30 décembre 2006
The Fountain

Daren
Aronowsky n’est pas du genre à proposer du cinéma pré mâché façon blockbuster
Hollywoodien. Non ! Son truc c’est plutôt de laisser au spectateur le
travail de mastication et de réflexion.
Comme dans
ses précédents films, le jeune réalisateur se replonge dans l’étude des addictions.
Après l’accroc aux mathématiques de Pi, après les drogués de la télévision, du
sexe et de l’héroïne de Requiem for a dream, Aronowsky s’attaque à l’histoire
de Thomas, scientifique camé a la vie éternelle.
« The
fountain » ne laissera personne indifférent. Les esprits cartésiens
verrons en cette fable métaphysique se déroulant sur 3 époques une vaste fumisterie. Un objet prétentieux
reposant sur une bouillabaisse de croyances religieuses. Les autres découvrirons
une ode à l’amour. Un récit intemporelle et magnifique a travers les yeux d’un
homme qui a perdu sa femme et qui compte sur la fontaine de jouvence pour la
ramener a la vie.
Chacun son
camps, surtout que l’auteur - réalisateur semble lui-même ne pas pouvoir choisir
le sien. Alors qu’il avait pensé son film comme une exposition de toiles de maîtres
grâce à un travail somptueux sur la lumière, Aronowsky clos son film dans une
gerbe finale clipesque. Dix dernières minutes qui contrastent totalement avec le
reste du métrage empêchant a « The fountain » d’accéder a un statut
de film culte.
Viandox
27 décembre 2006
The Holiday

Pour son
quatrième film, Nancy Meyers met en scène Cameron Diaz et Kate Winslet dans le
rôle de deux bourreaux de travail dont les vies sentimentales sont des échecs.
L’une vit près de Londres, l'autre à Los Angeles. Pour changer d’air, elles
vont échanger leurs maisons le temps des vacances de Noël et bien sûr, elles
vont trouver l’âme soeur sur leur lieu de villégiature.
Nancy
Meyers semble avoir fait du sur-mesure pour ses 4 interprètes tant ils se
glissent à merveille dans leurs costumes d’handicapés de l’amour. Comme
souvent, Cameron Diaz incarne une jolie écervelée alors que Kate Winslet
dévoile une nouvelle facette de son talent, dans la comédie. Jude Law est le
charme british incarné. Mais c’est finalement Jack Black qui est le plus
impressionnant dans un vrai rôle de composition.
Si la
plupart des comédies du genre sont souvent stupides, parfois bébêtes,
« Holiday » n’échappe pas à la règle. Pourtant cela n’empêche pas de
passer un instant plaisant. Un plaisir coupable à partager en couple ou en
famille.
Viandox
26 décembre 2006
Pirates des caraïbes, le secret du coffre maudit

Jack Sparrow est encore empêtré dans une histoire pas possible. Quelques années plus tôt, il a vendu son âme à l’infâme Davy Jones. Un mort vivant avec une tête de poulpe. Pour la récupérer, il se met en quête du coffre maudit qui renferme le cœur de ce dernier. De leur coté, Will et Elizabeth sont sur le point de se marier quand ils se font arrêter. Pour retrouver la liberté, ils doivent voler à Jack une boussole qu’il ne quitte jamais.
C’est ainsi que les 3 personnages principaux du premier volet de « Pirates des caraïbes » vont se retrouver et vivre une nouvelle aventure trépidante. De la bagarre générale dans un bar de pirates à un combat à l’épée entre trois personnes en passant par une attaque d’un monstre sous marin appelé le Kraken, le scénario n’épargne rien au spectateur. Gore Verbinski a mis les petits plats dans les grands. Son film est un divertissement décomplexé pour toute la famille. Sa recette est simple mais efficace : Un déluge d’effet spéciaux et un Johnny Depp plus cabotin que jamais. Des éléments qui nous font patienter jusqu’au troisième et ultime volet de la saga.
Viandox
25 décembre 2006
Coast Guards

