : former le plus grand groupe de rock de la planète de tous les temps. Pour cela, ils s’embarquent dans une aventure pour retrouver un médiator aux pouvoirs magiques.

Avant d’être cet acteur à l’humour sans limite, Jack Black est un musicien qui puise son inspiration dans le rock des années 80. Cette passion, il l’assouvit au coté Kyle Grass au sein du groupe Tenacious D. Il était tout a fait normal qu’un jour, il expose les deux facettes de son talent sur grand écran.

Jack Black avait déjà fait des incursion cinématographiques remarquées dans le monde de la musique ( High Fidelity et School of Rock). Mais « Tenacious D and the pick of desteny » est le prolongement de la mythologie crée par les deux compères aux fil des ans.

Cet odyssée rock’n’roll furieusement dérangée risque de repousser ceux qui ne connaissent pas l’œuvre du groupe. Vont il adhérer a ce délire ou se côtoient le diable et le Sasquatch (une sorte de Big Foot) ? Pour les autres, ceux qui suivent la carrière de Tenacious D (notamment la série TV diffusée sur MTV et les clips de l’album « Tribute ») retrouveront avec régal les aventures du groupe de rock le plus déluré de la planète.

 

Viandox

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Black snake moan

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Un vieux musicien de blues, guitariste désenchanté et plein d'amertume, recueille dans sa ferme une jeune fille blessée sur la route. Une "traînée" de mauvaise réputation, issue d'un père incestueux et d'une mère blasée. Pour la soigner de son addiction, il décide de l’attacher à son radiateur.

Après « Hustle and Flow » et son macro qui se lance dans le rap, Craig Brewer nous ramène dans le sud crasseux qu’il semble particulièrement apprécier. Cette fois-ci, le réalisateur remplace le hip-hop par du blues endiablé pour dresser le portrait de deux êtres en quête de rédemption. Magistralement interprété par Samuel Jackson et Christina Ricci qui n’a jamais été aussi belle (et ce n’est pas parce qu’elle se ballade en slip tout au long du film), ce film inclassable est une vraie bonne surprise loin des clichés que nous sert le grand Hollywood.

Avec « Black Snake Moan »,  Brewer réalise un tour de force avec cette histoire casse gueule dont on ne comprends pas forcement tous les aspects et offre a ses spectateurs un récit ou l’émotion est aussi forte que la bande son.

 

Viandox    

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16 juillet 2007

Steak

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En 2016, la mode et les critères de beauté ont beaucoup changé. Une nouvelle tendance fait des ravages chez les jeunes : le lifting du visage. Georges, un jeune diplômé récemment lifté, profite des vacances d'été pour s'intégrer aux "Chivers", une bande de caïds liftés à l'extrême. Blaise, un loser rejeté et ex ami d'enfance de Georges, aimerait lui aussi faire parti de la bande...

Quand les Heckel et Jeckel du cinéma français rencontrent Mr Oizo (pseudonyme du réalisateur Quentin Dupieux), ça ne vole vraiment pas haut. Pourtant, avec un univers aussi riche que celui du réalisateur, on pouvait s’attendre a une très bonne surprise. Malheureusement « steak » a du plomb dans l’aile a cause des blagues idiotes et de l’humour nonsensique de Eric & Ramzy.

 

Viandox

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10 juin 2007

Boulevard de la mort

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Fascination/fétichisme des pieds filmé par Quentin: Check

Tranches de vies anodines transformées en dialogues : Check

Plan filmé en contre plongé depuis un coffre de voitures : Check

Références à d’obscures séries B, voir Z : Check

Une bande son sortie tout droit des tubes du grenier : Check

Après vérification, tous les ingrédients du cinéma de QT sont à l’affiche. Mais la sauce ne prends plus aussi bien que lors de ses précédents métrages. La faute est facilement imputable a un film trop bavard ou le cinéaste va jusqu'à s’auto citer. Un comble pour un réalisateur dont la marque de fabrique est de déterrer les idées et les acteurs oubliés du grand public. Mais pour arrêter de noircir le tableau, il faut avouer que la fin du film, est un vrai régale pour qui aiment les courses poursuites effrénées et les cascades de dingues. Dommage qu’on ait à attendre aussi longtemps pour en profiter.

