cinefan

Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. "George Cukor"

13 avril 2007

chute libre

chute_libre

Un homme apparemment sain d'esprit, abandonne son véhicule en plein embouteillage, et devient tout simplement fou furieux.

Avant de se lancer dans l’étude matématico-ésotérico-débile du numéro de Michael « Air » Jordan (le nombre 23) et de plomber la franchise Batman sur plusieurs générations, Joel Schumacher a réalisé quelques bon films. Dans cette liste, « Chute libre » trône sur la plus haute marche du podium.

Un pitch minimaliste, Une réalisation qui installe une atmosphère moite et pesante, un film qui tient sur les épaules d’un seul acteur. Quand on connaît bien l’œuvre du réalisateur d’origine suédoise, ça sonne comme un projet casse gueule. Mais voila Schumacher arrive à donner un vrai cachet à son film. Il brosse brillamment le portrait d’un américain moyen qui a perdu tous ses repaires. Pour incarner ce personnage, Michael Douglas est parfait. Psychotique et paumé comme « Travis Bickle » il traîne sa carcasse dans le Los Angeles déshumanisé.

Si « Chute libre » fait parti de la liste des bons films de Schumacher, il fait également parti de ses films dérangeant mettant en scène le pétage de plombs d’un « monsieur tout le monde ». Un sacré morceau de cinoche a classer au même rang que « taxi driver » et les « nerfs a vif »

Viandox

Posté par viandoxine à 16:48 - dans ma téloche - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les producteurs

producteurs1

Un producteur malchanceux et son comptable pensent avoir trouvé l'idée du siècle pour devenir riches : récupérer beaucoup d'argent pour l'investir dans une pièce qui serait sûre d'être un véritable flop. Pour ce faire, ils commencent par dénicher la pire pièce jamais écrite, des investisseurs, un acteur et un réalisateur sans talents. Ce plan leur paraît sans failles, mais le monde du spectacle réserve parfois de drôles de surprises !

« Les producteurs » cuvée 2006 est une vrai réussite. Fort de son expérience de chorégraphe, la réalisatrice Susan Stroman insuffle une nouvelle dynamique à ce « remake » du film éponyme de Mel Brooks. Elle y fait danser et chanter le casting sur des aires qui fleurent bon la comédie musicale des années 50. Cette nouvelle mouture des « producteurs » est drôle et pétillante à l’image de l’énormissime Will Ferell dans la peau d’un ancien SS émigré aux USA. Il n’y a vraiment lui qui pouvait cabotiner à ce point et rester aussi crédible.

Pour peu que l’on aime les comédies musicales, ce dvd peut tourner en boucle sur la platine tant les trouvailles de réalisation et l’humour déployé par la réalisatrice sont efficace. Seul bémol qui vient noircir le tableau : La voix nasillarde et désagréable de Matthew «  Ferris Bueller » Broderick.

Viandox

Posté par viandoxine à 15:49 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2007

Little Odessa

little_odessa01

Voilà des années que Joshua Shapira, tueur professionnel, n'a pas mis les pieds à Brighton Beach, le quartier russe de New York, où il passa jadis son enfance. Et pour cause : son père Arkady, modeste vendeur de journaux juif, l'en a banni quand il a découvert quel genre de métier exerçait son fils. C'est donc à contrecoeur que Joshua accepte de d'aller y exécuter un bijoutier, d'autant que la mafia ukrainienne se déclare prête à lui faire la peau. Mais quand il apprend que sa mère, Irina, est atteinte d'une tumeur au cerveau, il décide de lui rendre une dernière visite. Son jeune frère voit très vite en lui une idole...

James Gray n’a que 25 ans quand il réalise « Little Odessa » qui apparaît comme un brouillon de luxe de son film suivant « The Yard ». Le jeune réalisateur pose ici les bases de son cinéma : Un réalisation sobre mais efficace, un cadre soigné et une famille torturée.Ce premier métrage a des accents de tragédie. Il rappelle d’ailleurs celle qui se déroule dans le dernier opus de la trilogie du « parrain ».
« Little Odessa » est une première dans le monde du polar. Une incursion dans la communauté russe plutôt réussit. Un film qui évite les clichés et qui démontre encore une fois le talent de Tim Roth dans le role de Joshua.