Difficile d’innover quand on passe derrière Wolfgang Petersen estampillé expert officiel hollywoodien du film catastrophe en mer. Difficile de s’appuyer sur un scénario qui recycle des clichés usés jusqu'à la corde. Difficile de diriger un acteur aussi peu crédible que Ashton « eh mec, elle est ou ma caisse » Kutcher. Difficile de faire nager en haute mer un type habitué à danser avec les loups. Pourtant en bon garde cote, Andrew Davis sauve son film du naufrage.
Le film ne
nous épargne pas les bons sentiments et la morale dégoulinante de patriotisme. Kevin
Costner y incarne Ben Randall, sauveteur reconverti dans la formation après le décès
de ses coéquipiers. Ashton Kutcher lui interprète
Jake Fisher, un élève talentueux handicapé par son arrogance. Malgré leurs différences,
ces deux la vont finir par s’entendre comme deux larrons en foire. Imaginez une
sorte de « Colors » ou la mer déchaînée a remplacée les ghettos
californiens.
Si la
psychologie n’est pas le point fort de « Coast Guards », Andrew Davis
verse dans le spectaculaire quand il s’agit des scènes de sauvetage. Inspiré,
il livre des moments aussi fort que ceux procurés par « en plein tempête ».
Le réalisme force le spectateur à se cramponner
à son siège pour ne pas boire la tasse.
Viandox
17 décembre 2006
Superman Returns.

Comme le
titre l’indique, Superman reviens. Brian Singer est aux manettes pour jouer l’agent
dépoussiérant et David Goyer est à l’écriture pour redonner du panache au
costume rouge et bleu qui sent la naphtaline.
Malgré un
budget pharaonique et l’arrivé de Singer pour réanimer la franchise le résultat
est une catastrophe. Autant Singer avait réussit le pari de donner de la
crédibilité a l’histoire des X-men, autant pour les aventures de krypton boy,
il s’est complètement perdu.
« Superman returns » est loin du blockbuster décomplexé. Singer
se lance dans l’étude des amourettes de Lois Lane et Clark Kent/Superman. Il
efface tout le coté jouissif du film de super héro. Il abreuve les fans de film
d’action avec une maigre scène de sauvetage d’avion. Il permet a kevin Spacey
de cabotiner comme jamais.
Comparé à
Batman, Le chef de file de DC comics effectue un bien pale retour. Il reste à
prier pour que Singer ne remette pas le couvert une seconde fois.
Viandox
Munich

Tout le
monde connaît désormais les tragiques évènements survenus pendant les jeux
olympiques de Munich en 1972. Spielberg décide d’y apporter un éclairage
nouveau. Tant sur le déroulement de l’assassinat des athlètes israéliens que sur
la traque des responsables palestiniens par le Mossad.
A la
manière d’un journaliste d’investigation Spielberg livre un film (presque) sans
concessions. Pendant 2 heures 40, le métrage se concentre sur les agents du Mossad
qui vont devenir la main vengeresse d’Israël. Ceux qui écument l’Europe pour
éliminer 6 des 11 responsables désignés par leur nation.
Le sous
texte de « Munich » est presque plus intéressant que la traque. Spielberg
l’amène de façon intelligente à travers les yeux de « Avner » responsable
du commando brillamment interprété par Eric Bana. Au début du film, les 4
hommes opèrent froidement la loi du talion pour finalement se rendre compte qu’ils
sont instrumentalisés. Ils vont s’apercevoir qu’ils ont endossé le même costume
que ceux qu’ils poursuivent : Celui du bourreau.
Spielberg
est devenu un marathon man du cinéma (6 films réalisés en 5 ans). Pourtant la
qualité de ses films est toujours constante. Avec « Munich » il nous
offre un livre d’histoire emballé dans du papier cadeau de très bonne qualité.
Viandox
16 décembre 2006
Rob.B.hood

Avec Jacky
Chan on sait souvent a quoi s’attendre. La trame de ses films tient dans un
cocktail aux ingrédients explosifs. Au menu, il y a de l’action, des cascades
et un brin d’humour. Pour « Rob.b.hood », il brouille les pistes.
En 2004, comme
pour dire adieu à son public, « La hyène intrépide » avait rempilé pour un quatrième volet de la
franchise « Police Story ». La rugosité et la noirceur du film étaient
d’un ton nouveau. Pour le reste, les fans du chinois volant retrouvaient la
recette qu’ils apprécient depuis tant d’années. Chan avait donné le meilleur de
lui-même autant physiquement que artistiquement. New Police Story est un chef d’œuvre.
Passé 50
ans, il devient difficile pour Jacky Chan de braver le danger et d’effectuer
autant de cascades que par le passé. Avec un registre aussi « maigre »,
comment se renouveler sans perdre son public ? Il suffit de conquérir un
nouveau public. C’est ce que fait Jacky Chan avec son dernier film. Il se lance
dans la comédie familiale. Le résultat est mou, sans saveur. L’humour a pris la
place de l’action alors qu’auparavant elle n’était la que pour l’accompagner. L’action
se résume à un pauvre quart d’heure de kung fu disséminé dans tout le métrage.
Tant mieux
que « Rob.b.hood » ne sorte pas au cinéma. Il ne reste plus longtemps
a attendre « Rush Hour 3 » et on peut compter sur Bret Ratner pour
retrouver de l’action made in Jacky Chan.
Viandox
10 décembre 2006
Borat

