cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

26 mars 2006

De battre mon coeur s'est arreté

         de_arrete

 

Déjà dans le premier plan, Jacques Audiard nous montre une nouvelle facette de son talent. C'est un dialogue entre Tom (Romain Duris) et un de ses associé. Au lieu de tourner en champ/contre-champ, ici Audiard joue la carte du mouvement. La caméra n'arrête pas de bouger et de suivre chacun des interlocuteurs dans un plan séquence réglé comme du papier a musique. Jacques Audiard n'est pas un grand technicien, on le connaît surtout pour ses scénarios et sa direction d'acteurs. Mais ici, la caméra d'Audiard saura se faire nerveuse sans pour autant nous donner la nausée. Au niveau de la lumière, le travail est aussi intéressant. Ce n'est pas une "belle" lumière comme chez Jeunet mais une lumière qui joue souvent des ombres chinoises rappelant les comics de Franck Miller dans sa période Sin City.

Je vous mentirais si je vous disais que je connais les oeuvres qui ont servi a Audiard pour faire ce remake ( Mélodie pour un tueur de James Tobak qui est lui même un remake de ne tirez pas sur le pianiste ) donc, je ne vous parlerai que du scénario co-écrit par Tonino Benacquista et Jacques Audiard : Tom est un vendeur de biens immobiliers qui n'hésite pas a se salir les mains pour louer ses appartements. En parallèle a cette activité journalière, Tom a repris le piano qu'il n'avait pas retouché depuis 10 ans. Tom sera aidé dans cette redécouverte du piano par une jeune professeur de piano chinoise. Ne parlant pas la même langue c'est par le langage musicale qu'ils vont communiquer.

Je n'aurais jamais cru pouvoir écrire cela un jour, pourtant il faut l'avouer, Romain Duris livre une interprétation juste comme rarement il l'a fait. Niels Arestrup qui joue le père de Tom est attachant sinon touchant et Emanuelle Devos malgré son tout petit rôle est aussi doué que dans "Sur mes lèvres". C'est ici qu'on se rends compte du génie de Jacques Audiard concernant la direction d'acteurs. Même Aure Atika qui n'est pas connu pour être une grande actrice joue juste.

Si Jacques Audiard utilise un sujet déjà exploité Par le réalisateur James Tobak, le résultat est époustouflant de maîtrise. Audiard a ciselé le sujet de Tobak pour le transformer en véritable joyaux.


Viandox
 

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Million dollar baby

million1

 

Le dernier Clint Eastwood est un film sur la boxe mais pas seulement... c'est aussi un film sur les sentiments, sur la tendresse d'un père, sur l'amitié et sur la rédemption.

Clint eastwood campe Frankie Dunn, un vieil entraîneur de boxe rongé par son passé : Alors qu'il n'était que soigneur, Eddi Scrap (Morgan Freeman) livre son cent-neuvième et dernier combat. A cause de ce match, Scrap perdra l'usage d'un de ses yeux. Frankie s'en veut depuis ce temps la de n'avoir pas put arrêter le combat. Depuis, ils traînent tous les deux leur carcasses usées dans le gymnase qui appartient a Dunn. Maggie Fitzgerald ( Hilary Swank ) déboule dans la vie du gymnase et demande a Franky de l'entraîner mais il refuse. La raison est simple, C'est une fille et au goût de Franky elle est trop vieille pour boxer. A force de d'obstination, grâce a un coup de pouce de Scrap elle réussit a convaincre Frankie de l'entraîner. De toute façon, elle n'a pas beaucoup de choix : Soit elle fait carrière dans la boxe, soit elle reste a servir dans un bar minable a vie.

