13 avril 2007
chute libre

Un homme apparemment sain d'esprit, abandonne son véhicule en plein embouteillage, et devient tout simplement fou furieux.
Avant de se lancer dans l’étude matématico-ésotérico-débile du numéro de Michael « Air » Jordan (le nombre 23) et de plomber la franchise Batman sur plusieurs générations, Joel Schumacher a réalisé quelques bon films. Dans cette liste, « Chute libre » trône sur la plus haute marche du podium.
Un pitch minimaliste, Une réalisation qui installe une atmosphère moite et pesante, un film qui tient sur les épaules d’un seul acteur. Quand on connaît bien l’œuvre du réalisateur d’origine suédoise, ça sonne comme un projet casse gueule. Mais voila Schumacher arrive à donner un vrai cachet à son film. Il brosse brillamment le portrait d’un américain moyen qui a perdu tous ses repaires. Pour incarner ce personnage, Michael Douglas est parfait. Psychotique et paumé comme « Travis Bickle » il traîne sa carcasse dans le Los Angeles déshumanisé.
Si « Chute libre » fait parti de la liste des bons films de Schumacher, il fait également parti de ses films dérangeant mettant en scène le pétage de plombs d’un « monsieur tout le monde ». Un sacré morceau de cinoche a classer au même rang que « taxi driver » et les « nerfs a vif »
Viandox
Les producteurs

Un producteur malchanceux et son comptable pensent avoir trouvé l'idée du siècle pour devenir riches : récupérer beaucoup d'argent pour l'investir dans une pièce qui serait sûre d'être un véritable flop. Pour ce faire, ils commencent par dénicher la pire pièce jamais écrite, des investisseurs, un acteur et un réalisateur sans talents. Ce plan leur paraît sans failles, mais le monde du spectacle réserve parfois de drôles de surprises !
« Les producteurs » cuvée 2006 est une vrai réussite. Fort de son expérience de chorégraphe, la réalisatrice Susan Stroman insuffle une nouvelle dynamique à ce « remake » du film éponyme de Mel Brooks. Elle y fait danser et chanter le casting sur des aires qui fleurent bon la comédie musicale des années 50. Cette nouvelle mouture des « producteurs » est drôle et pétillante à l’image de l’énormissime Will Ferell dans la peau d’un ancien SS émigré aux USA. Il n’y a vraiment lui qui pouvait cabotiner à ce point et rester aussi crédible.
Pour peu que l’on aime les comédies musicales, ce dvd peut tourner en boucle sur la platine tant les trouvailles de réalisation et l’humour déployé par la réalisatrice sont efficace. Seul bémol qui vient noircir le tableau : La voix nasillarde et désagréable de Matthew « Ferris Bueller » Broderick.
Viandox
27 mars 2007
Little Odessa

Voilà des
années que Joshua Shapira, tueur professionnel, n'a pas mis les pieds à
Brighton Beach, le quartier russe de New York, où il passa jadis son enfance.
Et pour cause : son père Arkady, modeste vendeur de journaux juif, l'en a banni
quand il a découvert quel genre de métier exerçait son fils. C'est donc à
contrecoeur que Joshua accepte de d'aller y exécuter un bijoutier, d'autant que
la mafia ukrainienne se déclare prête à lui faire la peau. Mais quand il
apprend que sa mère, Irina, est atteinte d'une tumeur au cerveau, il décide de
lui rendre une dernière visite. Son jeune frère voit très vite en lui une idole...
James Gray
n’a que 25 ans quand il réalise « Little Odessa » qui apparaît comme
un brouillon de luxe de son film suivant « The Yard ». Le jeune
réalisateur pose ici les bases de son cinéma : Un réalisation sobre mais efficace,
un cadre soigné et une famille torturée.
« Little
Odessa » est une première dans le
monde du polar. Une incursion dans la communauté russe plutôt réussit. Un film qui
évite les clichés et qui démontre encore une fois le talent de Tim Roth dans le
role de Joshua.
Viandox
24 mars 2007
Devilman

