cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

17 juillet 2007

Guet-apens

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En échange de sa liberté, le détenu Carter McCoy doit à sa sortie de prison réaliser le hold-up d'une banque pour le compte de Jack Benyon. Après avoir abattu son complice Rudy Butler qui avait tenté de le tuer, il s'enfuit avec sa femme et l'argent volé à travers les Etats-Unis.

Si on retrouve les composantes du cinéma de Peckinpah dans ce métrage (des gunfights ultra violent filmés au ralentit), on est loin de l’excellent « Chien de paille » réalisé quelques années plutôt. A part le gunfight dans l’hôtel qui représente le moment de bravoure du film, Peckinpah livre un road movie bien terne à  la réalisation fainéante. De plus, le couple formé a l’écran par Steeve Mc Queen et Kelly Mac Graw  ne fonctionne pas. On a vraiment du mal à croire que ces deux la sont des bandits sans foi ni loi. Ils font plus penser a des gravures de mode qu’a des malfrats.


Viandox

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13 juin 2007

Eastern condors

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1976. Les USA ont perdu la guerre du Vietnam. Seulement, il demeurerait, caché quelque part, un stock très important de missiles et de munitions qu’il ne faut en aucun cas que les Viêt-Cong puissent découvrir. Le lieutenant colonel Lam (Lam Ching-ying) se voit confier la mission de réunir un groupe d’hommes composés de prisonniers sino-vietnamiens menés par Tung pour détruire le dépôt. Les hommes sont recrutés en échange de la promesse d’être considérés comme libres une fois la mission accomplie.


Si la cuisine et le kung fu se marient mal, les films de guerre et les arts martiaux s’interfacent quand a eux très bien. La preuve en est avec ce film hongkongais tourné en 1985 par l’acteur réalisateur Sammo Hung. Si le pitch fait tout de suite penser aux « 12 salopards » de Robert Aldrich, le casting réunissant la fine fleur des artistes martiaux de l’époque suggère autre chose… « Eastern Condors » n’est autre qu’un film de kung fu se déroulant dans la jungle avec quelques parenthèses qui rappellent la guerre du Vietnam (comme cette scène ou des enfants Viêt-Cong jouent à la roulette russe avec des prisonniers américains).

Donc oui, ça tatane sévère et chaque combat est un morceau de bravoure a lui tout seul. Un chef d’œuvre pour ceux qui connaissent la filmo de Sammo (hors du flic de Shanghai) et un film à découvrir absolument pour les amateurs de combats de kung-fu frénétiques.

Viandox

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04 juin 2007

Femme fatale

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Un vol de bijoux audacieux durant le Festival de Cannes, Laure double ses partenaires et part avec le butin. Revenu à Paris, elle est prend la place de son sosie, jeune femme au bord du suicide. Dans l'avion qu'il la même à New York, elle rencontre un diplomate américain. 7 ans plus tard, elle revient à Paris en tant que femme du nouvel ambassadeur des USA. Problème, un paparazzi fauché la prend en photo et voit revenir ses anciens complices et son passé trouble.

Avec Femme Fatale, De Palma concocte un film noir ou il y insert  tout ce qu’il aime : Des plans chiadés, un ambiance Hitchcockienne,  un film à intrigues multiples et la ville qu’il habite et qu’il aime. Bref, il se fait plaisir en bon technicien qu’il est. Mais voila, au delà du travail millimétré de cet artisan, le métrage n’est autre qu’une coquille vide d’émotion ou la complexité du scénario et le pitch finale du film ne font rien pour rallier les détracteurs du cinéaste.

 

Viandox

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27 mai 2007

Le festin chinois

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Petite frappe sympathique, Sun décide de rompre avec la tradition familiale qui le destine à devenir un caïd de la pègre. Voulant émigrer au Canada, il tente de se faire passer pour un grand chef cuisinier, mais échoue lamentablement au concours. Il se retrouve à étudier sous les ordres du propriétaire de l'un des restaurants les plus réputés de Hong-Kong. Lorsque ce dernier se voit lancer un défi par l'un de ses ennemis, Sun met tout en oeuvre pour aider son maître, déclenchant les pires catastrophes...

Le réalisateur Tsui Hark agit comme un cuisinier quand il réalise ses films. Il aime bien mélanger les genres et faire des expérimentations. Si cette recette fonctionne parfaitement pour une partie de sa filmographie (Il était une fois en Chine, Time and Tide, etc…) ici, on est loin de la réussite.

