cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

02 octobre 2006

A scanner darkly

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En 2013 dans une banlieu d'Orange County en Californie, l'interminable et vain combat de l'Amérique contre la drogue se confond désormais avec sa guerre contre le terrorisme.
Le policier Bob Arctor, spécialiste réticent des missions d'infiltration, est contraint de jouer les taupes auprès de ses amis Jim Barris, Ernie Luckman, Donna Hawthorne et Charles Freck.
Lorsqu'il reçoit l'ordre de s'espionner lui-même, Arctor entame une inexorable descente dans l'absurde et la paranoïa, où loyautés et identités deviennent indéchiffrables.

A la vue de la bande annonce il y a quelques mois, je n'avais qu'une seul crainte : Celle que l'effet "coloriage" appliqué sur les acteurs devienne insupportable. Si ce n'est pas le cas, le procédé reste tout de même déroutant pendant les premières minutes du métrage. Ensuite, les personnages interprétés par Woody Harelson et Robert Downey Jr sont si insupportables que pour les apprécier pendant toute la première heure du film il faudrait être aussi drogués qu'ils le sont. Et ce n'est pas le scénario tiré d'une oeuvre de Philip K Dick alambiqué a souhait qui aidera le spectateur à se raccrocher aux branches.

Bref, a part le travail méticuleux des infographistes et la dernière demie heure du film, il n'y a guère de choses intéressantes sur lesquelles se focaliser.

 

Viandox

 

 

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21 juillet 2006

La colline a des yeux

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Avec son diplôme de faiseur de bons films a ambiance en poche, c'est tout naturellement que Alexandre Aja a succombé aux sirènes d'Hollywood. Son projet le remake du film de Wes Craven : La colline a des yeux.

Dans « Haute tension », son précédent film, Aja invitait un tueur sanguinaire dans une petite bourgade rurale française. Le résultat était impressionnant de maîtrise pour un  réalisateur a peine âgé de 25 ans. Le seul bémol résidait dans la fin du métrage. Le producteur du film (un certain Luc B) aurait demandé au jeune réalisateur d'édulcorer cette fin pour en faire un film tout public. Drôle de manière d'agir mais plus rien n'étonne de la part du type qui essaye de caser des Yamakasi a toutes les sauces.

Bref, Cette fois ci, a grands renforts de dollars et d'hémoglobine,   Aja invite un monsieur et une madame tout-le-monde, leurs trois enfants, leur beau fils et leurs deux chiens en plein désert américain. Ces pauvres citoyens républicains heu... américain pardon, sont a mille lieux d'imaginer que le désert qui les entourent fut autrefois le théâtre d'expérimentations nucléaires et que des gens habitent encore ces collines ensablées.

Il ne faut pas être devin pour connaître la suite... Un accident de voiture, des dégénérés mentaux et physique  qui en veulent au « humains », des meurtres en pagailles, des tirs de shotgun en pleine tète. Tout y passe...

Aja est vraiment passé maître dans son domaine. Il ne nous laisse pas souffler. Si la première demie heure du métrage est lente, c'est tout simplement pour installer son univers, son ambiance et, jouer avec nous en nous faisant sursauter régulièrement. La colline à des yeux n'est pas à proprement parler un film d'horreur mais plutôt d'un film a ambiance qui se transforme en « survival movie » pour finir en un « revenge movie ».

Comme dans « l'armée de morts » de Zack Snyder on sent très bien que la jeune génération de réalisateurs a complètement compris les codes des films d'horreurs. Il les utilisent pour donner un nouvel élan « grand public » a leurs films plutôt que de réaliser des remakes qui seraient la copie conforme des films originaux.

« La colline à des yeux » est un film maîtrisé de bout en bout. Une image léchée, une photographie splendide et un scénario intelligent font de ce métrage un spectacle hautement appréciable qui dissuadera sûrement certains vacanciers de partir avec leurs caravanes.

Viandox

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30 mai 2006

X men 3

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Autant de scandale pour ça !!!!! Les fans ont déversés des torrents de fumiers sur Brett Ratner depuis que la nouvelle de sa nomination au poste de réalisateur de X-men 3 est tombé. Bien mal en a pris a ceux-ci...

On est bien loin de la catastrophe prévue mais ce dernier opus de la saga n'est pas non plus un chef d'œuvre. Brett Ratner qui n'a pas le talent de Singer ( et ça tout le monde est daccord la dessus ) réalise quand même un film honnête avec en prime de super plans. Bien sur on regrettera la maestria de Singer ( Quel plan d'ouverture de X2 avec Diablo a la maison blanche !!!) mais ce dernier a fuit tel un présidentiable de gauche au lendemain de sa débâcle électorale alors il fallait bien le remplacer. 