Viandox

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23 mai 2007

Zodiac

zodiac

1968... San Francisco... Robert Graysmith est dessinateur au sein du San Francisco Chronicle, journal auquel un mystérieux tueur - qui se fait appeler le "Tueur du Zodiaque" - envoie des lettres décrivant ses horribles meurtres... Ces mêmes lettres poussent Graysmith à entreprendre sa propre enquête, afin de tenter de dénicher le serial-killer...

Agé de 45 ans et avec six films à succès à son compteur, David Fincher revient sur l’histoire du Zodiac. Pour ce film, le réalisateur natif de la région de San Francisco s’est débarrassé des tics visuels et du maniérisme qui l’on rendu célèbre. Puisant son inspiration dans des métrages comme « les hommes du président » ou « JFK », il signe ici son œuvre la plus adulte et nous dévoile les coulisses d’une enquête qui s’étire sur plusieurs décennies. C’est une sorte de « Qui est qui ? » ou Jake Gyllenhaal et Mark Ruffalo aurait remplacé Marie-Ange Nardy. Ce jeune dessinateur qui ressemble a monsieur tout le monde et le flic aux allures de Colombo obsédés par les meurtres du Zodiac vont se bruler les ailes a force d’entêtement.

Si la première partie du métrage et sa double enquête menée par la police et la presse arrivent à tenir le spectateur en haleine, c’est grâce aux talents de raconteurs de Fincher. Malgré le grand nombre de personnages et de pistes, le spectateur n’est jamais perdu. Par contre, dans la seconde partie du récit, celle ou le dessinateur (incarné par Gyllenhaal) mène l’enquête, le temps devient long et son enquête vaine et inintéressante.

Fincher n’est pas le premier réalisateur à trébucher pour cause de « film de la maturité ». Tarantino avec « Jacky Brown » et Michael Bay avec « The island » ont essayé de sortir de la case dans laquelle ils étaient enfermés. Mais a force de vouloir plaire à tout le monde, et de calibrer des films pour le festival de Cannes, on se casse la gueule. Et puis de toute façon, un film mature, ça ne peut pas être du Fincher...

Viandox

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11 mai 2007

sunshine

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Pour son dernier film, Danny Boyle propulse ses acteurs dans l’espace et leur confie une lourde tache: sauver l’humanité ! Le soleil se meurt et pour le raviver, rien de mieux qu’un bon vieux massage cardiaque à coup de charge nucléaire.

Si le pitch de « Sunshine » rappelle celui de « Armageddon », les deux films n’ont pourtant pas grand-chose en commun. Ici pas d’astéroïde de la taille du Texas à faire péter ni de tètes brulées en guise d’équipage. Non ! Danny Boyle prends le temps de raconter son histoire et de poser le décor de ce film construit en 3 actes :

La première partie du métrage est quasi parfait. Elle sert à décrire les personnages et les enjeux. Les membres du vaisseau Icarus 2 sont attachants malgré leurs travers et les enjeux ne semblent pas si insurmontables.

Suite à un accident qui semble mineur, le second acte fait basculer le récit dans un « huit petits nègres » dans l’espace. Boyle installe un climat de paranoïa latent qui suscite chez le spectateur d'intenses bouffées de claustrophobie.

Dans le dernier tiers, le réalisateur anglo-saxon dynamite le récit qu’il a auparavant construit avec concision et méthode. « Sunshine » se transforme alors en un film de SF bien barré ou un alien prend en chasse les membres de l’équipage. Un trip pour épileptique dont le metteur en scène aurait put se passer.

Si on excepte la dernière partie du métrage plus proche du slasher que de la SF, « Sunshine » se révèle être un excellent spectacle. Boyle a réussit avec ce film à redonner ses lettres de noblesses au film se déroulant dans l’espace.

viandox

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10 mai 2007

spiderman 3

spidey

 

Le super héros le plus geek de la planète revient tisser sa toile une troisième fois sur grand écran. Et cette fois ci, il aura fort à faire ! Il devra non seulement reconquérir le cœur de Mary Jane mais également affronter deux nouveaux ennemis : L’homme de sable et Venom.
Dommage qu’il ne soit pas payé pour son boulot de super héro sinon, il aurait pleinement profité des heures supplémentaires.


