cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

31 janvier 2007

truands

truands

Depuis le milieu des années 80, la série policière truste les jeudi soirs de la petite lucarne. Donc pour redonner toute sa superbe au polar sur grand écran et pour ramener en masse les spectateurs dans les salles obscures, les producteurs ont bien compris qu’il fallait du spectaculaire ou tout du moins des films a gros budgets. Il fallait bien cela pour concurrencer le monolithique inspecteur Navarro et son endive de collègue Julie Lescaud.

En 2007, c’est Frédéric Schoendoerffer qui ouvre le bal avec sa radiographie du grand banditisme français. On y suit Claude Corti et son clan dans leur activité quotidienne. Leur terrain de jeu n’a pas de limite : Racket, prostitution, faux billets et stupéfiants sont tous au programme. Tout y passe, sauf que le règne de Corti fait des envieux. D’autres bandits veulent en « croquer ». Le meilleur moyen d’y parvenir est de détruire l’organisation.

Pour ses influences, Schoendoerffer pioche dans le cinéma des grands réalisateurs américains : Chez Coppola évidement pour sa figure emblématique du Parrain, chez Scorsese pour le mode de vie de ses affranchis et chez Michael Mann pour la violence graphique de ses gunfights.

Au final, truand est un film trop monochrome. Un cliché d’1 heure 47 ou la violence et le sexe sont complètement gratuit. Un film d’autant plus long qu’il est plombé par l’interprétation de Philippe Caubert qui en fait des caisses dans son rôle de patron de la mafia.

Truand est une énième variation du thème de la mafia. Un film qui n’apprend rien sur le fonctionnement de cette micro société.

Viandox

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28 janvier 2007

Le serpent

le_serpent

Vincent Mandel, photographe et père de famille en instance de divorce, voit sa vie s'effondrer à cause d'une manipulation orchestrée par un ancien camarade de classe, Joseph Plender. Meurtre, enlèvement et chantage vont conduire Vincent dans une véritable descente aux enfers... Il ne lui reste qu'un seul espoir, battre Plender à son propre jeu.

Si les intentions sont nobles, les efforts déployés pour faire de ce serpent une référence du cinéma de genre ne débouche pas sur la réussite escomptée. La faute, on la doit exclusivement a un scénario criblé de fils blancs. Un point faible qui plombe sacrément le film. Dommage car le reste des éléments donnent vraiment envie. D’abord le soin apporté à l’image témoigne d’une vraie volonté de donner un aspect sombre et glauque au métrage. Ensuite, le choix des comédiens est plutôt bien fait. Yvan Attal est comme souvent assez crédible et Cornillac est impressionnant. Tout en muscle pour interpréter cette brute épaisse.

Avec un mauvais scénario, on obtient au mieux un film moyen. Le serpent est l’exemple parfait qui permet d’étayer cette règle de cinéma qui s’applique hélas trop souvent aux films de genre français.

Viandox

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07 janvier 2007

Commando

commando

 

« Commando » ouvre la voix des séries B de luxe taillées sur mesure pour le monsieur muscle autrichien.  Alors que Reagan se à livre une guerre des étoile avec les Russes, sur grand écran Arnold Schwarzenegger se transforme en bras armé d’une Amérique républicaine devenue accroc aux films bourrins.

Dans ce film, Schwarzy incarne John Matrix, ancien soldat des forces spéciales en semi-retraite. Pour meubler le temps, il ramène des troncs d’arbres à la force de ses bras jusque dans son chalet, nourris affectueusement des biches et mange de la glace avec son Alyssa Milano de fille. Sa vie se déroule paisiblement jusqu’au jour où des anciens membres de son unité kidnappent sa fille pour le forcer à tuer un homme politique. La bête de guerre voit alors rouge et pour passer ses nerfs, il va éliminer ses ennemis jusqu’au dernier. Non seulement il va utiliser ses muscles mais également ses vers. Si ça ne sonne pas comme du Verlaine, c’est aussi efficace qu’une rafale d’ AK47.

Bien évidement, ce film est à apprécier pour ce qu’il est, c'est-à-dire un blockbuster gonflé aux stéroïdes ou l’ambition du réalisateur Mark L. Lester et du producteur Joel Silver n’est autre que de vous en mettre plein la vue. Aidé par monolithe bavarois, ils offrent à leurs spectateurs une surenchère d’explosions et de distribution de bourre-pifs ou rien ni personne n’est épargné.  