En tout cas le spectateur en a pour son agent, tout est la pour passer un bon moment. On y trouve des combats de mêlés entre mutants, des SFX a gogo et une panoplie élargie de super héros. En gros tout ce que l'on demande a un film de ce genre. 

Viandox

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17 avril 2006

Inside man

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Dalton Russel et sa bande de cambrioleurs essayent de réaliser le hold-up parfait d’une banque de Wall Street. L’inspecteur Keith Frazier et son co-équipier Bill Mitchell vont tout faire pour contrecarrer les plans des voleurs. Arthur Case le propriétaire de la banque engage Madeline White car il craint qu’on lui dérobe un bien caché dans un coffre qui représente énormément plus que l’argent gardé dans son établissement.

Pour son premier film de commande, Spike Lee s’en tire haut la main. Son Inside man est aussi réussit qu’ « un après midi de chien ». Un suspens haletant, une brochette d’acteurs impeccables et un scénario intelligemment écrit permettent à ce blockbuster de garder le spectateur sous tension jusqu'à la fin du métrage. Lee démontre également avec Inside Man qu’il peut réaliser un film « grand publique » en distillant les thématiques principales de ses films précédents en filigrane. Le racisme et l’intégration des afro-américains dans la société américaine dont le réalisateur new-yorkais est le porte étendard depuis 20 ans à Hollywood sont ici traités subtilement. D’une part il donne à Denzel Washington le rôle du bon flic et à Clive Owen celui du méchant braqueur. Et d’autre part, il démontre que le racisme est toujours aussi présent aux USA quand un otage d’origine sith se fait traiter d’arabe par les flics qui le libère.

Spike Lee dévoile une nouvelle facette de son talent et livre un film de qualité pour tout spectateur qui aime le cinéma d’action.

Viandox 

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09 avril 2006

Be cool

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Autant j'adorais Get Shorty qui était le premier volet de cette saga. C’était une comédie honnêtement réalisée par Barry Sonnenfeld en grande forme. Le scénario du film était une adaptation du roman éponyme de Elmore Leonard et tant dans le film que dans le livre, il n’y avait rien a jeter. Par contre cette suite ne sert pas a grand chose a part enrichire son producteur. On y retrouve Chili Palmer producteur de film de son état qui veut se lancer dans l'industrie du disque. Comme dans le premier volet de cette franchise, il va croiser sur sa route une ribambelle d’escrocs en tout genre qui ne lui souhaitent pas que de réussir dans ses nouvelles activités.
Be cool est un copier/coller de Get Shorty transposé dans l'univers du disque. Les gags sont des resucées du premier film, les personnages sont caricaturaux au possible, les acteurs sont la pour payer leurs impôts et c'est mis en boite par F. Gary Gray.


Evidement, l'ancien clipper de TLC n'a pas le talent de Barry Sonnenfeld mais ce n'est pas sa faute si le film est si mauvais. La faute n’est pas non plus imputable a Elmore Leonard qui a dut signer en imaginant que ce film serait aussi bon que les précédentes adaptations cinématographiques de ses oeuvres ( Out of sight, Jackie Brown, Get Shorty ). En fait, avec un scénario aussi bancale, le résultat final ne pouvait être que pitoyable. Cependant tout n’est pas a jeter dans ce film. Car si il ne fallait retenir qu’une seul prestation d’acteur, ce serait celle de The Rock qui interprète un garde du corps homosexuel qui souhaite devenir une star de la chanson country. Ce type est vraiment sensationnel dans ce rôle a contre emploi.

Au final, Be cool est un film a voir pour ce qu’il est : Un espèce de Ocean’s Eleven dans le monde des requins de l’industrie du disque avec en prime la présence de la délicieuse Uma Thurman.

Viandox

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La vie aquatique

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Bienvenue a bord du Calipso avec une bande de joyeux drille. Le capitaine Steve Zissou et son équipage sont heureux de vous annoncer leur départ imminent en pleine mer pour une expédition punitive contre un requin mangeur de meilleur amis.
Comme dans ses précédents films, Wes Anderson utilise ce voyage en pleine comme prétexte pour brosser une galerie de personnages les uns plus loufoques que les autres. Pèle mêle, on trouve un caméraman sith, un chanteur brésilien spécialisé dans les reprises de David Bowie en portugais, une journaliste en ceinte, un fils présumé de Steve Zissou ( Owen Wilson ), etc...
Ce film n'est pas une comédie, c'est plus une tranche de vie terriblement décalée qui provoque régulièrement des fous rires. Tout est kitch au possible. Si vous souhaitez voir ce film pour les séquences sous-marine façon films de Cousteau ( vu les bonnets rouge dont Anderson a affublé ses personnages, il est visiblement fan. ) vous vous trompez . Si y cherchez une comédie, vous vous trompez également. Par contre régalez vous avec l'univers décalé de Wes Anderson.