Estampillé « comédie
la plus drôle de l’année », « Borat » est aussi un film avec un
double effet Kiss Cool.
- Le premier effet est
le plus drôle. C’est la découverte de Borat, un personnage issu de l’imagination
de Sacha Baron Cohen, a qui l’on doit déjà
le rappeur Ali G. Borat est un journaliste kazakhe envoyé aux USA pour y
réaliser un reportage sur les habitants de cet immense pays. Pendant une heure
et demie, Borat nous fait mourir de rire avec ses histoires de famille et l’amour
qu’il porte a Pamela Anderson
- Fin
du rire début des larmes. Le second effet est consternant. A la façon d’un
Michael
« Borat »
tape souvent en dessous de la ceinture, fait passer les habitants du Kazakhstan
pour des hommes de cromagnon mais ce film est réservé aux adeptes du quinzième
degré. Ceux qui ne possèdent pas ce sens passeront vraiment à coté du film le
plus drôle du siècle. Dommage pour eux.
Viandox
Toi, Moi et Dupree

Dupree est
le parfait stéréotype de l’adulescent. Il n’est jamais a court d’idée pour
faire une connerie, aime la bière, les chips et enchaîne les petits boulots. C’est
le meilleur pote dont tous les mecs rêvent. Mais quand il débarque chez vous au
lendemain de votre mariage avec sa tête d’élan empaillée sous le bras; que les
quelques nuits d’hospitalité prévues se transforment en looooongue semaines;
qu’il transforme votre home sweet home en champ de bataille, il devient votre pire ennemie.
Les frères
Russo nous avaient régalés avec leur galerie de pieds nickelés de
« Bienvenue à Collinwood ». Cette fois-ci ils ont lâchés les seconds
couteaux hollywoodiens pour transformer Owen Wilson en maître de cérémonie. Lui
qui est plutôt habitué à jouer le faire-valoir introverti et timide de Ben Stiller,
se révèle ici complètement capable de tenir « Toi, Moi et Dupree »
sur ses frêles épaules. Il en efface complètement les prestations des autres
acteurs (Kate Hudson et Matt Dillon) qui passeraient presque pour des figurants
tant leur utilité est réduite a néant.
« Toi
moi et Duprée » est une comédie sympathique dans la même veine que les
films des frères Farelli. Sans prétention aucune si ce n’est celle de faire
travailler les zygomatiques des spectateurs, le film rempli haut la main sa
mission.
Viandox
Hostel

L’histoire
de ses trois types qui se payent un « sex trip » a travers l’Europe
et se retrouvent prisonniers par des apprentis bouchers dans des geôles Slovaques est une vrai réussite en terme de
plan marketing. Eli Roth et QT on réussit à faire croire au monde entier que
« Hostel » était un monument de sadisme et de cruauté. Mais ils ont
carrément exagéré
Hostel oscille
entre le film d’ados boutonneux genre American Pie et le mauvais film
d’horreur. Eli Roth racole sec. Pendant la première demie heure de son métrage, il fait passer les femmes
européennes pour des vraies salopes qui
couchent avec le premier type pourvu qu’il ait un accent américain. Il nous
abreuve d’images de jeunes femmes sculpturales souvent nues pour palier
l’absence de sang.
La première
demie heure passée, on entre timidement dans le film d’horreur. Quelques gouttes de sang et quelques membres
coupés représentent le maigre menu de ce film d’horreur si peu original.
Comparé au récent « La colline a des yeux » d’Alexandre Aja, « Hostel »
fait bien pale figure.
Ne vous y
trompez pas, ce n’est pas parce que Quentin Tarantino a associé son nom a
« Hostel » que le film soit de bonne qualité. Bien au contraire le
résultat est plus que moyen. Un film sans intérêts si ce n’est la plastique de
la belle Barbara Nedeljakova.
Viandox