 

Viandox

Posté par viandoxine à 23:19 - dans ma téloche - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2007

Devilman

devilman

Suite à une expérience ratée, des humains commencent à se transformer en créatures monstrueuses dotées de pouvoirs surnaturels. En pleine guerre des clans, Devilman fait alors son apparition. Mi homme, mi-démon, il est le dernier espoir de l'humanité face à l'armée maléfique dont le leader se fait appeler Satan.

Vendre un film sans grand intérêt en évitant de se vautrer comme Sony avec le lancement de sa PS3 en France, c’est pas facile! Mais le distributeur français de Devilman a trouvé la solution imparable : Jouer sur la fibre sentimentale du spectateur trentenaire. En  utilisant Gô Nagai, inventeur de Goldorak et de Devilman comme caution de qualité. On a donc un dessinateur de manga de renom embarqué dans l’aventure. Des bandes annonces avec des combats en images de synthèse magnifique qui circulent sur le net. Mais alors qu’est ce qu’on reproche vraiment à ce film ? 

Bah voila, c’est que les images des synthèses ne représentent que 10% du métrage. Et tout le reste est d’une stupidité abyssale. Un scénario digne d’un épisode de « Jeanne et Serge », une image cradingue en vidéo rappelant l’esthétique de « plus belle la vie » qui jure avec les séquences en 3D, des acteurs issus de boy’s band japonais aussi doué que Steven Seagal pour faire passer des émotions a l’écran. Bref, Devilman est bien loin du chef d’œuvre que l’on a voulu nous vendre. Ca donnerait presque envie de ressortir ses vieilles VHS du club Dorothé. Allez Pat Leguen, envoie la purée…

 

Viandox

Posté par viandoxine à 13:01 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mars 2007

Company man


company_man

Greenwich, 1958. Allen Quimp, simple professeur de grammaire et amateur de rock and roll, est affublé d'une épouse pour le moins irritante. Poussé à bout par l'ambition dévorante de sa femme, Allen en vient à se faire passer pour un agent de la CIA. Son véritable métier, c'est espion, son boulot d'enseignant n'est qu'une couverture. Avant que la supercherie ne soit découverte, Allen parvient à se faire engager véritablement par la CIA. Son incompétence évidente lui vaut d'être affecté à Cuba

C’est fou ce que l’on peut faire avec 16 millions de dollars. On peut financer une partie de la campagne présidentielle d’un centriste, on peut reloger des sans abris au lieu de les faire dormir dans des tentes Quechua. Mais pour ce prix, Douglas MCGrath lui a décidé se lancer dans la réalisation d’un film comique et de s’entourer des acteurs prestigieux comme Woody Allen, Sigourney Weaver et John Turturo. Le réalisateur est convaincu d’être un bon metteur en scène doublé d’un bon acteur. Tout ça grâce au scénario de Coup de feu sur Broadway qu’il a écrit quelques années auparavant. Mais voila, dans cette variation du tailleur de Panama, les acteurs cabotinent un max, tous les gags tombent a plat. Et au lieu de rire a gorge déployé on compte les longues minutes qui nous séparent du générique de fin. Cerise sur le gâteau,  McGrath s’est octroyé la part du lion et s’est improvisé acteur principal. C’est à mourir d’ennui tant il n’est pas dans le tempo.

 

Viandox

Posté par viandoxine à 22:45 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mars 2007

Poseidon

poseidon

 

Un navire de croisière, le Poséidon, est retourné en pleine mer par une gigantesque vague. Piégés à l’intérieur de la carcasse, les survivants devront alors tenter de se frayer un chemin jusqu’à la surface avant que le paquebot ne sombre corps et âme.

Voici un film parfait pour meubler une soirée pluvieuse. Avec un scénario ultra balisé, Wolfgang Petersen arrive à faire un film plutôt angoissant. Le réalisateur rompu aux films se déroulant en mer nous en met plein les mirettes. La 3d combinée aux effets pyrotechnique donne un rendu plutôt réaliste de ce cauchemar qui a commencé comme un rêve. Le truc jouissif dans ce genre de film catastrophe c’est de deviner quels protagonistes ne reverront pas la lumière du jour et comment ils passerons l’âme a trépas. Vous en avez une idée ?

 

Viandox

Posté par viandoxine à 23:26 - dans ma téloche - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rocky Balboa

Rocky_Balboa___Poster

Rocky, veuf, père délaissé est aussi un patron de restaurant désabusé qui raconte a ses clients des histoires sur son passé de glorieux boxeur. A 54 ans, il remet les gants pour de corriger comme il se doit, son successeur, un exécuteur sans grâce ni morale.