Suite à une
expérience ratée, des humains commencent à se transformer en créatures
monstrueuses dotées de pouvoirs surnaturels. En pleine guerre des clans,
Devilman fait alors son apparition. Mi homme, mi-démon, il est le dernier
espoir de l'humanité face à l'armée maléfique dont le leader se fait appeler
Satan.
Vendre un
film sans grand intérêt en évitant de se vautrer comme Sony avec le lancement
de sa PS3 en France, c’est pas facile! Mais le distributeur français de
Devilman a trouvé la solution imparable : Jouer sur la fibre sentimentale
du spectateur trentenaire. En utilisant
Gô Nagai, inventeur de Goldorak et de Devilman comme caution de qualité. On a
donc un dessinateur de manga de renom embarqué dans l’aventure. Des bandes
annonces avec des combats en images de synthèse magnifique qui circulent sur le
net. Mais alors qu’est ce qu’on reproche vraiment à ce film ?
Bah voila,
c’est que les images des synthèses ne représentent que 10% du métrage. Et tout
le reste est d’une stupidité abyssale. Un scénario digne d’un épisode de « Jeanne
et Serge », une image cradingue en vidéo rappelant l’esthétique de « plus
belle la vie » qui jure avec les séquences en 3D, des acteurs issus de boy’s
band japonais aussi doué que Steven Seagal pour faire passer des émotions a l’écran.
Bref, Devilman est bien loin du chef d’œuvre que l’on a voulu nous vendre. Ca
donnerait presque envie de ressortir ses vieilles VHS du club Dorothé. Allez
Pat Leguen, envoie la purée…
Viandox
05 mars 2007
Company man

Greenwich,
1958. Allen Quimp, simple professeur de grammaire et amateur de rock and roll,
est affublé d'une épouse pour le moins irritante. Poussé à bout par l'ambition
dévorante de sa femme, Allen en vient à se faire passer pour un agent de la
CIA. Son véritable métier, c'est espion, son boulot d'enseignant n'est qu'une
couverture. Avant que la supercherie ne soit découverte, Allen parvient à se
faire engager véritablement par la CIA. Son incompétence évidente lui vaut d'être
affecté à Cuba
C’est fou
ce que l’on peut faire avec 16 millions de dollars. On peut financer une partie
de la campagne présidentielle d’un centriste, on peut reloger des sans abris au
lieu de les faire dormir dans des tentes Quechua. Mais pour ce prix, Douglas MCGrath
lui a décidé se lancer dans la réalisation d’un film comique et de s’entourer
des acteurs prestigieux comme Woody Allen, Sigourney Weaver et John Turturo. Le
réalisateur est convaincu d’être un bon metteur en scène doublé d’un bon acteur.
Tout ça grâce au scénario de Coup de feu sur Broadway qu’il a écrit quelques
années auparavant. Mais voila, dans cette variation du tailleur de Panama, les
acteurs cabotinent un max, tous les gags tombent a plat. Et au lieu de rire a
gorge déployé on compte les longues minutes qui nous séparent du générique de
fin. Cerise sur le gâteau, McGrath s’est
octroyé la part du lion et s’est improvisé acteur principal. C’est à mourir d’ennui
tant il n’est pas dans le tempo.
Viandox
04 mars 2007
Poseidon

Un navire
de croisière, le Poséidon, est retourné en pleine mer par une gigantesque
vague. Piégés à l’intérieur de la carcasse, les survivants devront alors tenter
de se frayer un chemin jusqu’à la surface avant que le paquebot ne sombre corps
et âme.
Voici un
film parfait pour meubler une soirée pluvieuse. Avec un scénario ultra balisé,
Wolfgang Petersen arrive à faire un film plutôt angoissant. Le réalisateur
rompu aux films se déroulant en mer nous en met plein les mirettes. La 3d
combinée aux effets pyrotechnique donne un rendu plutôt réaliste de ce cauchemar
qui a commencé comme un rêve. Le truc jouissif dans ce genre de film
catastrophe c’est de deviner quels protagonistes ne reverront pas la lumière du
jour et comment ils passerons l’âme a trépas. Vous en avez une idée ?
Viandox
Rocky Balboa