Comme promis, ce nouvel épisode de la franchise de l’homme araignée en mets plein la vue. Nantis d’un budget de 358 millions de dollars, le réalisateur Sam Raimi ne jure plus que par le « tout numérique ». Les combats de Spidey en sont électrisants.

Dès qu’il est dans les airs, il virevolte comme une tornade, se bat avec vélocité et acharnement jusqu'à nous en filer le vertige. Bref, les raclés numériques qu’il flanque a ses ennemis relèguent les effets spéciaux de Spiderman 2 au rang de travail d’amateur.

Mais dès que Spiderman pose le pied par terre pour redevenir Peter Parker, c’est la catastrophe. Le film tombe irrémédiablement dans une love story mièvre et sans intérêt entre Peter et Mary Jane. Depuis 5 ans, ses deux là se tournent autours sans jamais consommer. Cette romance adolescente est chiante au possible. On aurait préféré voir un film a la durée plus ramassée. Ou alors un plus grand nombre de combats pour éviter ce coté mélodramatique digne d’une série AB production.


A la sortie de la salle, on se demande si les infographistes arriveront à se surpasser pour les prochains épisodes de la franchise et si Peter et Mary Jane coucheront enfin ensemble…

 

viandox

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27 avril 2007

Les infiltrés

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Histoires parallèles dans le monde du crime : un capitaine de police tente de mettre à jour l'identité d'un inspecteur ripoux travaillant pour un baron de la drogue au sein de son service, alors que le criminel essaye de découvrir qui est l'informateur dissimulé parmi ses hommes...

 

L’oscar reçu par Martin Scorsese en février dernier est il un lot de consolation ? C’est ce que l’on peut se demander a la vue de son dernier film. Si la carrière du réalisateur italo-américain est construite sur des œuvres puissantes tel que « taxi drivers » ou les « affranchis », « les infiltrés » ne mérite certainement pas une statuette dorée. Il est vrai que comme toujours chez Scorsese, l’image est léchée et la réalisation bien troussée mais c’est tout. Le remake américain de « Infernal affairs »  n’apporte rien de plus que la version originale hongkongaise, au contraire, le récit est alourdit par des rajouts inutiles (le personnage centrale de la psy et sa relation avec Di Caprio et Damon, etc..).

 

« Les infiltrés » n’est pas un mauvais film, c’est tout au plus un film mineur dans la carrière de Scorsese et du temps perdu pour ceux qui ont découvert « infernal affairs » il y a quelques années.

 

 

 

Viandox

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04 mars 2007

Rocky Balboa

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Rocky, veuf, père délaissé est aussi un patron de restaurant désabusé qui raconte a ses clients des histoires sur son passé de glorieux boxeur. A 54 ans, il remet les gants pour de corriger comme il se doit, son successeur, un exécuteur sans grâce ni morale.

Rocky c’est un peu comme Superman. C’est une franchise usée et démodée qui aurait dut rester dans les cartons. Mais au lieu de cela, Sylvester Stallone a voulu boucler la boucle avec ce personnage qui lui a apporté la gloire. Il a voulu montrer à tout le monde qu’il est un acteur qui a encore des choses à dire. Mais voila, le nom de Rocky est indissociable de la boxe et du thème musical de Bill Conty. Si on retrouve le compositeur, on se demande ou est passé le boxeur. Celui qui nous a fait vibre dans les années 80 n’est plus que l’ombre de lui-même. L’étalon italien n’est plus capable de distribuer des mandales comme par le passé. Si il fait illusion avec ses entraînements qui renâclent le passé en cognant dans des quartiers de viande, il faut attendre le dernier quart d’heure du métrage pour voir un pénible match de boxe miraculeusement sauvé par le montage.

Il ne faut pas nier l’évidence, Rocky est un vieil homme et Sylvester Stallone le réalisateur/acteur ne cesse de nous rabattre cette rengaine pendant tout le métrage. Si Sly  voulait sortir du ring avec les honneurs, c’est raté. Et dire qu’il nous prépare un Rambo IV.


Viandox

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