Le réalisateur assouvit (sûrement) un rêve de môme avec ce film qui nous renvois immédiatement a nos lointains dimanches après-midi passé devant la télé devant les aventures marines du commandant Cousteau.

Viandox

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06 avril 2006

Eternal sunshine of the spotless mind

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Eternal sunshine of the spotless mind est une comédie romantique a des années lumières des produits formatés que nous sert Hollywood. Ici pas de recette de cuisine indigèste, juste des trucs de grand mère concoctés avec amour par le type le plus créatif de tout Hollywood, le français Michel Gondry ancien clipper de Björk.

Grâce a un procédé révolutionnaire, Clementine ( Kate Winslet ) fait effacer toute les traces de sa relation amoureuse avec Joel ( Jim Carrey ). Apprenant la nouvelle, Joel ( Jim Carrey ) décide de faire de même. Au cours de l'opération, alors que les souvenirs le rattachant à Clementine disparaissent peu a peu, il décide de faire machine arrière mais c'est impossible. Commence alors une lutte entre l’homme et l’ordinateur qui extirpe les souvenirs. Pour garder Clementine dans sa mémoire il va essayer de la cacher dans des souvenirs comme ceux de son enfance ou l'ordinateur ne viendrait pas les chercher. Le scénario finement écrit par Charlie Kaufman nous fait naviguer dans les méandres du cerveau de Joel. On pourrais penser que de voyager dans le brouillard soit difficile et pourtant, la navigation est aussi agréable que sur une mer calme un jour de grand soleil.

La réalisation de Michel Gondry facilite énormément les choses : Il réutilise les trucs expérimentés lors des nombreux clip et pub qu’il a réalisé depuis ces 20 dernières années. Ce ne sont pas des effets "tape a l’œil" pour en mettre plein la vue mais des trouvailles subtiles qui accompagnent le film en se fondant dans le récit pour mieux le faire avancer.
La brochette d'acteurs montants d'hollywood a répondu présent. Comme pour tourner chez woody Allen, ils ont baissés leurs cachets pour être dans le film les plus étonnant de l'année 2004. Ils sont juste et apportent une vraie plus value au film. Parmi ces acteurs, c'est Jim Carrey qui m'a le plus étonné. Dans the Truman show, il jouait un type qui voulait sortir de son cocon. Comme une parabole a sa vie réelle ou il voulait se séparer de sa réputation du nouveau Jerry Lee Lewis pour nous montrer une autre de ses facettes.
C'est chose faite grace a Eternal sunshine of the Spotless mind. Evidement, quand on a comme compositeur Charly Kaufman et comme chef orchestre Michel Gondry, cela rends la partition beaucoup plus facile a interpréter. Jim Carrey se révèle sous un autre jour. On découvre un acteur sensible, émouvant bien loin des pitreries auquel il nous a habitué.

Ce film devrait être projeté a tous les blasés de l'amour pour leur montrer que rien en amour n'est jamais perdu. On peut toujours recoller les morceaux, car sous cette carapace de chaire, nous avons tous un cœur qui bat. Ce film tends également a réconcilier les gens avec eux même et avec les autres. Un film vraiment émouvant qui a été boudé par le public parce qu'il est trop en avance par rapport a son temps.

Viandox

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26 mars 2006

Batman begins

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Batman Begins est la sixième excursion en couleur du « caped crusader » sur grand écran et, c'est une des meilleurs.

Oubliez Batman : The movie de 1966 ou le héros, armé de gadget fanfaronesques ( le spray anti-requins est une trouvaille génialement drôle ), flanqué d'un Robin assez idiot affrontait des méchants tout droit sortis d'un opéra comique. L'effet ridicule était renforcé par des bulles de bd qui apparaissait à l’écran lors des combats et dans lesquelles on pouvait lire des ouach, pow, huch etc... En gros, ce Batman était un film comique qui assumait pleinement son statut devenu depuis un must du kitch.