Rocky c’est un peu comme Superman. C’est une franchise usée et démodée qui aurait dut rester dans les cartons. Mais au lieu de cela, Sylvester Stallone a voulu boucler la boucle avec ce personnage qui lui a apporté la gloire. Il a voulu montrer à tout le monde qu’il est un acteur qui a encore des choses à dire. Mais voila, le nom de Rocky est indissociable de la boxe et du thème musical de Bill Conty. Si on retrouve le compositeur, on se demande ou est passé le boxeur. Celui qui nous a fait vibre dans les années 80 n’est plus que l’ombre de lui-même. L’étalon italien n’est plus capable de distribuer des mandales comme par le passé. Si il fait illusion avec ses entraînements qui renâclent le passé en cognant dans des quartiers de viande, il faut attendre le dernier quart d’heure du métrage pour voir un pénible match de boxe miraculeusement sauvé par le montage.

Il ne faut pas nier l’évidence, Rocky est un vieil homme et Sylvester Stallone le réalisateur/acteur ne cesse de nous rabattre cette rengaine pendant tout le métrage. Si Sly  voulait sortir du ring avec les honneurs, c’est raté. Et dire qu’il nous prépare un Rambo IV.


Viandox

Posté par viandoxine à 00:44 - vu au cinoche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mars 2007

Talladega Nights

talladega

 

Le pilote de course Ricky Bobby se démarque toujours du peloton: grâce au soutien de son meilleur ami et coéquipier Cal Naughton, il gagne toutes les courses. Mais quand un pilote français commence à remporter des victoires, Ricky Bobby doit à nouveau faire ses preuves.

L’acteur Will Ferrell retrouve le réalisateur de « la légende de Ron Burgundy »  pour une comédie sur fond de Nascar. Une sorte de « Jour de tonnerre » sans Tom Cruise dans une ambiance ou la rigolade est fortement recommandée. Les acteurs en font des caisses pour nous faire rire et ça marche. Si les portraits des rednecks stupides a souhaits brossés par Will Ferrell et John C Reily sont criant de vérité, le coureur automobile français interprété par Sacha « Borat » Baron Cohen est plus près de pépé le putoi que de la réalité. Certes mais comme c’est pour la bonne cause, on l’excusera facilement.

« Talladega Nights » est plus efficace que de la vitamine C. Un coup d’accélérateur, une vanne ça redonne tout de suite le moral. Reste plus qu’a le proposer comme médicament remboursable par la sécu.

 

Viandox

Posté par viandoxine à 23:58 - dans ma téloche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le prestige

prestige

 

Après avoir redonné vie sur grand écran au personnage de Batman, Christopher Nolan s’attaque à la magie. Il narre l’histoire de deux prestidigitateurs rivaux dans le Londres du dix-neuvième siècle. Rivalité qui va pousser les deux protagonistes à se surpasser dans le domaine de la magie comme dans celui du coup tordu. La vendetta qu’ils se livrent ferait passer l’histoire Paris Hilton – Nicole Ritchie pour une simple querelle de cours de récré.

Si l’on a tous vu des milliers de tours de magie, on sait pertinemment qu’il n’y a rien de magique la dedans. Juste de l’ingéniosité et de la persuasion, rien de plus. Alors quand le réalisateur de Memento décide de monter son film comme un tour de passe-passe, on attend avec impatience « le prestige ». Terme qui désigne la dernière partie du tour de passe-passe que l’on pourrait transposer par « twist » dans le langage cinématographique.  

Si l’on sait que Nolan va nous révéler son tour en toute fin de métrage, Son finish est amoindri par trop de révélations au cours de l’intrigue. Certes on passe un agréable moment grâce entre autre a l’interprétation des acteurs mais a la différence d’un bon tour de magie, ici on connaît la formule magique.


Viandox

Posté par viandoxine à 20:01 - dans ma téloche - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 février 2007

index du blog

Chers lecteurs,

Désormais, vous trouverez dans la rubrique « A propos du blog cinéfan » (en haut a droite) un index complet des critiques rédigées depuis la création du blog.

viandox

Posté par viandoxine à 17:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Page précédente  1  2  3  4  5  6   Page suivante »