Rocky, veuf,
père délaissé est aussi un patron de restaurant désabusé qui raconte a ses
clients des histoires sur son passé de glorieux boxeur. A 54 ans, il remet les
gants pour de corriger comme il se doit, son successeur, un exécuteur sans
grâce ni morale.
Rocky c’est
un peu comme Superman. C’est une franchise usée et démodée qui aurait dut
rester dans les cartons. Mais au lieu de cela, Sylvester Stallone a voulu
boucler la boucle avec ce personnage qui lui a apporté la gloire. Il a voulu
montrer à tout le monde qu’il est un acteur qui a encore des choses à dire. Mais
voila, le nom de Rocky est indissociable de la boxe et du thème musical de Bill
Conty. Si on retrouve le compositeur, on se demande ou est passé le boxeur. Celui
qui nous a fait vibre dans les années 80 n’est plus que l’ombre de lui-même. L’étalon
italien n’est plus capable de distribuer des mandales comme par le passé. Si il
fait illusion avec ses entraînements qui renâclent le passé en cognant dans des
quartiers de viande, il faut attendre le dernier quart d’heure du métrage pour
voir un pénible match de boxe miraculeusement sauvé par le montage.
Il ne faut
pas nier l’évidence, Rocky est un vieil homme et Sylvester Stallone le
réalisateur/acteur ne cesse de nous rabattre cette rengaine pendant tout le
métrage. Si Sly voulait sortir du ring
avec les honneurs, c’est raté. Et dire qu’il nous prépare un Rambo IV.
Viandox
03 mars 2007
Talladega Nights

Le pilote
de course Ricky Bobby se démarque toujours du peloton: grâce au soutien de son
meilleur ami et coéquipier Cal Naughton, il gagne toutes les courses. Mais
quand un pilote français commence à remporter des victoires, Ricky Bobby doit à
nouveau faire ses preuves.
L’acteur
Will Ferrell retrouve le réalisateur de « la légende de Ron Burgundy »
pour une comédie sur fond de Nascar. Une
sorte de « Jour de tonnerre » sans Tom Cruise dans une ambiance ou la
rigolade est fortement recommandée. Les acteurs en font des caisses pour nous
faire rire et ça marche. Si les portraits des rednecks stupides a souhaits
brossés par Will Ferrell et John C Reily sont criant de vérité, le coureur
automobile français interprété par Sacha « Borat » Baron Cohen est
plus près de pépé le putoi que de la réalité. Certes mais comme c’est pour la
bonne cause, on l’excusera facilement.
« Talladega
Nights » est plus efficace que de la vitamine C. Un coup d’accélérateur,
une vanne ça redonne tout de suite le moral. Reste plus qu’a le proposer comme
médicament remboursable par la sécu.
Viandox
Le prestige

Après avoir
redonné vie sur grand écran au personnage de Batman, Christopher Nolan s’attaque
à la magie. Il narre l’histoire de deux prestidigitateurs rivaux dans le Londres
du dix-neuvième siècle. Rivalité qui va pousser les deux protagonistes à se
surpasser dans le domaine de la magie comme dans celui du coup tordu. La
vendetta qu’ils se livrent ferait passer l’histoire Paris Hilton – Nicole Ritchie
pour une simple querelle de cours de récré.
Si l’on a
tous vu des milliers de tours de magie, on sait pertinemment qu’il n’y a rien
de magique la dedans. Juste de l’ingéniosité et de la persuasion, rien de plus.
Alors quand le réalisateur de Memento décide de monter son film comme un tour
de passe-passe, on attend avec impatience « le prestige ». Terme qui
désigne la dernière partie du tour de passe-passe que l’on pourrait transposer
par « twist » dans le langage cinématographique.
Si l’on
sait que Nolan va nous révéler son tour en toute fin de métrage, Son finish est
amoindri par trop de révélations au cours de l’intrigue. Certes on passe un
agréable moment grâce entre autre a l’interprétation des acteurs mais a la
différence d’un bon tour de magie, ici on connaît la formule magique.
Viandox
22 février 2007
index du blog
Chers
lecteurs,
Désormais, vous
trouverez dans la rubrique « A propos du blog cinéfan » (en haut a
droite) un index complet des critiques rédigées depuis la création du blog.
viandox