Le gymnase de Frankie est vieillot comme souvent dans les films de boxe mais, ici le lieu vétuste est presque plus frais que ses occupants. Frankie et Scrap sont comme un vieux couple qui connaissent les habitudes de l'autre par cœur. Il y a une complicité qui ne les empêche pas de se dire leurs 4 vérités quand besoin est. Ils sont amis et complice et on sent vraiment que cela dépasse le cadre du cinéma. Pourtant cette amitié et ce respect qui semble durer depuis des siècles s'arrête a la porte du gymnase. Ils ne boivent pas de bière ensemble comme le ferait des collègue et ne partagent ( a part la boxe ) aucun hobby. Frankie lorsqu'il n'est pas au gymnase va a l'église et courrouce le prêtre a tel point que celui-ci en vient a l'insulter. Sinon, il envoie des lettres à sa fille avec qui il a perdu le contact depuis bon nombre d'années. Scrap lui n'a pas de vie après le gymnase d’ailleurs il y habite. Quand Maggie intègre l'équipe, ça ne change pas la vie du gymnase mais doucement, les relations entre ce vieil entraîneur et cette boxeuse motivé glissent du professionnel vers de l'amitié et plus tard de l'affection réciproque. Maggie prendra la place de la fille de Frankie et lui, deviendra la seul famille de la jeune femme.
Clint Eastwood pour son départ a la retraite en tant qu'acteur nous montre une nouvelle facette de son jeu. Comme un boxeur quittant le circuit professionnel, il veut partir en laissant sa trace dans nos mémoires. C'est réussit car avec une justesse dans cette compassion et cette tristesse qu'on ne lui connaît pas, il brille.

Morgan Freeman tout juste auréolé de son Oscar pour meilleur second rôle est lui aussi d'une justesse a toute épreuve. On ne peut vraiment pas dire qu'il a volé sa récompense. Sa voix de basse nous guide pendant tout le film comme c'était déjà le cas dans les évadés comme pour combler le peu de trous laissés sciemment par le réalisateur.
Hilary Swank a la différence de Michelle Rodriguez que l'on a découvert grâce a Girlfight "offre" un jeu tout en finesse et en nuances et n'utilise pas la même moue affreuse pour exprimer ses sentiments.
Clint Eastwood le réalisateur n'en a jamais fait des caisses mais la plus que jamais, sa mise en scène est épurée, simplifiée au maximum pour ne garder que l'essentiel. On connaît la réputation de Clint pour finir ses tournages en avance sur le planning et de ne pas faire faire aux acteurs plus de 2 prises. Quand on regarde ses oeuvres on se dit que ça a l'air si simple de réaliser un film.

Il est aidé dans sa tache par son chef opérateur Tom Stern avec qui il a collaboré a plusieurs reprise. La lumière est magnifique. Jouant avec l'ombre pour donner une noirceur constante tout au long du récit.
A l'heure ou le pape et SAS Régnier vivent leurs derniers jours, une autre flamme disparaît : Clint Eastwood le dinosaure s'en va. En espérant qu'il revienne sur sa décision d'en finir avec le métier d'acteur et qu'il fasse encore de nombreux films. Voila j'espère que ce film vous touchera autant que moi.

Viandox

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Ray

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Décidément les américains sont doués pour les biographies filmés. Mais la ou le film sur Ray Charles est extraordinaire, c'est dans l'implication de Jamie Foxx. A la différence de Leo Di Caprio dans Aviator ou Will Smith dans Ali, Jamie Foxx ne fait pas qu'interpréter le rôle de Ray Charles, il EST Ray Charles. Le mimétisme est totale. Non seulement au niveau de la ressemblance physique mais aussi dans ses attitudes et sa gestuelle.
Le réalisateur Taylor Hackford n'en n'est pas a son galop d'essai. On lui doit des films comme officier et Gentleman et aussi l'avocat du diable .On le connais aussi en tant que producteur et monteur du documentaire sur Mohamed Ali When we were kings.
Ici il livre un film sur la vie de Ray Charles mais ne nous sert pas un film lisse ou consensuel pour autant. On découvre par exemple les problèmes de Ray Charles avec la drogue et son penchant pour les femmes.

Ray est une expérience intense, un film sur un héros des temps modernes qui avait pourtant tout pour ne pas le devenir.


Viandox

Posté par viandoxine à 14:59 - vu au cinoche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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