Imaginé comme un croisement entre « La grande bouffe » et « La hyène intrépide », « Le festin chinois »  est un film patchwork ou les ingrédients mal mariés donne envie de sortir de table.

Conçu pour le spectateur hongkongais, « Le festin chinois » laissera le public européen sur sa faim. L’humour bas du front et les maigres scènes de cuisines n’arrivent jamais a rehausser la qualité de ce film.

 

Viandox

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25 mai 2007

L'impasse

impasse

Avant d’être un passionnant film de gangster, « L’impasse » est surtout un drame à hauteur d’homme d’une beauté somptueuse. Un film ou s’entremêle un suspens digne du cinéma de Hitchcock et une dimension tragique, rappelant le travail de Shakespeare. « L’impasse » est un film puissant construit autours du thème de la rédemption impossible. Souvent galvaudé parce qu’elle est aujourd’hui utilisée a toute les sauces, l’appellation «chef d’œuvre» s’impose parfaitement ici.

On y suit Carlito Brigante ancien trafiquant de drogue new-yorkais fraichement sorti de prison qui a décidé de rentrer dans le droit chemin, de reconquérir le cœur de celle qu’il a laissé en rentrant en prison et de monter une affaire de vente de voitures sous le soleil des Bahamas. Seulement quand on est un gangster, on replonge forcement dans le crime.

Avec ce film, De Palma nous démontre toute les facettes de son talent. Tour a tour, il est un excellent technicien imaginant de sublimes plans de caméra, un raconteur d’histoire hors paire et un grand directeur d’acteur. Mais surtout, il fait vibrer le spectateur avec deux tours de force visuels.

Le premier au début du film quand Carlito est acculé dans une salle de bain, un flingue sans munition dans les mains et des mecs prêts à le dessouder de l’autre coté de la porte. Cette scène (utilisée pour l’affiche du film) témoigne de la situation du personnage tout au long du film. Il est seul, il sait qu’il va crever mais il ne sait pas exactement quand. Le second tour de force se déroule pendant la dernière demie heure du film. C’est une course poursuite haletante. Une vraie leçon de cinéma pour tous les adorateurs du 7 eme art.

Viandox

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13 avril 2007

chute libre

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Un homme apparemment sain d'esprit, abandonne son véhicule en plein embouteillage, et devient tout simplement fou furieux.

Avant de se lancer dans l’étude matématico-ésotérico-débile du numéro de Michael « Air » Jordan (le nombre 23) et de plomber la franchise Batman sur plusieurs générations, Joel Schumacher a réalisé quelques bon films. Dans cette liste, « Chute libre » trône sur la plus haute marche du podium.

Un pitch minimaliste, Une réalisation qui installe une atmosphère moite et pesante, un film qui tient sur les épaules d’un seul acteur. Quand on connaît bien l’œuvre du réalisateur d’origine suédoise, ça sonne comme un projet casse gueule. Mais voila Schumacher arrive à donner un vrai cachet à son film. Il brosse brillamment le portrait d’un américain moyen qui a perdu tous ses repaires. Pour incarner ce personnage, Michael Douglas est parfait. Psychotique et paumé comme « Travis Bickle » il traîne sa carcasse dans le Los Angeles déshumanisé.

Si « Chute libre » fait parti de la liste des bons films de Schumacher, il fait également parti de ses films dérangeant mettant en scène le pétage de plombs d’un « monsieur tout le monde ». Un sacré morceau de cinoche a classer au même rang que « taxi driver » et les « nerfs a vif »

Viandox

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Les producteurs

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Un producteur malchanceux et son comptable pensent avoir trouvé l'idée du siècle pour devenir riches : récupérer beaucoup d'argent pour l'investir dans une pièce qui serait sûre d'être un véritable flop. Pour ce faire, ils commencent par dénicher la pire pièce jamais écrite, des investisseurs, un acteur et un réalisateur sans talents. Ce plan leur paraît sans failles, mais le monde du spectacle réserve parfois de drôles de surprises !

« Les producteurs » cuvée 2006 est une vrai réussite. Fort de son expérience de chorégraphe, la réalisatrice Susan Stroman insuffle une nouvelle dynamique à ce « remake » du film éponyme de Mel Brooks. Elle y fait danser et chanter le casting sur des aires qui fleurent bon la comédie musicale des années 50. Cette nouvelle mouture des « producteurs » est drôle et pétillante à l’image de l’énormissime Will Ferell dans la peau d’un ancien SS émigré aux USA. Il n’y a vraiment lui qui pouvait cabotiner à ce point et rester aussi crédible.