Mettez de coté Batman de Burton ( pour un temps seulement ) qui a redonné tout son panache et toute sa superbe a cette franchise de DC Comics. Le film est assez proche de la bd de par son environnement ( un mélange des années 50 pour les costumes et de l’univers gothique pour l'architecture ). La vision de Burton donne un Bruce Wayne romantique qui une fois engoncé dans son costume est réellement effrayant. C'est aussi une occasion or pour Jack Nicholson de briller dans la peau du Jocker qui, s’il ne fait pas forcement peur au premier regard nous effraye par sa démence. Le seul reproche a faire a ce film est la motricité du « dark nite » : Bruce Wayne est assez pataud dans son costume mais cella colle parfaitement a la situation puisque c'est non seulement une rencontre pour Batman avec son public mais aussi la première fois que Bruce Wayne enfile son costume rigide de la chauve souris. Ces quelques soucis seront gommés dans les autres aventures du « nite crusader » mais on tient déjà avec ce film un chef d’œuvre.

Burton remets le couvert 3 ans après avec Batman Returns qui est plutôt un film a la gloire des super méchants et ou le « caped crusader » fait de la figuration. L’univers de ce nouveau volet n'est plus aussi sombre que le premier Batman réalisé par Burton mais, il reste quand même bien glauque du fait de la personnalité tordue des supers vilains.

Enterrons définitivement Les films de Joel Schumacher ( Batman Forever et Batman & Robin ) qui ne sont pas digne de figurer ici. Batman et ses acolytes pré pubères et leurs tétons moulés sur leurs costumes auraient tout a fait trouvé leur place sur le char du Banana Café lors de la Gay Pride mais certainement pas dans un film de super-héros.

Parlons maintenant de ce qui nous intéresse : Batman begins.

Le réalisateur Christopher Nolan a décidé de nous faire découvrir la jeunesse et la quête initiatique du jeune Bruce Wayne avant qu'il ne devienne l'homme chauve souris. On suit son entraînement dans un coin reculé du monde avant qu’il ne devienne le bras vengeur de Ghotham.

Ce n'est qu'au bout de 40 minutes que l'on découvre le nouveau costume du Super héros et c’est également l'occasion de redécouvrir la ville de Ghotam qui est toujours un personnage a part entière. Elle n’est plus représenté comme une ville gotique mais comme une mégalopole avec des quartiers mal famés empreintés à Blade Runner ( d’après les dires de Christopher Nolan ).

La première chose que l’on se dit quand on découvre Christian Bale dans la peau de Bruce Wayne, c’est que l’acteur est vraiment une machine. Le type s'est quand même enchaîné le film The machinist ou il pesait 40 kilos tout mouillé et Batman ou il est sacrement costaud ( C'est surtout visible quand Alfred vient le réveiller après sa première expédition punitive nocturne) et ensuite on se dit qu'il est parfait pour le rôle du vengeur masqué.
Tient, parlons en des autres personnages : Michael Cain ( Alfred ) et Morgan Freeman ( Fox ) sont tous les deux impeccable et d'une sobriété magistrale. Cathy Holmes elle, ne sert a rien ( comme toute les femmes dans les films de super héros qui sont des univers machiste a mort ). Liam Neeson continue dans sa lancé et incarne encore un mentor ( après Star Wars et Kingdom of Heaven ) ayant une grande responsabilité dans la transformation de Bruce. Gary Oldman acteur génialissime s’il en est n’a pas assez de « screentime » pour qu'on puisse en profiter et, je ne parle pas non plus de Ken Watanabe qui n’est la que pour faire de la figuration.
Coté action, on est servi. A grand renfort d’équipement High tech ( dont Le tumbler, un monstre boufeur de bitume qui sert de nouvelle Batmobile ) Batman règle son compte a la vermine de Ghotham. Il leur tombe dessus comme une ombre gigantesque et utilise les arts martiaux pour ne laisser que contusions et membres cassés.

Le réalisateur décide d'éviter l’utilisation de la 3D qui ne rends pas encore parfaitement la notion de volume. Il préfère a cette technologie l’utilisation de maquettes et de modèles reduits et la aussi, c'est trop bon, impossible de faire la différence entre le tumbler en modèle réduit et son grand frère en taille réelle.

Voila, deux heures vingt de pur bonheur qui laisse un goût de frustration tant on aurait aimé en avoir plus. Malgré quelques faux pas ( notamment la voix de Batman ) le retour de Batman est une vrai  réussite.



Viandox

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Garden state VS Elisabethtown

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Dans le coin droit en short rouge, Cameron Crowe, réalisateur de 48 ans avec 6 films a son actif. Dans le coin gauche en short bleu, Zack Braff, acteur/réalisateur de 30 ans avec une seule réalisation au compteur. Pas question ici de livrer un combat sanglant, j’ai juste envie de vous livrer quelques pistes pour départager deux films qui se ressemblent en bien des points.