Le score est sans appel : Matrix 1, le reste du monde ( ou ce qu’il en reste )  0. A  quand  le match  retour  ?


Viandox

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Les faucons de la nuit

faucons

En 1981, Le président Reagan et le pape Jean Paul II subissent une tentative d’assassinat. Le terrorisme est au cœur de toutes les préoccupations. Cette même année, Bruce Malmuth réalise « Les faucons de la nuit », un polar urbain de haute volée dans lequel un flic habitué a la rue et un terroriste jouent au chat et a la souris.

Si « les faucons de la nuit » n’a pas retenu l’attention, ce n’est sûrement pas la faute de ses acteurs. Stallone y livre l’une de ses meilleures prestations dans la peau d’un flic qui rappelle étrangement Serpico. Rutger Hauer arrive d’Europe et nous la joue « terroriste le plus terrifiant du cinéma ». Difficile de faire mieux. Surtout que Billy Dee « Lando Calrissian » Williams et Lindsay «  Super Jaimy » Wagner viennent compléter le casting.
On ne peut pas non plus imputer l’échec au scénario de David Shaber. Intelligemment écrit, le script laisse les coudés franche a l’action transformant ce thriller en une traque mortelle, haletante et bigrement efficace a travers New York.
Quand à la réalisation de Malmuth, elle est plus que convenable pour un premier film. Surtout qu’il remplace au pied levé Gary Nelson initialement prévu pour réaliser le film.

Si l’on ne peut répondre a la question, on peut toujours prendre beaucoup de plaisir devant cette petite perle du cinéma d’action a l’efficacité maximum.

 

Viandox

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03 janvier 2007

Doom

doom

Sorti en 1993, Doom est une vraie révolution pour les gamers du monde entier. Hélas, on ne peut pas en dire autant de sa version cinéma. Cette énième transposition de jeux vidéo sur grand écran est encore une fois l’occasion de constater que le monde du vidéo ludique et celui du septième art ne font pas bon ménage.

En 2045 une troupe de soldats d’élite est envoyé sur une base spatiale  pour la nettoyer des monstres en tout genre qui l’habitent. Si le pitch maigrichon rappelle celui du génial Aliens de James Cameron, la comparaison s’arrête la.

D’abord parceque l’ambiance que Bartkowiak peine à mettre en place est sans cesse désamorcé par des dialogues stupides dignes d’un mauvais téléfilm de M6.

Ensuite a cause des acteurs. « The Rock » remplaçant officiel de Schwarzy a Hollywood semble avoir donné ses secrets d’interprétation a tous les acteurs qui l’accompagnent : La mâchoire serré et le sourcil froncé. Même Carl Urban pourtant crédible en cavalier du Rohan dans le retour du roi se fait avoir.

Pour finir, le réalisateur d’origine polonaise nous sert une séquence filmée à la première personne pour imiter le jeu éponyme. Si il essaye par ce biais de se donner une crédibilité auprès de son public, c’est raté. Exactement comme son film.

 

Viandox

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02 janvier 2007

Hard Candy

hard_candy

En voyant l’affiche du film, on imagine que c’est encore un slasher ou des jeunes américains se font courser puis assassiner par un tueur en série. En croyant cela on est bien loin de la vérité. En fait le film est une version moderne du petit chaperon rouge. Sauf que cette fois ci, la petite fille drapée de pourpre n’est pas en danger. Tire la chevillette, le méchant loup souffrira !

Tout commence par une rencontre sur le net. Elle a 14 ans et lui la trentaine. Hayley pauvre petite chose fragile au visage d’ange et Jeff, photographe plein d’assurance qui drague des mineurs pour les attirer dans sa tanière. Si le réalisateur David Slade se joue de son spectateur. et entame son film comme la traque d’une innocente proie par un pédophile, c’est pour le transformer ensuite en un huis clos angoissant. Bientôt, les couleurs vives et les rires angéliques sont remplacés par des cris de souffrance masculins et des couleurs ternes. La réalisation inventive de Slade, l’utilisation quasi systématique de gros plans et la justesse de la jeune Helen Page sont les éléments qui permettent au réalisateur de garder le spectateur sous haute tension jusqu'à la fin du métrage.

Ceux qui ont vu « Hard Candy », retourneront difficilement sur des sites de rencontres comme Meetic ou Love Lycos de peur de subir le même sort que Jeff.   

 

Viandox  

Posté par viandoxine à 23:56 - dans ma téloche - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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