Pour peu que l’on aime les comédies musicales, ce dvd peut tourner en boucle sur la platine tant les trouvailles de réalisation et l’humour déployé par la réalisatrice sont efficace. Seul bémol qui vient noircir le tableau : La voix nasillarde et désagréable de Matthew «  Ferris Bueller » Broderick.

Viandox

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27 mars 2007

Little Odessa

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Voilà des années que Joshua Shapira, tueur professionnel, n'a pas mis les pieds à Brighton Beach, le quartier russe de New York, où il passa jadis son enfance. Et pour cause : son père Arkady, modeste vendeur de journaux juif, l'en a banni quand il a découvert quel genre de métier exerçait son fils. C'est donc à contrecoeur que Joshua accepte de d'aller y exécuter un bijoutier, d'autant que la mafia ukrainienne se déclare prête à lui faire la peau. Mais quand il apprend que sa mère, Irina, est atteinte d'une tumeur au cerveau, il décide de lui rendre une dernière visite. Son jeune frère voit très vite en lui une idole...

James Gray n’a que 25 ans quand il réalise « Little Odessa » qui apparaît comme un brouillon de luxe de son film suivant « The Yard ». Le jeune réalisateur pose ici les bases de son cinéma : Un réalisation sobre mais efficace, un cadre soigné et une famille torturée.Ce premier métrage a des accents de tragédie. Il rappelle d’ailleurs celle qui se déroule dans le dernier opus de la trilogie du « parrain ».
« Little Odessa » est une première dans le monde du polar. Une incursion dans la communauté russe plutôt réussit. Un film qui évite les clichés et qui démontre encore une fois le talent de Tim Roth dans le role de Joshua.

 

Viandox

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05 mars 2007

Company man


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Greenwich, 1958. Allen Quimp, simple professeur de grammaire et amateur de rock and roll, est affublé d'une épouse pour le moins irritante. Poussé à bout par l'ambition dévorante de sa femme, Allen en vient à se faire passer pour un agent de la CIA. Son véritable métier, c'est espion, son boulot d'enseignant n'est qu'une couverture. Avant que la supercherie ne soit découverte, Allen parvient à se faire engager véritablement par la CIA. Son incompétence évidente lui vaut d'être affecté à Cuba

C’est fou ce que l’on peut faire avec 16 millions de dollars. On peut financer une partie de la campagne présidentielle d’un centriste, on peut reloger des sans abris au lieu de les faire dormir dans des tentes Quechua. Mais pour ce prix, Douglas MCGrath lui a décidé se lancer dans la réalisation d’un film comique et de s’entourer des acteurs prestigieux comme Woody Allen, Sigourney Weaver et John Turturo. Le réalisateur est convaincu d’être un bon metteur en scène doublé d’un bon acteur. Tout ça grâce au scénario de Coup de feu sur Broadway qu’il a écrit quelques années auparavant. Mais voila, dans cette variation du tailleur de Panama, les acteurs cabotinent un max, tous les gags tombent a plat. Et au lieu de rire a gorge déployé on compte les longues minutes qui nous séparent du générique de fin. Cerise sur le gâteau,  McGrath s’est octroyé la part du lion et s’est improvisé acteur principal. C’est à mourir d’ennui tant il n’est pas dans le tempo.

 

Viandox

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04 mars 2007

Poseidon

poseidon

 

Un navire de croisière, le Poséidon, est retourné en pleine mer par une gigantesque vague. Piégés à l’intérieur de la carcasse, les survivants devront alors tenter de se frayer un chemin jusqu’à la surface avant que le paquebot ne sombre corps et âme.

Voici un film parfait pour meubler une soirée pluvieuse. Avec un scénario ultra balisé, Wolfgang Petersen arrive à faire un film plutôt angoissant. Le réalisateur rompu aux films se déroulant en mer nous en met plein les mirettes. La 3d combinée aux effets pyrotechnique donne un rendu plutôt réaliste de ce cauchemar qui a commencé comme un rêve. Le truc jouissif dans ce genre de film catastrophe c’est de deviner quels protagonistes ne reverront pas la lumière du jour et comment ils passerons l’âme a trépas. Vous en avez une idée ?

 

Viandox

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