1/ Dans Garden State, Zack Braff se met en scène pour nous raconter l'histoire d'un acteur au chômage qui quitte Hollywood pour l'enterrement de sa mère. Chez Cameron Crow, c'est Orlando « je ne joue qu'en costume » Bloom qui tient le rôle central du film Elisabethtown. Il incarne un designer de chaussure qui a fait perdre à son entreprise 1 milliard de dollars et qui lui aussi, doit retourner dans son village natal l’enterrement de son père. Pour les deux hommes, l'enterrement d'un proche est surtout un prétexte pour se retrouver et se redécouvrir. Ils quittent tous les deux une mégalopole ( Los Angeles ) ainsi que des mauvais(es) sentiments/habitudes : Braff ne prends plus les médicaments qui calmaient ses nerfs depuis 15 ans et Bloom oublie ses tendances suicidaires.

2 /Le deuxième point de comparaison, est le personnage féminin des deux films. Si dans Garden State, c'est Natalie Portman qui joue la « rencontre amoureuse » de Braff, dans Elisabethtown, c'est Kristen Dunst qui s'y colle. Vous me direz qu'il n'y a rien d'étrange de trouver un personnage féminin qui tombe amoureuse du héros dans un film Hollywoodien mais dans les films suscités, les deux femmes ont en commun un sens de l'absurde et un comportement étrangement décalé. La jeune actrice brune incarne une mythomane et la blonde est d'une incroyable crédulité. On pourrait les prendre pour des idiotes alors qu'elles ne le sont absolument pas. Elles représentent un pan de la population complètement déboussolée ce qui tends a rendre leurs personnages humain.

3/ Troisième point de comparaison, la bande son. Si Crowe et Braff ont choisit d'accompagner leurs images de rock, il y a fossé entre les deux générations. Dans Garden State, la musique est interprétée par des artistes en vogue, alors que Crowe puise dans la cédé thèque qu'il a patiemment composé depuis l'âge de 13 ans ( épisode de sa vie qu'il raconte dans son film Presque célèbre ). Dans son film, Braff veut fédérer un public de trentenaire alors il leur sert ce qu'ils écoutent à longueur de journée. En revanche, on sent que Crowe veut partager son amour de la musique avec son publique. Comme un brocanteur, il a dut chiner pour trouver les morceaux qui colleraient à merveille avec son film.

Les deux films se ressemblent. Pourtant, le message véhiculé par chacun est assez différent. Si Garden State est un film réalisé par un trentenaire pour un public de sa génération, Elisabethtown, est a un fourre-tout, un film pensé comme une ultime réalisation par Cameron Crowe qui voudrait livrer un testament cinématographique.

Pour conclure, je dirai que ni Garden State ni Elisabethtown ne sont de mauvais films. Garden State est simplement loin du statut culte qu'on lui a décerné et, Elisabethtown n'est pas le meilleur film de Crowe.



Viandox

 

elisa

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The constant gardener

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Après nous avoir fait découvrir le quotidien sordide des favelas brésiliennes dans la Cité de dieu, Fernando Meirelles revient avec The constant gardener . Ce film est une adaptation d’un roman de John Le Carré ou un diplomate anglais installé au Kenya enquête sur la cause de l’assassinat de sa femme avocate.

C'est à nouveau un sujet sensible auquel s’attaque Meirelles. Le film traite des expérimentations de médicaments en Afrique par de grands laboratoires pharmaceutiques. Cette fois ci, le réalisateur  a gommé les effets de caméra que l'on trouvait dans son précédent film pour ne garder que l'essentiel. Le parti pris de Meirelles pour son premier film produit par des capitaux américains est de tourner caméra a l’épaule comme pour un documentaire. Cette technique permet de restituer la nervosité de l’enquête menée jusqu’au tréfonds du Kenya par ce diplomate.

On se prends vite d’affection pour ce film alors que son sujet a de quoi glacer le sang. Surtout quand on comprend vraiment pourquoi Tessa Quayle ( Rachel Weisz ) est morte.

The constant gardener est un excellent film dont le sujet est au combien réaliste. La mise en scène, le scénario et la réalisation sont sans chichis et c'est ce qui fait la force de ce film poignant. Surtout quand on sait que la fiction de Le Carré n’est pas loin de la réalité ( Il n'y a qu'a se rappeler que Donald Rumsfeld est actionnaire majoritaire dans l'entreprise qui a fabriqué le Tamifu pour en être persuadé).

Viandox  

Posté par viandoxine à 20:19 - vu au cinoche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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